vendredi 7 août 2026

L' ARCOM : HUMOUR , TOTEM D' IMPUNITÉ DES MÉDIAS DE GAUCHE .........

 

 


 

Arcom : l’humour, totem d’impunité des médias de gauche

Le régulateur pardonne aux médias de gauche des dérapages qu’il ne tolérerait probablement pas ailleurs...
ARCOM

Pas de trêve estivale pour l’Arcom. 

Alors que la campagne présidentielle a débuté, les séquences litigieuses se multiplient sur les antennes, tout comme les signalements des auditeurs et téléspectateurs.

 Propos polémiques, entorses supposées au pluralisme, accusations politiques : le régulateur a publié, ce 5 août, toute une série de décisions concernant des dossiers très divers.

 À leur lecture, une question finit par se poser : tous les médias sont-ils jugés avec la même sévérité ?

 

L’Arcom s’est ainsi penchée sur une séquence diffusée le 7 janvier dernier, dans Zoom Zoom Zen, sur France Inter, où l’humoriste Merwane Benlazar ne s’était pas contenté de brocarder « l’extrême droite »

Il avait explicitement appelé à la priver d’antenne : « On a été trop gentils avec l’extrême droite… En Belgique, il y a le cordon sanitaire : pas de parole donnée à l’extrême droite… On devrait s’en inspirer. »

La formule avait logiquement suscité une vive polémique. 

Sur une antenne du service public, tenue à des obligations d’impartialité et de pluralisme, l’appel à bannir tout un courant politique du débat médiatique aurait pu paraître problématique.

 L’Arcom en a pourtant décidé autrement. 

Réuni le 15 juillet, son collège a estimé que, « eu égard à son caractère humoristique », le billet ne caractérisait aucun manquement de France Inter.

 Le régulateur a seulement jugé utile de transmettre à la station « l’émoi » suscité par la séquence. 

En somme : pas de sanction, mais une discrète tape sur les doigts.

 

Quand l’humour absout tous les dérapages

Même indulgence pour Radio Nova, détenue par le riche banquier Matthieu Pigasse.

 Le 10 mai, dans l’émission La Dernière, Pierre-Emmanuel Barré s’en était pris à Gabriel Attal et Sophia Aram.  

« Si on m’apprenait que Gabriel Attal avait un cancer, je dirais : "Ah ? Pancréas ? Non ? Dommage" », avait lancé l’humoriste, avant de « souhaiter » à Sophia Aram d’être écrasée par une voiture.

Là encore, l’Arcom n’a constaté aucun manquement.

 Elle souligne que la chronique était « explicitement humoristique » et qu’elle bénéficiait, à ce titre, d’une « protection renforcée » de la liberté d’expression, selon la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme et de la Cour de cassation. 

 

Rappelons que quand le trublion Cyril Hanouna s’en était pris à Louis Boyard, député LFI et ancien dealer, sur le plateau de Touche pas à mon poste !, en 2022, le gendarme du PAF n’avait pas retenu le caractère humoristique de l’émission de divertissement et avait infligé à C8 une amende record de 3,5 millions d’euros

 

Un punching-ball nommé CNews

Ce 5 août, onze décisions ont été rendues par l’Arcom. 

Dix médias ont été passés au crible. 

Tous ont reçu un simple rappel à l’ordre, soit une non-sanction. 

Tous… sauf un. 

Un seul média a été mis en demeure.

 Devinez lequel… CNews, bien entendu !

 

 Le grief concerne un documentaire consacré à Rachida Dati, diffusé le 20 mars, avant le début de la période de réserve des élections municipales, et immédiatement signalé en masse par des militants d’extrême gauche.

 L’Arcom reconnaît n’avoir relevé aucun manquement au principe d’équité des temps de parole mais reproche, néanmoins, à la chaine privée un programme « univoque » trop favorable à Rachida Dati. 

L’Autorité aura donc trouvé davantage matière à sévir dans un portrait jugé trop flatteur de Rachida Dati que dans l’appel, sur France Inter, à exclure la droite nationale des antennes. 

Chacun appréciera la cohérence.

 

Notons qu’accabler CNews publiquement et lui coller une étiquette politique infamante ne constituerait pas, non plus, un « manquement caractérisé ».

 Le 6 mars, dans les journaux de 5h20 et 6h30 de France Info, CNews et Europe 1 avaient été qualifiés d’« extrême droite »

Les séquences rendaient compte d’un référé-liberté déposé par un collectif de professeurs de droit dénonçant l’inaction supposée de l’Arcom envers ces médias. 

 

Après examen, le régulateur a lui-même constaté que cette qualification politique ne ressortait pas de l’argumentation développée par les auteurs du recours. 

Autrement dit, France Info avait ajouté à l’affaire une étiquette que les juristes invoqués n’avaient pas employée. 

Cela n’a pourtant pas suffi à caractériser un manquement digne d’une sanction. 

L’Arcom s’est contentée d’appeler la radio publique à davantage de « vigilance » dans le respect de l’honnêteté et de la rigueur de l’information…

 

En conclusion, l’Autorité de régulation ajoute même que, « s’agissant du caractère éventuellement diffamatoire d’éléments de ces séquences, son appréciation ne relève pas de [s]a compétence mais de celle du juge judiciaire »

L’argument ne manque pas de sel. 

