dimanche 26 avril 2026

REVOILA SANDRINE ROUSSEAU ET SON " SÉPARATISME FÉMININ " !

 

« C’est tellement puissant ! » 

Sandrine Rousseau vante le lesbianisme politique

Selon certaines, la clef du bonheur se trouverait dans le refus de la compagnie des hommes…
Capture d'écran LCP
Capture d'écran LCP

C’est une déclaration qui refait surface aujourd’hui sur les réseaux sociaux. 

nvitée en décembre dernier à s’exprimer sur les luttes féministes contemporaines, Sandrine Rousseau a déclaré son admiration pour les militantes qui développent un « lesbianisme politique »

Selon la députée écologiste, cette démarche est « hyper puissante » car elle « va obliger les hommes à changer de comportement pour ceux qui ne comprennent pas les privilèges qu’ils ont dans leur position dominante ».

 L’élue a ainsi salué une nouvelle génération de jeunes femmes capables de dire : « Je ne veux même plus rentrer relation avec les hommes s’ils ne se déconstruisent pas ». 

 « Vous êtes tellement fortes, les filles, continuez. 

On fera de la politique ensemble », s’est-elle encore émerveillée.

Ces propos ont ravivé les débats autour du féminisme radical, mais aussi autour de la personne de Sandrine Rousseau.  

« C’est pas une prof d’économie au départ ? », s’est interrogé un internaute perplexe.  

« Le gros problème avec elle c'est qu'elle a 54 ans mais que tu as l’impression d'entendre une adulescente aux cheveux bleus de Sciences Po », a ajouté un autre. 

Certains ont attaqué le fond de sa pensée et l’idée tenace d’une prétendue « domination » patriarcale : « Mais quel avantage l'homme a par rapport aux femmes ? 

Notre espérance de vie est moindre par rapport aux femmes, par exemple, on est plus assujettis aux maladies, on n'a pas le droit de montrer nos faiblesses, on nous pardonne moins des carrières hachées... », a notamment fait valoir Vincent, sur X.

Un séparatisme féminin

Après avoir déjà indiqué dans le passé être elle-même en couple avec un « homme déconstruit », Sandrine Rousseau passe ainsi une nouvelle étape dans le féminisme radical en saluant le rejet pur et simple, par certaines, de l’hétérosexualité. 

Ce « lesbianisme politique » est une théorie radicale venue des années 1970 selon laquelle il faudrait refuser les relations avec les hommes et s’extraire de l’hétérosexualité afin de combattre le patriarcat et ses oppressions. 

Cinquante plus tard, certaines n’ont toujours pas mis à jour leur logiciel et portent encore les mêmes idées victimaires. 

On pense notamment à l’inénarrable Alice Coffin, autrice du Génie lesbien (Grasset), qui expliquait en 2018 que son homosexualité lui permettait de « ne pas être violée, ne pas être tuée, ne pas être tabassée ».

La promotion du lesbianisme a le vent en poupe depuis quelques années.

 Dans la presse convenue, les articles vantant les bonheurs insoupçonnés d’une « vie sans hommes » se multiplient. 

Des événements sont également organisés sur le même thème, comme le festival parisien Sortir de l’hétérosexualité, qui propose un ensemble d’ateliers et de conférences pour questionner « les mécanismes de domination et d’oppression » mis en place par les hommes. 

Et il y a aussi ces nombreuses déclarations de personnalités publiques à l’image de l’écrivaine Virginie Despentes qui avait affirmé que devenir lesbienne lui avait « retiré 40 kilos d’un coup »

Un allègement observé également par Mélanie Vogel, sénatrice verte : « On est aussi épargnées d’une part conséquente de la domination masculine et donc d’un verrou à nos libertés.  

Ma compagne ne se dédouane pas des tâches ménagères, ne me fait pas de remarques sur ma tenue, n’attend pas de moi des sacrifices professionnels, je ne porte pas toute la charge mentale… » Une vie de rêve, quoi !

La reine du buzz

Si elle applaudit le lesbianisme, Sandrine Rousseau, elle, n’a pas rejeté personnellement l’hétérosexualité. 

Il faut croire qu’elle y trouve encore son compte. 

Mais, en bonne communicante, l’élue sait choisir les combats qui feront parler d’elle dans la presse. 

On se souvient de ses propos sur le barbecue, « symbole de virilité », qui lui avait valu une large exposition médiatique. 

En 2012, l’élue avait été jusqu’à organiser un faux mariage lesbien.

 Lors de la marche pour l'égalité des droits, place de la République, à Lille, elle et Majdouline Sbaï, vice-présidente du conseil régional à l'époque, s’étaient « mariées » devant les manifestants et les médias présents pour l'événement. 

 

 « C'était pas le buzz pour le buzz, mais c'était dans l'idée de dire, hétérosexuels, sortez du placard pour soutenir le mariage gay », avait ensuite expliqué Mme Rousseau. 

