samedi 1 août 2026

IMMIGRATION / INVASION : SORTIR DE SCHENGEN ET RÉTABLIR LES FRONTIÈRE NATIONALE ! VITE !

 
 
 

 
REVUE DE PRESSE !

Ceuta: 80 000 habitants,

 60 000 migrants

Immigration : le grand plongeon, l’Europe perd pied


Ceuta: 80 000 habitants, 60 000 migrants
Ceuta, Espagne, 31 juillet 2026 © Antonio Sempere/AP/SIPA

La France affirme durcir ses contrôles à la frontière espagnole, alors que des milliers de clandestins marocains sont passés à Ceuta et pourraient vouloir venir dans l’hexagone. 

L’Italie ou le Danemark proposent d’exclure le pays de Pedro Sánchez de l’espace Schengen.


Les chiffres parlent toujours mieux que les mots dans ce genre de contexte.

En quelques jours, l’enclave espagnole en terre marocaine a donc vu affluer sur son rivage quelque soixante mille migrants venus à la nage au péril de leur vie.

 Autant dire que le mot de submersion, en l’occurrence, n’est ni trop fort, ni inapproprié.

 Ceuta, c’est loin et c’est petit, sans doute, mais aujourd’hui c’est avant tout un avertissement qui nous est lancé.

 Une démonstration qui nous est administrée, et dont nous devons tirer toutes les conséquences.

Démonstration de la puissance du nombre. Démonstration de la fragilité des équilibres de la vie commune face à ce nombre.

A lire aussi, Michèle Tribalat: Immigration clandestine: il serait plus efficace de dissuader d’entrer que d’obliger à partir

 

Il se dit qu’environ 40 000 de ces infortunés aventuriers des jours meilleurs auraient été renvoyés d’où ils étaient venus. 

Il n’y a pas de quoi pavoiser. Ni nous en glorifier.

 Refouler, chasser des êtres humains est certes une nécessité dans un cas semblable, mais certainement pas une victoire. 

En tout cas pas pour nous, gens de notre belle civilisation occidentale pétrie d’humanisme et de tolérance.

 Du moins, jusqu’à ce que cet humanisme et cette tolérance se trouvent eux-mêmes mis en péril.

 En péril, une fois encore, sous la pression du nombre.

40 000 sont repartis, frustrés, dépités, humiliés. Soit. Ils reviendront, plus nombreux encore. 

Plus conquérants peut-être bien. 

Les foules humiliées sont dangereuses.  Toujours.

 

Pedro Sanchez est devenu un problème pour les Européens

Et comment est-on arrivé à ce pitoyable résultat, la submersion d’abord puis l’obligation de s’abaisser à l’expulsion de masse ? 

Tout simplement parce que le Premier ministre espagnol et son gouvernement ont fait du laxisme et de la démagogie en matière d’immigration leur credo.

 Pedro Sánchez, le Premier ministre en question, est pathétique lorsque, fébrile, dépassé par les événements, il vient expliquer à la télévision que cette marée humaine portée par les flots est la conséquence d’une « lecture biaisée » que les esclavagistespasseurs auraient faite d’une considération des hautes instances juridiques espagnoles expliquant, en substance, qu’il y avait peut-être un angle mort dans la possibilité légale de refuser l’entrée de ces migrants dans l’enclave et surtout de les en faire sortir.

 El señor Sánchez se fout de nous !

 Les passeurs n’ont pas fait une mauvaise lecture. 

Ils ont su interpréter le fond de sa pensée en la matière, ils ont su exploiter la complaisance qu’il ne cesse de manifester pour l’immigration depuis qu’il est au pouvoir, annonçant, promettant en boucle la régularisation de clandestins par centaines de milliers.

 Ceuta n’est que la conséquence logique de cela. 

Et, je le redis, c’est un avertissement dont il va falloir tenir compte.

 

La France prête à aider l’Espagne

Comme souvent, la parole juste est venue de l’Italienne Giorgia Meloni, proposant que l’Espagne soit exclue de l’espace Schengen, cet open space suicidaire que les nations européennes ont eu la faiblesse, la lâcheté, l’inconséquence d’instaurer dans les années 1980.

 La liberté d’aller et venir à travers quelque 29 pays, qu’on en soit originaire ou qu’on débarque d’Alpha du Centaure. 

Il se trouve que la Première ministre danoise, Mme Frederiksen est très précisément sur la même longueur d’onde.

