mercredi 5 août 2026

CEUTA : QUAND CERTAINS MÉDIAS PRENNENT LE PARTI DES ENVAHISSEURS .....

 TRIBUNE LIBRE !

Ceuta : quand les médias prennent le parti des envahisseurs




Après l’invasion de Ceuta, certains médias ont préféré plaindre les clandestins et accabler les victimes envahies.


Ceuta : quand les médias prennent le parti des envahisseurs

l aura suffi de quelques minutes pour que cède la frontière européenne.

 Les 30 et 31 juillet, une armada de près de 60.000 individus, principalement de jeunes Marocains, a brutalement investi le territoire espagnol de Ceuta, peuplé de 84.000 âmes.

 Certains ont contourné la digue à la nage, d’autres ont franchi les grilles après que les forces de l’ordre, débordées, eurent renoncé à contenir la foule.

Même le socialiste Pedro Sánchez, pourtant peu suspect d’hostilité envers l’immigration, a dénoncé une « violation de la souveraineté territoriale » espagnole et promis d’accélérer les retours.

 À travers l’Europe, plusieurs dirigeants ont exprimé leur inquiétude. 

La France a renforcé ses contrôles à la frontière espagnole et plusieurs pays ont appelé à l’exclusion de l’Espagne de l’espace Schengen.


Une couverture médiatique mensongère

Mais ceux qui n’avaient pas accès aux vidéos circulant sur le réseau social X n’ont pas pu prendre la mesure de l’invasion en cours.

 Car pendant que Ceuta voyait déferler, en quelques heures, l’équivalent de plus de la moitié de sa population, TF1 évoquait encore, au journal de 20 heures du 30 juillet, l’« entrée massive et illégale de centaines de migrants »

 Des centaines ? Les autorités espagnoles en comptabilisaient déjà des dizaines de milliers. 

On pourra toujours invoquer l’emballement de l’actualité et le décalage entre le tournage d’un reportage et sa diffusion.

 Il n’en demeure pas moins que la présentation proposée ce soir-là minorait de façon vertigineuse le drame en cours.

Pour clore le débat, plusieurs médias ont insisté sur le retour rapide des « migrants » chez eux. 

C’est inexact : il reste encore plusieurs milliers de ces clandestins sur le territoire espagnol. 

Sur les vidéos disponibles sur les réseaux sociaux, on voit en effet des foules désœuvrées errer dans les rues de Ceuta.


Les envahisseurs « dépités », les habitants oubliés

À court de mensonges, les médias français ont rapidement eu recours à l’habituel procédé de la victimisation à sens unique. France Info a ainsi choisi pour le traitement de l’événement un angle bien précis : celui du rêve brisé


Dans un reportage dégoulinant de compassion, l’antenne publique a longuement donné la parole aux Maghrébins repartant vers Fnideq.

 Une jeune femme raconte, ainsi, n’avoir pas mangé pendant trois jours. 

Un homme montre les traces des coups qu’il affirme avoir reçus. 

Une mère pleure son fils parti en short et en tee-shirt…

 Sortez les mouchoirs !

✚ À ce sujet — [TRIBUNE] Ceuta : Le Camp des saints

Mais où sont les habitants de Ceuta, dans ce récit ? 

Où sont ceux qui ont vu, en quelques heures, des dizaines de milliers d’inconnus prendre leur ville d’assaut ? 

Où sont les commerçants contraints de fermer, les riverains barricadés chez eux, les policiers submergés ?

 Le grand public français est resté ignorant des voitures brûlés, des tentatives d’intrusion dans des logements et des écoles, des agressions, des cimetières profanés.

 Occulter ces réalités revient à fabriquer un récit falsifié : celui d’une foule exclusivement pacifique dont les seuls malheurs seraient la faim, les refoulements et l’inhospitalité espagnole.

 Une habitante de Ceuta, interrogée en larmes par Antena 3, a pourtant résumé l’autre face de la crise : « Je suis encerclée.

 J’ai peur. Nous avons besoin d’aide. »


Ce témoignage-là n’a guère ému les rédactions françaises, d’ordinaire très soucieuses des violences faites aux femmes.

 Ces médias avaient déjà choisi leurs victimes : ceux qui avaient forcé la frontière.