Non bien sûr.

 Loin de nous l’idée que la promotion du lesbianisme est avant tout, pour certaines, une façon de faire parler d’elles…

 

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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société
 
ET AUSSI
 

Valérie Hayer a encore frappé : elle veut abolir la « vétocratie ». 

 

Quésaco ?

 

Valérie Hayer veut détruire le peu qu'il reste de la souveraineté des États.
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On connaissait l’autocratie, l’aristocratie et bien sûr la démocratie. 

Valérie Hayer, qu’on ne présente plus aux lecteurs de BV, vient d’inventer un nouveau concept : la vétocratie. 

D’emblée, précisons qu’il ne s’agit pas d’une nouvelle forme de gouvernement qui consisterait à confier le pouvoir aux vétérinaires. Ils ont assez de travail avec les bêtes pour qu’on ne leur confie pas l’espèce humaine.

Mais d’abord un peu de sémantique.

 Vous l’aurez peut-être remarqué, la plupart des mots formés avec le suffixe « cratie », « crate » (du grec krátos, le pouvoir) ont aujourd’hui une connotation péjorative, négative, à l’exception, évidemment, du mot « démocratie » : plutocratie, gérontocratie, voyoucratie, bureaucratie, technocratie et, évidemment, eurocratie… Dans le domaine sociétal, les féministes inventèrent, jadis, le mot « phallocratie ». 

En réaction, le regretté Jean Dutourd, de l’Académie française et des Grosses Têtes de la grande époque, fabriqua, dans l’un des ses billets de France-Soir, le très politiquement incorrect substantif « clitocratie ». 

Comme une sorte de pendant, si l'on peut dire ainsi, au mot plus haut cité. Et donc, la vétocratie ? Nous y arrivons.

« Stop à l’unanimité en politique étrangère ! »

Dans un tweet, la députée macroniste au Parlement européen rappelle que, sur France Inter, elle est « revenue sur le soulagement que représente le déblocage du prêt de 90 milliards d’euros de l’UE à l’Ukraine ». « Soulagement » est le nom ; « soulager » est le verbe. 

En effet, ce prêt, garanti par le budget de l’Union européenne (Nathalie Loiseau affirme qu’il est « gagé sur les avoirs russes ». 

Si elle le dit…) ne sera probablement jamais remboursé. Mais ce n’est pas le sujet et puis ce n'est pas grave ! 

Valérie Hayer poursuit : « Mais cet épisode est aussi venu rappeler notre fragilité institutionnelle européenne : il est temps de mettre fin à la vétocratie au Conseil ! Stop à l’unanimité en politique étrangère ! » 

L’épisode, c’est – vous l’aurez compris - le véto du méchant Orban qui bloquait ce prêt à l’Ukraine et ce, dans le strict respect des traités européens, rappelons-le. 

Donc, Valérie Hayer veut changer les institutions de l'UE.

Tiens, c'est drôle, ça. Gabriel Attal, la semaine dernière, en se confessant au Point, affirmait qu'il fallait changer la Constitution française (sans vraiment dire quoi). Valérie Hayer, elle, c'est aux institutions de l'UE qu'elle veut s'attaquer.

 Pourquoi pas mais ils devraient se méfier : François Hollande expliquait, en février dernier, que le RN n'était pas dans l'arc républicain, entre autres raisons, parce qu'il voulait modifier la Constitution... Passons.

 

En tout cas, en ces quelques mots, Hayer résume tout le projet d’une Europe fédérale. En effet, cette dame réalise-t-elle ce que signifie ce « Stop à l’unanimité en politique étrangère » qui ressemble au très stupide « Stop à la guerre » ? 

Le jour où le principe de l’unanimité en politique étrangère – qui se traduit par le droit de véto – sera aboli, cela signifiera, tout simplement, en creux qu’il n’y aura plus de politique étrangère des États. 

Et au bout de la politique étrangère, lorsque la diplomatie a échoué, il y a l’intervention militaire. En règle générale, on appelle ça la guerre. 

La guerre qui « est la continuation de la politique par d’autres moyens », comme l’écrivait Clausewitz. 

A-t-on vraiment envie de confier à des eurocrates ce redoutable pouvoir d'envoyer nos enfants se faire tuer ?

Derrière ce mot de « vétocratie », dont Mme Hayer semble être très contente d'être l’inventrice, il y a un mot qu'on appelle, depuis des siècles, « souveraineté » : celle des nations, évidemment.

 Puisque nous en sommes à l'invention de néologismes, nous vous proposons, pour terminer, la « dégageocratie » : le pouvoir de ceux qui entreprennent une vaste politique de dégagisme.

 

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Par Georges Michel
Journaliste, éditorialiste à BV, colonel (ER)
 
Source et Publications :    https://www.bvoltaire.fr/
 
jmlb
MESDAMES !
 

 

 

 
 

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