 Plus encore, courageusement, elle va plus loin encore. 

« Il va de soi que l’UE doit immédiatement prendre toutes les mesures nécessaires et envisager toutes les options, a-t-elle affirmé. 

Y compris une suspension de la coopération Schengen. 

Une immigration incontrôlée constitue une menace pour l’Europe et le Danemark. 

» La fin de Schengen, purement et simplement, voilà ce que prône la cheffe du gouvernement danois. 

Peut-on être plus clair ?

A lire aussi, Elisabeth Lévy: Sanchez is the new Merkel

 

M. Macron, lui, assure l’Espagne de son soutien dans cette circonstance. 

« La France se tient prête à apporter aux autorités espagnoles tout l’appui nécessaire, si celles-ci en expriment le besoin, y compris au travers de Frontex. »

 Entendre le président de la République reconnaître — enfin ! — l’utilité, la pertinence de Frontex représente sans aucun doute une sorte de progrès. 

Cependant, on lui demandera, à lui — et à ceux qui se bousculent pour lui succéder — qu’il franchisse le dernier pas, le pas qui manque. 

Celui qui nous sépare du nécessaire et vital rétablissement des frontières nationales.

 Ne pas le franchir, ce pas, ce serait, une fois encore, une fois de plus, se réfugier dans la gesticulation stérile et les postures d’estrade à deux balles.

Source :  CAUSEUR 

 

 Et aussi

 


Ceuta : derrière la vague migratoire, le jeu trouble du Maroc

Bien que partenaire de l'Europe, Rabat est soupçonné d'utiliser les flux migratoires comme levier politique.
Capture d'écran Le Parisien
Capture d'écran Le Parisien

« Ce qui s'est passé est une attaque contre l'intégrité territoriale de l'Espagne et mérite notre condamnation la plus ferme et la plus énergique. »

 Les mots sont forts.

 Ils ne sont pourtant pas ceux d'un dirigeant de Vox, le parti espagnol de droite nationale, mais de Pedro Sánchez, chef du gouvernement socialiste espagnol et l'un des responsables européens les plus favorables à une politique migratoire ouverte. 

Pourquoi le Premier ministre espagnol évoque-t-il une « attaque contre l'intégrité territoriale » plutôt qu'une simple crise migratoire ?

Depuis mercredi, près de 60.000 migrants ont tenté de rejoindre les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, seules frontières terrestres entre l'Union européenne et le continent africain.

 Un chiffre vertigineux, lorsqu'on sait que Ceuta ne compte qu'environ 83.000 habitants sur à peine 18,5 km².

 Face à cette pression sans précédent, le président de Ceuta a demandé au gouvernement espagnol de décréter l'état d'urgence national. 

Madrid s'y est refusé, tout en renforçant le dispositif de la Garde civile.

 

Pour Rocío de Meer, députée espagnole de Vox, il ne s'agit pas d'une simple poussée migratoire mais d'« une invasion ». 

« Ce ne sont ni des exilés, ni des réfugiés, ni des femmes, ni des enfants. 

Ce sont des hommes en âge militaire », affirme-t-elle à Boulevard Voltaire.

 

Un partenaire... mais un voisin ambigu

Depuis le début de la crise, plusieurs vidéos largement relayées sur les réseaux sociaux montrent des policiers marocains présents à proximité des franchissements sans intervenir.

 

 Des images qui alimentent les interrogations sur l'attitude de Rabat.

 Pour Fadila Maaroufi, directrice de l'Observatoire européen des fondamentalismes, interrogée par BV, cette situation est inhabituelle.

 « Il est assez étonnant que le Maroc laisse passer autant de personnes d'une manière aussi facile, alors que généralement, le Maroc est assez ferme », observe-t-elle, estimant qu'il existe au minimum une forme de laisser-faire des autorités marocaines.

 

Cette attitude interroge d'autant plus que le Maroc est l'un des principaux partenaires de l'Union européenne dans la lutte contre l'immigration clandestine.

 Rabat bénéficie depuis plusieurs années de financements européens destinés à renforcer le contrôle de ses frontières et à limiter les départs vers l'Espagne.

Ceuta et Melilla, un vieux contentieux

Le contexte territorial éclaire aussi les événements actuels.

 Depuis son indépendance en 1956, le Maroc revendique officiellement la souveraineté sur Ceuta et Melilla.