 Quant aux Espagnols qui la défendaient ou subissaient sa disparition, ils pouvaient toujours attendre le prochain reportage.

 L’empathie médiatique ne manque pas : elle est simplement distribuée dans un seul sens.

 Le lapsus commis sur France Inter, le 1er août, avait, lui aussi, valeur de symbole. 

Dans son journal de 9 heures, la station publique a évoqué « l’enclave palestinienne de Ceuta »… 

Les réflexes décoloniaux et pro-arabes ont décidément la vie dure.

L’Europe est envahie, la presse accuse… la droite

Fidèle à sa ligne éditoriale immigrationniste, Libération a publié un article consacré non à l’effondrement de la frontière mais à sa « récupération » par les droites européennes, coupables d’agiter le « chiffon rouge d’une « invasion » ».

 Même aveuglement volontaire du côté du Grand Continent, qui a expliqué que les images relayées sur les réseaux sociaux alimenteraient « l’imaginaire d’une submersion migratoire ».

 Une raison de plus d’interdire X, sans doute ?


Dans un éditorial intitulé « L’exploitation éhontée de la crise de Ceuta », Le Monde a accusé la droite et « l’extrême droite » de s’être précipitées sur les images « sans jamais s’embarrasser des faits ».

 Les faits, parlons-en. 

Par quel terme faudrait-il désigner l’entrée coordonnée et illégale de 60.000 jeunes hommes sur un territoire étranger, grand de 18,5 kilomètres carrés ?

 Partout ailleurs, dans le monde, cet acte aurait été qualifié d’invasion, de tentative d’annexion, voire de déclaration de guerre.

 Mais quand il est commis par des « racisés » contre des Occidentaux, le récit s’inverse soudainement. L’envahisseur qui force la porte d’entrée devient un « candidat à l’exil » malheureux ; celui qui le qualifie d’envahisseur, lui, est rangé parmi les xénophobes haineux.

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Boulevard Voltaire


ET AUSSI


Invasion migratoire à Ceuta : la crise n’est pas finie, elle change de nature


Cinq jours après l’invasion massive de l’enclave espagnole par des migrants marocains , la vie a en partie repris son cours sur les terrasses du centre de Ceuta.

 En périphérie, les unités de Regulares et de la Légion de l’armée de terre ratissaient encore hier les quartiers à la recherche des personnes qui errent dans les rues.

Les chiffres publiés par la presse espagnole ce mardi disent l’ampleur de ce qui reste à traiter.



862 mineurs pour 29 places

Il y a un an et demi, la réforme de la loi espagnole sur les étrangers a instauré un système de répartition des mineurs étrangers isolés entre les communautés autonomes, fondé sur une notion de « capacité ordinaire » : un standard de places d’accueil calculé pour chaque territoire en fonction de sa population.

Calculatrice en main, la capacité ordinaire de Ceuta a été fixée à 29 lits.


Après l’entrée massive de la semaine dernière, la ville autonome prend en charge 862 mineurs — quatre fois plus qu’il y a quinze jours.

 Soit un taux d’occupation de 2 865 %.

 Et des dizaines d’autres restent dans la rue, cachés, non identifiés.


 A coup sûr, ils finiront dans nos rues, en Europe.

Combien reste-t-il de migrants ?

Personne ne s’accorde. 

La Délégation du gouvernement avance environ 2 500 personnes encore présentes dans la ville.

 Le gouvernement local de Ceuta parle de 5 000 — le double, exactement.

Le tri se fait selon un mode opératoire désormais rodé.

 Les Maghrébins qui présentent le moins de traits d’adolescent : camion militaire, retour au poste-frontière.

 Les Subsahariens, considérés comme demandeurs potentiels de protection internationale : plage de Benítez, à proximité du Centre de séjour temporaire pour immigrés. 

Les mineurs : ils continuent de circuler jusqu’à ce que la police les enregistre.



Pourquoi les renvois sont bloqués

La leçon de la crise de 2021, quand environ 10 000 personnes étaient entrées à Ceuta avec l’encouragement de Rabat, est juridique : les renvois sommaires de mineurs sont illégaux.

Chaque cas exige un dossier individualisé où l’intérêt supérieur de l’enfant prime sur les priorités frontalières ce qui constitue un crime contre les populations autochtones qui n’ont jamais voulu cette immigration. 

