Héroïsme : un jeune homme de 18 ans grimpe
pendant 14 heures pour remplacer une croix
vandalisée sur un sommet des Pyrénées
La beauté sauvera-t-elle le monde ?
Il n’est pas donné de le savoir.
Mais un jeune homme français y travaille.
Maël Le Lagadec, un apprenti paysagiste de 18 ans originaire de Montauban, a réalisé un exploit remarquable et d’une grande beauté, en remplaçant la croix du pic d’Aneto qui avait été vandalisée et découpée à la meuleuse.
En avril dernier, la croix sommitale qui dominait depuis 1951 le sommet le plus élevé des Pyrénées était sciée et dérobée.
Par qui, pour quelle raison ?
Aucune revendication n’étant parvenue, ce mystère demeure non résolu et fait l’objet d’une enquête de la Guardia Civil d’Espagne, le pic d’Aneto étant situé dans ce pays.
Un acte vil et laid.
Car les croix aux sommets des montagnes ne sont pas seulement le symbole du passé chrétien de la France et de l’Espagne.
À la foi, elles mêlent la tradition, le repère géographique et la protection divine des ascensionnistes.
Elles marquent l’aboutissement de l’effort pour les alpinistes.
Elles remercient la Providence après des drames évités comme les avalanches ou les tempêtes.
Le vol de la croix de l’Aneto avait ainsi suscité une vive émotion parmi les amoureux de la montagne.
Maël Le Lagadec, un apprenti paysagiste de 18 ans originaire de Montauban, sait que l’indignation est un sentiment stérile s’il n’est pas transformé en acte.
Bien décidé à la remplacer, il sculpte pendant plusieurs semaines une croix de 35 kilos à partir d’un tronc d’arbre.
Il l’embellit de fleurs de lys, symbole de royauté, applique un vernis spécial montagne pour la protéger des intempéries.
« Ça me tenait à cœur, vraiment, de mener à bien ce projet », dira-t-il.
« Bien sûr, il reste un côté religieux, même si pour beaucoup de montagnards qui sont athées ça reste un accomplissement, le fait d’arriver sur un sommet et de voir une croix, c’est quelque chose de joli, qui nous indique le sommet, donc la réussite. »
Le samedi 9 mai 2026, accompagné de son ami Julien Benazet Arrieudebat, il entreprend l’ascension du pic d’Aneto.
Ils partent à minuit du parking de l’Hospital, en Espagne, et grimpent pendant 14 heures et 40 minutes pour atteindre le sommet culminant à 3 404 mètres.
Maël porte la croix sur son dos, en plus de son équipement d’alpiniste et des outils nécessaires à la fixer.
« J’arrive tout en haut. Après tant d’efforts, je m’agenouille et je pleure. L’effort a été très intense. Je n’arrive pas encore à réaliser. C’est la fierté d’avoir réussi. »
C’était la première fois que Maël gravissait ce sommet jusqu’au bout.
Nul ne peut savoir si la beauté sauvera le monde… mais une chose est sûre : elle y contribue.
Par Audrey D’Aguanno
Photo d’illustration : Capture Facebook Maël Le Lagadec
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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