mercredi 25 mars 2026

MAIRES SORTANTS BOUSCULÉS, HUMILIÉS..... CE N' EST QUE LE DÉBUT !

 REVUE DE PRESSE !

 

[EDITO] 

Maires sortants bousculés et humiliés : ce n’est que le début !

Pendant la Révolution dont se réclame LFI, cela s’est fini avec des têtes sur des piques mais cela a dû commencer ainsi.
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Spectacle inédit dimanche soir : celui d’élus sortants bousculés, insultés, exfiltrés sous les huées. Une scène qui n’appartient pas à nos mœurs politiques.

 En France, la transition municipale se fait avec gravité, presque avec élégance : on respecte l’homme autant que la fonction, et tant que l’écharpe n’a pas changé d’épaule, le maire reste maire. 

Cette fois, tout cela a volé en éclats.

 

Exfiltré par la BAC

Les images ont circulé en boucle : Thierry Meignan au Blanc-Mesnil, Hélène Geoffroy à Vaulx-en-Velin, Jean-Claude Villemain à Creil ou encore Raphaël Cognet à Mantes-la-Jolie, dont même la fillette de 14 ans a été la cible de propos orduriers. 

Quelle sorte d'individus insulte les enfants ?

 Partout, même scénario : des groupes surexcités, des cris, des insultes, des élus contraints de fuir tête baissée. 

Et ce détail qui n’en est pas un : les agresseurs filment et diffusent eux-mêmes leurs exploits.

 Non seulement l'extrême-gauche agit mais elle revendique aussi.

La violence ne s’est d'ailleurs pas arrêtée aux vaincus.

 Car les élections sont un peu comme les matchs de foot : le dépit d'avoir perdu est comme  la joie d'avoir gagné : violent.  

 

À Billy-Montigny, le jeune maire RN Yannis Gaudillat, pourtant élu largement, mais qui a mis un point final à 70 ans de communisme, a dû être exfiltré par la BAC. 

Coups, gaz lacrymogènes, mouvement de foule... on se croirait dans un autre pays. 

La police a sécurisé le domicile du nouveau maire.

On nous expliquera que la violence monte partout.

 C’est l’argument commode. 

Pourtant, aucun débordement notable du côté des militants de droite, qu’ils aient gagné (à Nice) ou perdu (à Toulon).

Ce climat n’est pas un accident : il est une méthode. Installer la peur comme outil politique.

 Et cela fonctionne.

 Qui aura envie de s’engager à l'avenir si l’issue peut être l’humiliation publique ou même l'atteinte à l'intégrité physique  ?  

On l'avait déjà vu à l'œuvre à Avignon, lors des législatives : la concurrente de Raphaël Arnault avait été sommée par la préfecture de rester confinée chez elle le soir des élections.

Il est vrai que certains récoltent ce qu’ils ont semé. 

À force de clientélisme communautaire,  de jifoutou mémoriel doloriste mêlant Alger à Gaza, ils ont nourri la bête qui aujourd’hui les dévore. 

Quand Rima Hassan cite Frantz Fanon - «  Pour le colonisé, la vie ne peut naître que du cadavre en décomposition du colon » -, difficile de croire qu'elle aspire à un monde de douceur ouatée.

 

Porte-parolat révolu

La rhétorique de la Nouvelle France est ontologiquement vengeresse. 

Elle dénonce une supposée oppression à relents coloniaux mais cette extase affectée et surjouée devant les nouveaux « maires noirs », comme s'il n'y avait pas de précédent, comme si Raphaël Alisé, maire dans la Sarthe en 1929, ni Kofi Yamgname élu en 1989, n’avaient jamais existé et que les DOM TOM étaient rayés de la carte, est aussi condescendante que paternaliste.

 

Rima Hassan se réjouit de ces maires noirs nouvellement élus mais se préoccupe fort peu des migrants subsahariens maltraités dans un pays qu’elle appelle la Mecque des libertés : l’Algérie. 

Être noir, du reste, ne  suffit pas pour s’attirer les bonnes grâces de l’extrême-gauche. 

Encore faut-il être en sus un gentil noir, un bon noir docile, prêt à endosser le prêt-à-penser.

 C'est la case de l'oncle LFI : interdit d'en sortir.  

Si l'on prend des libertés et se met à penser autrement, on est aussitôt conspué. 

Ainsi en a-t-il été, pendant cette campagne, de René Kimbassa, originaire du Congo, référent RN de la 1ère circonscription des Hauts-de-Seine, il a pris des tombereaux d’injures sur les réseaux sociaux… en provenance de l’extrême-gauche. 

Et ce n’est pas la première fois.

Kamel Daoud compare ces plantations électorales aux plantations de sucre : il suffit de faire travailler les autres à son profit.

 

Sauf que comme l’a fait remarquer Ali Diouara à Raquel Garrido, ou encore Rima Hassan à Mathilde Panot (Rima Hassan qui pourrait aussi s’appliquer cette maxime à elle-même… en quoi est-elle originaire d’Afrique subsaharienne ?), le temps du porte-parolat est révolu. 

