TRIBUNE LIBRE !
LR ou PS, l’UMPS d’hier ne sont plus que des forces d’appoint

C’est l’heure des grandes trahisons dans les deux partis qui ont longtemps régenté la vie politique française, le PS et le RPR devenu LR, se partageant les alternances sans alternative, jusqu’à ce que le RN d’un côté, et les LFI de l’autre, les évincent.
On a vu en 2022 la minable Hidalgo ne pas dépasser les 2 %, et la pathétique Pécresse en rester à 4 %.
Et pourtant, 5 ans plus tard, il semble que ces deux partis rêvent encore de se présenter à la présidentielle, ce qui d’ailleurs occasionne des trahisons à qui mieux mieux dans les deux camps.
Bruno Retailleau, qui n’est pas le pire des LR, a été élu chef du parti contre Wauquiez, avec le score exceptionnel de 75 %.
Il paraissait le candidat légitime du parti, mais Wauquiez a essayé de torpiller sa candidature avec l’idée, par ailleurs stupide, d’une primaire de la droite.
Les militants LR ont réaffirmé leur volonté de voir Bruno Retailleau candidat.
Et Wauquiez a annoncé son prochain soutien à Édouard Philippe.
Il sera bientôt suivi par les centristes habituels, Pécresse, Bertrand et Copé, prêts à se vendre pour un plat de lentilles.
Il va donc y avoir des départs à LR, ce qui ne change rien sur le fond, car la question incontournable est la suivante : à quoi sert la candidature Retailleau, et y a-t-il de la place pour lui entre le parti d’Éric Ciotti, l’UDR, et les macronistes ? Non.
LR est devenu un parti inutile, voire nuisible, qui doit mourir.
Que les meilleurs de ses militants rejoignent l’UDR, le RN ou Reconquête !
Même scénario au Parti socialiste, mais avec des différences.
Olivier Faure se rêve le candidat de la gauche Pinder, dans une primaire de guignols qui l’opposerait à celle que nous surnommons La Tondelière, à Clémentine Autain et à François Ruffin.
Et peut-être Jérôme Guedj.
Quelle affiche ! Des gens plus sérieux veulent torpiller cette primaire, et se déchirent entre une candidature Hollande et peut-être celle de Glucksmann.
L’un comme l’autre n’arriveront pas à la cheville de Jean-Luc Mélenchon, mais seront peut-être utiles pour torpiller sa présence au deuxième tour, et préparer un ralliement à Édouard Philippe.
Quelles que soient les magouilles politiciennes, le PS n’a plus les moyens d’imposer sa loi, comme les écolos, et il aura le choix de se vendre, soit à Mélenchon, hypothèse peu probable, soit plutôt à Édouard Philippe, dans un grand magma centriste.
Nul ne sait aujourd’hui quel sera le candidat du RN, si Marine Le Pen va être éliminée définitivement par les juges, et si le même sort n’attend pas Jordan Bardella.
Mais on sait tous que la France est divisée en trois blocs, la droite nationale, l’extrême centre et l’extrême gauche, et que le cocu de l’histoire sera celui qui terminera troisième, et sera absent du deuxième tour.
À supposer que l’élection ait lieu, ce qui est une autre histoire.
Dans ce contexte, LR de Bruno Retailleau devra imiter Éric Ciotti et rejoindre le camp national, ou trahir de nouveau en refusant de le faire, tandis que le PS se vendra à Édouard Philippe pour planter Mélenchon.
Mais l’un comme l’autre ne sont plus que des forces d’appoint, après avoir dominé la vie politique française pendant près de cinquante ans.
Source : https://ripostelaique.com/
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire