TRIBUNE LIBRE !
Immigration, OQTF : Darmanin veut de la fermeté !
N’est-il pas ministre depuis 10 ans ?

Nouveau numéro de danse du ventre d'un prétendant macroniste à destination des Français qui plébiscitent le RN et ses alliés sur l'immigration : après Philippe et Attal, c'est Darmanin qui vient de découvrir l'éléphant qu'il ne voulait pas voir dans la pièce et de proposer toute une série de mesures qu'il s'est bien gardé de promouvoir durant les dix ans où il a occupé des postes de haut rang au sein des gouvernements d'Emmanuel Macron, notamment à l'Intérieur de 2020 à 2024... .
Des mesures empruntées au RN !
Il faut entendre le récit de son chemin de Damas, tel qu'il le livre dans une interview au JDD : « Nous sommes arrivés à la limite de nos capacités d’intégration et d’assimilation.
J’ai donc désormais une conviction très forte : il faut mettre fin à l’immigration telle qu’elle est aujourd’hui. »
Tout est dans le « désormais »...
Qu'est-ce qui a bien pu subitement dessiller les yeux de cet inamovible ministre de Macron depuis dix ans ?
Le spectacle de son échec et des 500.000 nouvelles entrées d'immigrés par an, un record absolu ?
Ou l'aspiration des Français à renverser la table et à confier le gouvernement de la France à ceux qui, sur ce point clef du destin de la France, ont été les premiers à voir clair, à alerter et à proposer les mesures qu'attendent les Français ?
Quoi qu'il en soit, cette subite conversion de Darmanin sent l'opportunisme et l'insincérité à plein nez.
Les mesures qu'il propose sont directement piochées dans le programme de la droite nationale, comme son « moratoire de trois ans sur l’immigration légale ».
Trois ans ? Et pourquoi pas quatre, cinq, dix, vingt ?
Après quarante ans de laxisme migratoire et un emballement sans précédent sous la décennie Macron, ce ne serait que justice pour tenter de rééquilibrer les flux.
Darmanin parle même de « tarir très fortement l’immigration » !
Ce qui n'était ni souhaitable ni réalisable dans l'idéologie immigrationniste des macronistes est désormais paré de toutes les vertus !
Pour y arriver, il préconise que « les titres de séjour délivrés pour le travail – ce qui est sans doute important dans certains secteurs d’activité – n’ouvrent plus droit au regroupement familial ». Il envisage même « de réformer la Constitution pour permettre d’établir des quotas limitatifs – et non indicatifs comme c’est le cas aujourd’hui ».
Ce membre éminent des gouvernements les plus laxistes en matière migratoire essaie de nous convaincre qu'il fera demain ce qu'il a systématiquement refusé de mettre en œuvre : « Mettons un coup d’arrêt à l’immigration, expulsons ceux qui doivent l’être en conditionnant les visas à l’acceptation des OQTF », déclare-t-il, martial, alors qu'il est de retour d'Alger où il continue d'incarner la politique d'abaissement de la France conduite avec persévérance par Emmanuel Macron.
Les macronistes en fin de bail tentent le tout pour le tout pour survivre au naufrage de leur chef. Mais leur usure et les conséquences de leur politique de laxisme migratoire sont telles qu'ils ont peu de chance d'échapper à la colère et au dégagisme des Français.
À Darmanin, qui dit songer à la présidentielle, les Français seraient légitimes à adresser les mises en garde que Jordan Bardella a prononcées, il y a un mois, à l'égard de Philippe et d'Attal : « Vous ne devriez pas vous présenter à la présidentielle.
Vous devriez plutôt vous couvrir la tête de cendres et demander pardon au peuple français ! »
[LE GÉNIE FRANÇAIS]
D’Artagnan : l’héroïsme à la française contre la voyoucratie

Il existe peu de figures capables de résumer à elles seules un certain idéal français. D’Artagnan est de celles-là. Célébré comme un personnage historique majeur, il reste un symbole fort de fierté régionale pour les Gersois, les Gascons et un peu tout le Sud-Ouest. Il incarne un certain art de vivre, dont celui de la table, et celui du rire qui sont sacrés. Avec bien sûr, en tout premier, le sens de l’honneur.
Le personnage historique
Derrière le héros immortalisé par Alexandre Dumas se cache un véritable personnage historique : Charles de Batz de Castelmore, né vers 1611 dans le pays d’Auch, à Lupiac, situé sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Il gardera une partie du nom de sa mère, Montesquiou d’Artagnan.
Selon les récits historiques, dont ceux d’Augustin Grisier, maître d’armes du XIXe siècle, et les archives des mousquetaires, d’Artagnan quitte sa Gascogne pour Paris vers 1630-1632 avec une lettre de recommandation pour le capitaine des mousquetaires, obtenue grâce à ses relations familiales et locales.
Il part avec un équipement minimal : un cheval, une épée, et quelques écus pour le voyage. Et surtout une motivation très forte. Par l’audace et l'aplomb, il se fait accepter dans la garde rapprochée du roi Louis XIII puis de Louis XIV. Officier courageux, fidèle à sa parole, il mourra au combat. Sa vie aura été celle d’un homme d’honneur, de discipline et de courage.
Un pour tous, tous pour un
C’est la littérature qui a transformé ce capitaine gascon en mythe national. Dans Les Trois Mousquetaires, Alexandre Dumas* fait de D’Artagnan l’incarnation d’un idéal français : bravoure sans brutalité, panache sans arrogance, fidélité à ses amis, sens de l’honneur et refus de la lâcheté. La célèbre devise « Un pour tous, tous pour un » ne viendrait en réalité ni de d’Artagnan - à qui elle va… comme un gant ! -, ni de l’écrivain qui a su parfaitement l’utiliser. Elle est officiellement attestée en Suisse comme un slogan politique et un appel à la solidarité nationale.
L’adage ne célèbre pas seulement l’amitié, il exprime une vision de la société fondée sur la solidarité, la protection des plus faibles et le respect mutuel.
Le mousquetaire n’est jamais un voyou. Il se bat à visage découvert. Il refuse les coups bas. Il ne frappe pas un adversaire désarmé. Même dans le duel, il existe des règles. Voilà ce qui a fait la grandeur de cet esprit chevaleresque français : la force devait toujours être encadrée par la morale.
Un exemple de belle fin de vie
À Maastricht, en 1673, d’Artagnan mène les mousquetaires sous le feu hollandais. Tandis que les boulets éventrent les tranchées, il refuse de ramper ou de se cacher. Debout, l’épée levée, il avance pour entraîner ses hommes vers la brèche. Plusieurs officiers tentent de l’arrêter ; il répond qu’un chef doit marcher le premier. Une balle finit par le frapper mortellement, mais son audace marque tous les témoins. Des années plus tôt, chargé d’arrêter le ministre des Finances Fouquet sur ordre du roi, il veille pourtant à traiter le prisonnier avec respect, lui laissant des livres et des nouvelles de sa famille. Chez d’Artagnan, le courage n’efface jamais l’honneur, et l’honneur ne cède jamais devant la peur.
C’est peut-être là que réside l’actualité de d’Artagnan. À notre époque où règnent l’individualisme, la violence gratuite et l’effacement des repères communs, cette figure pourrait redevenir un modèle éducatif. Non pour glorifier le combat, mais pour enseigner la maîtrise de soi, le courage civique et le respect de l’autre.
Le recul du respect et la banalisation de la violence
Aujourd’hui, les lynchages réguliers de « jeunes » à plusieurs contre un seul choquent les Français. Voir un groupe d’individus s’acharner sur une personne à terre révèle non seulement une violence barbare, mais aussi une lâcheté et une faillite morale. Il y a seulement cinquante ans – et beaucoup s’en souviennent encore – certaines limites existaient. S’attaquer à plusieurs contre un était considéré comme honteux par tous, l’autorité autant que les voyous. Frapper quelqu’un sans défense déshonorait l’auteur de cet acte davantage qu’il ne lui donnait du pouvoir.
En quelques décennies, ces règles tacites ont largement disparu. La brutalité est devenue spectacle. Et un spectacle souvent carrément filmé sans retenue ni gêne.
La France ne retrouvera sa grandeur que par l’éducation
Toutes les écoles, mais aussi les médias français devraient transmettre cet héritage moral. Non comme une nostalgie poussiéreuse, mais comme un socle de civilisation. Les nouveaux arrivants eux-mêmes devraient être pleinement associés à cet apprentissage des valeurs françaises, par un examen et un engagement obligatoire, car devenir Français ne consiste pas seulement à obtenir des papiers : c’est adhérer aux règles fondamentales du « savoir-vivre » plus qu’à cette manière, dite inclusive mais plutôt fourre-tout de « vivre ensemble ». Un seul code, une seule loi, une seule morale : c’est la condition sine qua non pour éviter le chaos. Si chacun revendique sa culture, sa diversité, son code de la route, comment s’étonner du carambolage ?
Une nation équilibrée
Mais l’autorité seule ne suffit pas. La répression sans éducation produit la peur et l’éducation sans autorité produit l’impuissance.
Tout le monde le sait mais personne ne bouge !
Une nation équilibrée doit conjuguer les deux. La France possède pour cela un immense héritage culturel.
Elle n’a pas besoin d’inventer des valeurs nouvelles : elles vivent déjà dans son histoire, sa littérature et ses héros.
D’Artagnan demeure l’un des plus éclatants symboles de cet esprit français fait de courage, de loyauté et de dignité.
Et n’est-ce pas tout simplement la recette du bonheur pour tous ?
* Le Diable noir de Claude Ribbe, roman historique (éditions Fayard, mai 2026), retrace la vie du général Dumas, une figure méconnue mais fascinante, dont le destin a inspiré les romans d'aventure de son fils, Alexandre Dumas.


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