Sébastien Delogu : un pur héros de la France éternelle

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En 1962, alors qu’il est destiné à venir au monde vingt-cinq ans plus tard, il affronte l’OAS à l’Assemblée nationale. Seul contre un bon millier de Pieds-Noirs pas contents du tout, il les terrasse à la buvette, d’un seul coup de Ricard-Tomate à l’harissa.

https://www.lefigaro.fr/marseille/municipales-a-marseille-sebastien-delogu-affirme-s-etre-battu-a-l-assemblee-nationale-contre-l-oas-dissoute-en-1962-20260311

 

Le 23 novembre 1944, il libère le kebab « Chez Mouloud », à Strasbourg, et reçoit, de la main même du Général Leclerc, la Distinguished Makroud Cross, au nom du roi d’Angleterre absent ce jour-là pour cause de match de polo.

Le 7 octobre 1571, notre Sébastien internalope, rallié aux Turcs, est fait prisonnier par les Autrichiens à la bataille de Lépante.

  Un échange a lieu cinq ans plus tard, selon l’équation : un Cervantès = 3547 Delogus. Noyé dans la masse des libérés, le nôtre disparaît dans les remous de l’Histoire, et il faut fouiller large pour le retrouver enfin un bon siècle et demi plus tôt.

C’est en effet le 14 octobre 1415, à Azincourt, que ce héros sans équivalent dans le Bottin de la Seine-Saint-Denis apparaît sous l’uniforme des Anglais de Henri V auxquels il s’est loué pour environ 300 euros la semaine, petit déjeuner non compris. 

Piétiné par la cavalerie française en déroute, il reçoit, en l’espace d’à peine un quart d’heure, une volée de flèches entre l’œsophage et l’ampoule rectale, un coup de chausse renforcée métal sur la tempe façon Quentin, trois pointes de lances au bas-ventre, le tout saupoudré de grenaille et de shrapnel en fusion.

 Opéré à même la boue par un chirurgien du Hezbollah en vacances dans la région, il s’en tire miraculeusement quoique sourd, aveugle, ayant perdu l’odorat en même temps que ses quatre membres, mais capable, soudain, de réciter par cœur la table de trois, l’Enfer de Dante et la liste complète des Insoumis partis à la Première Croisade.

Le plus stupéfiant, aux dires de son compagnon Louis Boyard-dit-Trois-Doses-Ou-Rien : des archéologues en mission dans la région de Tautavel (Pyrénées Orientales) sont en mesure d’affirmer que le dernier Néanderthal présent sur le sol sacré de la patrie pré-phocéenne a été abattu, puis cuisiné et consommé façon daube par un Cromagnon de forte stature, regard noir, tatouage « Maman je t’aime » sur la fesse gauche et s’exprimant par monosyllabes entrecoupées de cris rappelant à s’y méprendre l’appel de la gougnaffe cendrée en période lutéale. https://fr.wikipedia.org/wiki/Homme_de_Tautavel

 

Ainsi la boucle est-elle bouclée. À double tour, notons-le, Hôpital Sainte-Anne, couloir des Agités, cellule dormante « Grand Mufti de Jérusalem« .

Tel est le portrait de cet incomparable, archétypique Français des heures les plus sombres, capable de traverser les siècles, voire les millénaires sans changer de caleçon, exemple digne d’une sourate à lui seul, pour l’édification définitive et formellement coranique des Jeunesses de Boko Haram.

 

Par Jean Sobieski