 En décembre 2020, le Premier ministre marocain de l'époque, Saad-Eddine El Othmani, ravivait ce contentieux en affirmant que « Ceuta et Melilla sont marocaines comme le Sahara ».

 Quelques mois plus tard, en mai 2021, près de 10.000 migrants pénétraient à Ceuta en moins de quarante-huit heures après un relâchement des contrôles marocains, en pleine crise diplomatique liée à l'accueil en Espagne de Brahim Ghali, chef du Front Polisario.

 

Le constat est partagé jusque dans le débat politique espagnol.

 Selon Rocío de Meer, « le Maroc exerce une pression migratoire sur Ceuta et Melilla depuis des années » et utilise les migrants comme « boucliers humains contre l'Espagne ».

 

Une stratégie de pression ?

Pour Florence Bergeaud-Blackler, directrice du Centre européen de recherche et d'information sur le frérisme (CERIF), interrogée par BV, le royaume ne se contente pas de laisser faire : « Il encadre ce mouvement de population. »

 

 Elle établit un parallèle avec la Marche verte de 1975, lorsque le roi Hassan II avait mobilisé près de 350.000 civils marocains pour pénétrer dans le Sahara occidental alors administré par l'Espagne.

 Cette démonstration de force avait conduit au retrait espagnol.

 

 Sans assimiler les deux situations, la chercheuse évoque une « guerre de reconquête qui ne dit pas son nom ».

 

L'utilisation des flux migratoires comme instrument de pression n'est pas inédite.

 

La Turquie de Recep Tayyip Erdoğan a déjà utilisé cette menace pour peser sur Bruxelles.

 En 2021, la Biélorussie d'Alexandre Loukachenko était accusée d'avoir instrumentalisé les migrants à la frontière polonaise dans le cadre d'une « attaque hybride ».

 

Le cas marocain présente évidemment ses spécificités et rien ne permet d'affirmer que Rabat orchestre directement les franchissements observés ces derniers jours. 

Mais les revendications territoriales anciennes sur Ceuta et Melilla, les précédents de 2021 et les images diffusées depuis la frontière relancent une question que Pedro Sánchez lui-même semble avoir soulevée en évoquant une « attaque contre l'intégrité territoriale de l'Espagne » : derrière cette vague migratoire se joue-t-il aussi un rapport de force géopolitique entre Rabat, Madrid et l'Union européenne ?

 Picture of Yann Montero

Par Yann Montero
Journaliste Boulevard Voltaire
 
 

 
ET AUSSI
 

Ceuta : combien d’entrées illégales pour avoir le droit de parler d’invasion ?

En mai 2021, c'était près de 10.000 migrants qui étaient entrés illégalement sur le territoire de Ceuta.  En une nuit. 
 
On pensait alors voir atteint un sommet.  Mais non. 
Et demain ?
© Jorge Guerrero AFP
© Jorge Guerrero AFP

Ceuta ! 

Un confetti espagnol – et donc européen – de 18 km2 adossé au Maroc (710.000 km2, Sahara occidental inclus) et plus largement au continent africain (plus de 30 millions de km2 !). 

 « Retournez la carte et vous saisirez le poids du continent africain sur le continent européen », nous disait notre professeur de géographie, en classe prépa à Saint-Cyr, il y a près d’un demi-siècle de cela. 

 

Un conseil teinté de prophétie : ce professeur – paix à son âme – qui voyait loin car il voyait long, avait sans doute lu Le Camp des saints, publié cinq ans plus tôt. 

Ceuta, donc, ce 30 juillet, a connu une vague inédite de migrants illégaux qui a littéralement déferlé sur la petite enclave, principalement par la mer. 

 

Ce vendredi 31 juillet, on évoque plus de 60.000 personnes, dont une immense majorité de jeunes hommes. 

Ceuta compte 80.000 habitants, on vous laisse imaginer… « Cela représente 70 % de la population de Ceuta. 

C’est comme si, en 24 heures, 34 millions de personnes entraient sur le territoire espagnol. 

Évidemment, c'est impossible d’absorber cette pression », a d’ailleurs déclaré le président du gouvernement local de Ceuta.

 

25.000 auraient d’ores et déjà rejoint « volontairement » le Maroc, a annoncé le ministère de l’Intérieur espagnol, qui veut peut-être ainsi se rassurer et nous rassurer. 

 

Nous rassurer car, évidemment, compte tenu de l’ampleur du phénomène, l’affaire n’est pas qu’hispano-espagnole ou hispano-marocaine !

