lundi 13 avril 2026

PROPRIÉTAIRES DE CHIENS ,VOUS DEVENEZ DE TERRIBLES PROMENEURS DÉLINQUANTS !

 LU ET ENTENDU !

Chiens en forêt : 750 euros d’amende pour les 

terribles promeneurs délinquants

L’État sait très bien faire la police — quand il s’agit de s’en prendre aux gens qui ne résistent pas. 
À compter du 15 avril et jusqu’au 30 juin, les propriétaires de chiens devront tenir leur animal en laisse dès qu’ils quittent les allées forestières, sous peine d’une amende pouvant atteindre 750 euros. Une réglementation ancienne, remontant à un arrêté ministériel de 1955, que les pouvoirs publics remettent chaque printemps sur le devant de la scène avec un zèle remarquable.

 

Ce que dit la règle

Le principe est le suivant : entre le 15 avril et le 30 juin, période de reproduction et de mise bas pour de nombreuses espèces sauvages — chevreuils, sangliers, lièvres, oiseaux nicheurs —, tout chien doit être tenu en laisse dès que son maître s’écarte des routes, chemins balisés et sentiers de grande randonnée.

 La mesure s’applique dans l’ensemble des bois et forêts ouverts au public, qu’ils soient domaniaux, communaux ou privés, sur tout le territoire national.

En dehors de cette période, une autre règle, moins connue, s’applique toute l’année : un chien ne doit pas s’éloigner de plus de 100 mètres de son propriétaire en milieu forestier.

 Sur les allées forestières identifiées, l’animal peut rester détaché, à condition d’être sous contrôle constant.

La justification est écologique : un chien en liberté peut poursuivre et effrayer des animaux sauvages, provoquer l’abandon de nids ou de portées, voire blesser des petits.

 Même un animal réputé docile n’échappe pas à ses instincts de chasseur face à un faon ou un lapereau.

Les contrôles sont assurés par les agents de l’Office français de la biodiversité, les gardes forestiers, les gendarmes et les policiers municipaux. 

L’amende forfaitaire est généralement fixée à 135 euros, mais peut grimper jusqu’à 750 euros si l’affaire est transmise au juge.

 

Deux poids, deux mesures

On ne discutera pas de l’utilité de protéger la faune sauvage — c’est une cause légitime

Ce qui mérite en revanche d’être souligné, c’est le contraste saisissant entre l’énergie déployée par l’État pour verbaliser le promeneur du dimanche et son chien, et la mansuétude dont il fait preuve face à des formes de délinquance autrement plus destructrices.

 

Pendant que des agents assermentés patrouillent dans les massifs forestiers pour débusquer le labrador en liberté, des points de deal s’installent durablement au pied des immeubles dans des dizaines de villes françaises. 

Pendant que le propriétaire d’un golden retriever risque 750 euros d’amende pour avoir lâché sa laisse hors sentier, des trafiquants empoisonnent impunément des quartiers entiers, recrutent des mineurs et ruinent des familles.

L’État excelle à sanctionner ceux qui respectent les règles en général, paient leurs impôts et ne contestent pas — les propriétaires de chiens, les automobilistes, les artisans. 

Il est infiniment plus hésitant, plus procédurier, plus compatissant dès qu’il s’agit de s’attaquer à une délinquance organisée qui, elle, sait intimider, contester et mobiliser ses soutiens associatifs et politiques.

C’est la même logique qui voit des maires réclamer en vain des effectifs de police supplémentaires dans leurs communes, pendant que l’administration pond des circulaires sur la laisse des chiens. 

La même logique qui conduit à verbaliser le pêcheur à la ligne sans autorisation plutôt qu’à démanteler un réseau de stupéfiants.

Le promeneur breton avec son chien, lui, ne fera pas de vagues. 

Il paiera, ou il mettra la laisse. 

C’est précisément pour cela qu’on s’occupe de lui.

 

Crédit photo : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle. 

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