Certains de ces maires sortants qui ont usé et abusé du clientélisme en font la cruelle expérience.

 

C’est pour cela que Jean-Luc Mélenchon, fébrile, en fait des tonnes, affirme que les blancs sont aussi moches que sots et que lui-même est d'ailleurs un maghrébin.

 Imaginez que l'on s'avise de lui faire le coup du porte-parolat révolu avant 2027 ?

 

Source : 

Directrice de la rédaction de BV, éditorialiste

 https://www.bvoltaire.fr/auteur/gabriellecluzel

 

ET AUSSI

 

[MUNICIPALES]

 

 La Courneuve, le visage de la « nouvelle France » de LFI

 

 

Selon les chiffres de l’INSEE, en 2020, 45,6 % de la population de la commune était d’origine immigrée.
© Capture écran - Aly Diouara X
© Capture écran - Aly Diouara X

Au terme d’une campagne houleuse, Aly Diouara, député de La France insoumise, a fini par s’imposer, ce dimanche 22 mars, lors du second tour des élections municipales à La Courneuve (Seine-Saint-Denis).

 

 Avec un peu plus de 51 % des voix, il devance son adversaire socialiste, qui ne récolte que 48 % des suffrages.

 Pendant plusieurs semaines, les deux gauches ont tout tenté pour draguer les électeurs indécis. 

Aly Diouara est allé jusqu’à accuser son concurrent d’avoir « organisé une distribution de colis alimentaires à la population en échange de soutiens électoraux », notamment de l’argent en liquide et des dons de poulets. 

Des déclarations contestées par le candidat socialiste, qui a fait condamner Aly Diouara pour diffamation. Celui-ci a fait appel de cette décision.

Malgré ce contexte tendu, c’est donc la liste insoumise qui a bénéficié, au second tour, du ralliement des communistes sortants, qui sort gagnante.

 Il faut dire que le programme ultra-généreux du député de Seine-Saint-Denis a de quoi convaincre : gratuité de la cantine, offre de soutien scolaire, dotation de fournitures scolaires gratuites, développement de séjours de vacances…

 À cela s’ajoute l’inévitable litanie des mesures insoumises : maison de lutte contre le racisme et les discriminations, jumelage avec Gaza, subvention en faveur de la Palestine, réseau de villes antifascistes ou encore « ville refuge » pour les migrants.

 

Une ville au cœur des réseaux fréristes ?

Au lendemain de la victoire d’Aly Diouara, Mohamed Awad, chef de file des insoumis sur la commune et en troisième position sur la liste élue, n’a pas manqué de relier ce succès électoral à son engagement militant passé au sein des Jeunes Musulmans de France, une organisation accusée d’être proche des Frères musulmans. 

« Le jour où les subventions à mon association, les Jeunes Musulmans de France, ont été supprimées par pure islamophobie d’État, je me suis juré d’être un jour là où les décisions se prennent. 

Dix ans plus tard, nous y sommes », se réjouit le militant.

 

 Florence Bergeaud-Blackler, spécialiste des questions sur les Frères musulmans, rappelle alors que La Courneuve, loin d’être une ville étrangère aux questions liées à l’islam radical, abrite « le siège de la confrérie des Frères musulmans en France » [Musulmans de France, NDLR].

Déjà en janvier dernier, au sein de l’Assemblée nationale, Matthias Renault, député du Rassemblement national, s’inquiétait, à propos de Mohamed Awad, d’un possible « entrisme des Frères musulmans ». « [LFI] a une vraie stratégie communautaire dans ces élections municipales. […]  

J’en veux pour preuve le cas de Mohamed Awad, […] futur candidat LFI à La Courneuve qui a été le responsable des Jeunes Musulmans de France, la branche locale des Frères musulmans à l’époque de l’UOIF, fondée par l’imam Iquioussen », accusait le parlementaire, avant de développer de présumées proximités entre l’élu local et les réseaux fréristes. 

Des allégations contestées par LFI.

 

Les Courneuviens d'aujourd'hui

Au-delà des soupçons de clientélisme religieux s’ajoute la question du communautarisme à La Courneuve.

 

 Comme le note Nicolas Pouvreau-Monti, directeur de l’Observatoire de l’immigration et de la démographie (OID), dans les colonnes du JDD, « le vote LFI apparaît très corrélé à la présence de populations d’origine extra-européenne ».

 

 Il en veut pour preuve le cas de La Courneuve, « la ville de France qui compte le plus d’immigrés dans sa population »...

 En effet, selon les chiffres de l’INSEE, en 2020, 45,6 % de la population de la commune était d’origine immigrée. 

Des chiffres qui ne prennent en compte que la première génération des personnes nées à l’étranger. 

Mais pour le patron de l’OID, ce chiffre grimpe jusqu’à « 75 % » pour ce qui concerne les enfants d’immigrés extra-européens installés à La Courneuve. 

Pas étonnant que La Courneuve soit la ville où Jean-Luc Mélenchon a réalisé, en 2022, son meilleur score !

 

Par Clémence de Longraye

Journaliste à BV     https://www.bvoltaire.fr/



 

 

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