 Elle est européenne et donc française. 

 In fine, quel sera, d’ailleurs, le « delta » de cette expédition migratoire entre ceux qui n’auront fait qu’un petit aller-retour à Ceuta et ceux qui chercheront à aller plus loin, c’est-à-dire à rejoindre la péninsule Ibérique, c’est-à-dire le continent européen, c'est-à-dire aussi, fatalement, statistiquement, la France, même si M. Nuñez a annoncé avoir pris toutes les dispositions comme il se doit ?

 Nul ne le sait, à cette heure.

« Attaque contre l'intégrité territoriale »

 

Le président socialiste du gouvernement espagnol s’est rendu, ce vendredi, à Ceuta. 

Dans sa déclaration, il ne parle pas d’invasion mais d’« attaque contre l’intégrité territoriale de l’Espagne », ce qui veut dire la même chose.

 Des attaques contre l’intégrité territoriale, l’Espagne, la France et bien d’autres pays européens, notamment ceux qui sont en première ligne sur le pourtour méditerranéen comme l’Italie et la Grèce, en subissent depuis plus de dix ans de façon quasi quotidienne, à plus ou moins bas bruit. 

 

La question est donc celle-ci : à partir de combien de franchissements instantanés illégaux de nos frontières a-t-on le droit de parler d’invasion, d’attaque qui « mérite notre condamnation la plus retentissante et énergique », pour reprendre les mots du chef du gouvernement espagnol prononcés d’un air martial à Ceuta ? 

 

Et ce, sans se voir reproché d'« instrumentaliser la situation », comme l'écrit déjà notre presse de gauche.

 

Sánchez, pompier-pyromane

Un chef de gouvernement espagnol qui ressemble de plus en plus à un pompier-pyromane.

 Certes, il faudra évaluer la part de manipulation de la part des autorités marocaines dans cette invasion inédite, mais comment nier l’appel d’air qu’a constitué, ces derniers mois, l’annonce unilatérale de Pedro Sánchez de régulariser plus de 500.000 migrants illégaux vivant en Espagne ?

 

Comment, aussi, ne pas souligner l’inconséquence d’une Justice espagnole, qui n’a sans doute rien à envier à la nôtre. 

En effet, le 8 juillet dernier, la Cour suprême du royaume a estimé que les refoulements immédiats n’étaient pas légaux pour les migrants arrivant par la mer à Ceuta ou Melilla (l’autre enclave espagnole sur la côte marocaine), tout en les maintenant possibles en cas de franchissement par voie terrestre d’un obstacle physique, comme une clôture.

 Le roi d’Espagne ne s’appelle pas Philippe mais Ubu !

 

Heureusement, Ursula fait le nécessaire

Ce qui se passe à Ceuta n’est en fait que le concentré tragique, en un lieu et un temps restreints, d’un phénomène qui dure depuis des années.

 

 On aurait presque envie de sourire en lisant la réaction d’Ursula von der Leyen, qui résume en fait toute la pensée de la majorité des gouvernants européistes : « Les images venant de Ceuta sont inacceptables. Nous ne pouvons permettre à quiconque de venir dans notre Union sans respecter nos règles. Les traversées dangereuses doivent cesser immédiatement. »

 Très bien.

 

 S’ensuit le couplet traditionnel sur les réseaux de passeurs : « Les réseaux de contrebande doivent être démantelés. » 

Des réseaux capables de faire franchir la frontière à 60.000 personnes en 24 heures, elle en connaît beaucoup, von der Leyen ?

 Et l’incantation se poursuit : « Et les retours doivent être rapides, comme nos règles le permettent. »

 Des règles qui permettent des retours rapides, c’est bien (on pense au règlement « retour » auquel Emmanuel Macron est opposé), mais on aimerait mieux des moyens qui empêchent ces entrées rapides.

 Plus compliqué… 

Néanmoins, Mme von der Leyen a chargé deux commissaires d’aider l’Espagne à contrôler la situation et Magnus Brunner, commissaire de l’UE aux Affaires intérieures et à la Migration, est même prêt à se rendre sur des points critiques. 

On est rassuré.

 

En mai 2021, c'était près de 10.000 migrants qui étaient entrés illégalement sur le territoire de Ceuta.  En une nuit. 

On pensait alors voir atteint un sommet.  Mais non. 

Et demain ?

 

Source et Publication :   


 https://www.bvoltaire.fr/ceuta-

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

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