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En
guise d'éditorial, nous vous proposons aujourd'hui de prendre
connaissance de notre 18ème Lettre mensuelle consacrée à l'actualité
parlementaire.
La
session parlementaire s’achève avec le passage de la loi euthanasie.
Cadeau ultime fait à Emmanuel Macron par les oppositions qui le
brocardent depuis plusieurs années, ce texte ne devrait pas être le
dernier de l’ère finissante et le président sortant pourrait tenter
d’accélérer la manœuvre dans la dernière ligne droite (ou gauche selon
le point de vue).
Une
fin de session qui sent la fin de règne. Alors que les parlementaires
vont se dorer la pilule, les deux Chambres ferment pour la dernière fois
de l’ère Macron.
Le
président a poussé au maximum quelques éléments parmi lesquels
l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans mais semble
également pousser la loi dite Yadan censée « lutter contre les nouvelles
formes d’antisémitisme ». Un rapport sénatorial surréaliste sur le
risque d’« ingérence intérieure » marque également un raidissement du
débat et une chasse aux sorcières de tout ce qui sortirait de l’arc
centriste.
Le
président sortant veut marquer de son empreinte au risque de la
précipitation. Reste à voir si les parlementaires le laisseront faire
dans un contexte où chaque vote sera scruté à l’aune des échéances
électorales sans envisager aucunement le temps long mais la réélection
rapide.
Certitudes et incertitudes du remaniement
En
septembre, le Sénat sera renouvelé pour moitié sans trop de suspense
avec des équilibres qui semblent assez prévisibles (progression du RN,
maintien des LR et reflux du centre et des écologistes) tandis que
l’Assemblée demeure dans l’expectative. Des rumeurs évoquent une
dissolution pour l’automne ou l’hiver avec pour objectif de
court-circuiter la présidentielle et empêcher potentiellement le
Rassemblement national de disposer d’une majorité ou alors, en cas de
majorité RN, de pousser une candidature d’un potentiel président faisant
contrepoids…
Le scénario est un peu surréaliste mais gageons dans tous
les cas qu’Emmanuel Macron devrait vouloir garder la main et être
président jusqu’à la dernière seconde comme il le répète régulièrement.
Alors
que les fins de règne sont d’ordinaire assez calmes, celle-ci déroge à
la règle et l’activité parlementaire sera à scruter de près dans les
mois à venir pour ce qui peut être produit en matière législative mais
aussi pour ce que les échanges et les affrontements au Palais Bourbon
nous diront de la campagne présidentielle.
Cliquez ici pour lire ce nouveau numéro.

Par Olivier Frèrejacques
Rédacteur en chef de L’Observatoire parlementaire
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