L’Arcom sait en effet intervenir contre une chaîne lorsqu’elle estime qu’une séquence est « de nature à inciter à la haine » ou à encourager des « comportements discriminatoires » sans attendre qu’un juge ait préalablement retenu une infraction pénale. 

 

C’est notamment sur ce terrain qu’elle a récemment infligé 200.000 euros d’amende à CNews ! Il faut croire que chacun n’est pas logé à la même enseigne... 

 

Pour les uns, la mise en demeure et les sanctions financières ; pour les autres, l’humour, la liberté éditoriale et le renvoi au juge.

 

 Les voies de l’Arcom sont décidément impénétrables.

 

 Picture of Jean Kast

Par Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société
 
ET AUSSI
 

[POINT DE VUE] Gauche et liberté d’expression : Marine Tondelier veut désormais interdire X

En fin de compte, cette panique, cette crispation dévoilent (pour ceux qui avaient des doutes) le vrai visage, haineux et dictatorial, des gauchistes.
Capture d'écran France info
Capture d'écran France info

Parmi les célèbres valeurs de la république, on trouve, au fronton de nos mairies, la liberté. 

C’est même la première d’entre elles.

 

 La gauche, qui se proclame l’héritière de la tradition révolutionnaire, devrait y être particulièrement attachée.

 Hélas, il semble qu’à mesure que l’élection présidentielle se rapproche, le camp du Bien autoproclamé soit de plus en plus allergique à la liberté. 

Soyons honnêtes : elle est toujours en faveur de la liberté d’aller et venir – et surtout la liberté d’entrer en France et d’y rester.

 

 En revanche, pour la liberté d’expression, on repassera. 

Conférences interdites, menaces de mort, passages à tabac : l’éventail des mesures de gauche pour tenter de faire taire les opposants politiques ressemble étrangement à celui des procédés fascistes des années 30. 

Il n’y manque que la destruction des commerces et l’utilisation de l’huile de ricin. 

Et, surtout, il faudra désormais y ajouter la volonté d’interdire l’usage des réseaux sociaux.

 

L’idée vient de l’écologiste Marine Tondelier. Interrogée par Libération (pas question de se mélanger en acceptant un entretien dans le JDD, on a compris), la secrétaire nationale écologiste, candidate à la présidentielle 2027, ose une mesure que le journal lui-même qualifie de « provocatrice » : interdire X. 

Concrètement, Marine Tondelier estime que ce réseau social permet non seulement des campagnes de désinformation russes, mais aussi l’offensive idéologique de… l’extrême droite américaine.  

« Si X s’arrêtait, là, pendant un mois, cela ferait beaucoup de bien au débat public français », ose-t-elle.

 Et ensuite, elle déroule ses arguments.

 

Elon Musk aurait une « idéologie suprémaciste »

L’idée générale est qu’Elon Musk, propriétaire de X, aurait un agenda idéologique caché. 

Les « notes de la communauté », qui permettent aux utilisateurs de corriger certains propos avec des faits sourcés, seraient de simples sources de « fake news ».

 Elon Musk aurait une « idéologie suprémaciste » - on ne sait pas trop si cette suprématie concerne la race blanche ou les États-Unis. 

Marine Tondelier elle-même n’explicite pas ce qualificatif. 

Et on gardera les deux meilleurs arguments pour la fin. 

D’abord ceci : « L’algorithme de ce réseau social est pipé. » 

 Euh, oui, Marine, un peu comme tous les algorithmes…

 

 Et le bouquet final : « Sans parler du cyberharcèlement qu’on y subit. En particulier lorsque vous êtes une femme. » 

 Eh oui, si on dit à Marine Tondelier qu’elle raconte n’importe quoi, ou qu’elle est vindicative, ou qu’elle manque d’ouverture d’esprit (autant de choses qui arrivent naturellement aux militants de gauche), c’est évidemment sexiste.

 Facile de tuer le débat, dans ces conditions…

Bon, alors, reprenons.

 Les partisans de la démocratie ne croient pas au libre arbitre, c’est-à-dire aux capacités intellectuelles du peuple qu’ils prétendent défendre. 

 

Pour Tondelier et ses amis, quand on laisse les gens décider, ça se passe mal. 

Mieux vaut leur expliquer quoi regarder, quoi penser et, surtout, ce qu’ils n’ont pas le droit de dire ou de faire.

 Pour s’assurer que les gens votent bien, c’est-à-dire à gauche, il faut leur interdire le débat. 

Il est vrai qu’on n’a jamais vu un gauchiste gagner un débat à la loyale, c’est-à-dire en prenant appui sur le réel sans utiliser l’argument « vous êtes un sale facho ». 

Le meilleur moyen de rendre les gens heureux, pour la gauche, c’est de les contraindre. 

C’est tout de même une drôle d’idée de la liberté.

En fin de compte, cette panique, cette crispation dévoilent (pour ceux qui avaient des doutes) le vrai visage, haineux et dictatorial, des gauchistes. 

C’est aussi, en soi, une bonne nouvelle : Marine Tondelier - et elle n’est sans doute pas la seule - panique.

 

 Picture of Arnaud Florac

Arnaud Florac
Chroniqueur à BV

 

 Source et Publications :   https://www.bvoltaire.fr/point-de-vue-gauche-et-liberte-dexpression-


 

 

 

 
 
 
 
 

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