Il faut recueillir des consentements, pratiquer des radiographies pour estimer l’âge, entendre le mineur.

 Ces procédures prennent du temps — parfois plus que l’urgence n’en laisse.



Résultat : Ceuta ouvre en catastrophe deux grands espaces d’accueil supplémentaires, dont un hangar industriel de la zone d’activités du Tarajal, déjà utilisé pour héberger les jeunes arrivés il y a cinq ans.

 Là-bas, la « normalité » n’a pas repris.

 Les migrants s’y entassent sur des matelas, sans effets personnels, dénonçant l’absence de prise en charge, sans savoir quand ils auront des nouvelles de leur sort.

 Beaucoup ont traversé après avoir vu, presque en direct sur les réseaux sociaux, leurs compatriotes le faire.


Le millier de mineurs qui va remonter vers la Péninsule

C’est le point qui va rouvrir le débat politique espagnol.

Ceuta est en situation de « contingence migratoire extraordinaire » depuis août 2025, statut qu’elle a activé comme les Canaries et Melilla pour soulager son système d’accueil. 

En près d’un an, environ 650 adolescents ont été transférés vers d’autres communautés autonomes. 

 Selon des sources ministérielles, Ceuta est le territoire qui a instruit les dossiers le plus rapidement, et celui qui, en proportion, a transféré le plus de mineurs.

Le millier de mineurs actuellement pris en charge doit être redistribué selon le même mécanisme de répartition obligatoire et solidaire.

 Le ministère de la Jeunesse et de l’Enfance annonce l’activation de tous les dispositifs disponibles et des enveloppes de financement extraordinaires — non encore chiffrées.

Le blocage est ailleurs.

 Plusieurs communautés autonomes où Vox a été déterminant pour permettre au Parti populaire de gouverner ont inscrit dans leurs accords de coalition l’opposition à l’accueil de nouveaux mineurs étrangers. 

Le PP, qui gouverne Ceuta et réclame donc les transferts, est le même parti qui a signé ces accords ailleurs.


L’autre affaire : le CNI a-t-il prévenu ?

Une polémique parallèle occupe Madrid depuis lundi.

Le ministre de l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska a affirmé jeudi dernier, depuis Ceuta, que le Centre national de renseignement ne l’avait pas alerté de la marée de migrants se dirigeant vers la frontière.

 De nouvelles informations de presse indiquent au contraire que les services de renseignement auraient émis « plusieurs avertissements » sur une entrée massive en Espagne.


La porte-parole du gouvernement, interrogée à plusieurs reprises lors d’un entretien télévisé, a nié l’existence de tout rapport du CNI signalant l’ampleur de l’avalanche — que les autorités chiffrent désormais à 60 000 personnes.

La version de l’Intérieur est plus subtile.

 Les services de renseignement auraient bien travaillé sur un possible appel d’air, mais lié à un arrêt du Tribunal suprême interdisant les renvois à chaud des migrants interceptés en mer. 

On craignait que les filières n’exploitent cette nouvelle jurisprudence. 

L’Intérieur soutient qu’aucun avis n’était nécessaire pour s’en apercevoir, et qu’un travail avait été engagé dès la publication de l’arrêt.

 Le ministère distingue la hausse continue des migrants à la nage du saut qualitatif de jeudi dernier — que Pedro Sánchez a qualifié de « violation de l’intégrité territoriale » — et maintient n’avoir reçu « aucun rapport » du CNI sur cette foule en marche.


La ministre de la Défense Margarita Robles, dont dépend le CNI, a esquivé la question en saluant le « travail exceptionnel » de ses agents et en refusant d’entrer dans la polémique.

La séquence médiatique s’achève, le problème administratif commence. 862 mineurs pour 29 places théoriques, des centaines de migrants toujours dans un hangar industriel, un millier de dossiers individuels à instruire, et un mécanisme de répartition nationale que plusieurs régions espagnoles ont d’ores et déjà annoncé vouloir bloquer.

 Et à Ceuta, des habitants excédés, des militaires désabusés, et une population espagnole qui se met à détester de plus en plus fort Pedro Sanchez, élu il faut le rappeler, alors que sont parti n’avait obtenu que 31% des suffrages aux dernières législatives.

Ceuta est repassée en arrière-plan de l’actualité. Elle n’est pas revenue à la normale.


[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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