DANS UN SILENCE ASSOURDISSANT .........
France Inter fait la promo d’un festival de rap pour… lutter contre l’extrême droite !

La commission d’enquête sur l’audiovisuel public n’est pas encore terminée, elle n’est même pas encore enterrée, malgré le comportement indigne de son président, parti bouder après avoir été mis en cause par le courageux Charles Alloncle.
Elle n’est pas terminée mais, pendant ce temps, on ne peut pas dire que les militants de gauche payés par les impôts des Français rentrent la tête dans les épaules.
Bien au contraire, France Inter consacrait, la semaine dernière, en toute tranquillité, « dans le plus grand des calmes », comme on dit de nos jours, un reportage à la tournée du média « Grünt », placé depuis sa création sous le double signe du rap et… de la lutte contre l’extrême droite.
Le service public audiovisuel (@franceinter) fait la promotion d’un festival contre l’extrême droite avec nos impôts et en période électorale.
Un mot @Arcom_fr ?
Ça sera déduit des comptes de campagne de la gauche @cnccfp_officiel ?
Cc @CHAlloncle pic.twitter.com/C1ZRZpTsgH— Damien Rieu (@DamienRieu) February 7, 2026
Co-fondé en 2011 par un certain Jean Morel, le projet « Grünt » consiste d’abord à mettre en ligne sur YouTube des sessions de « freestyle » pendant lesquelles, autour d’une table « encombrée de câbles, de micros et de bières », selon le magazine culturel en ligne Maze, des artistes de rap se succèdent.
Peu à peu, l’ambition visuelle se fait plus conceptuelle, avec des maquettes de dinosaures ou des robots-chiens, mais l’idée est la même : capturer la spontanéité des « musiques urbaines ».
Peu à peu, « Grünt » organise des événements « en présentiel », notamment le Grünt Festival, qui a connu quatre éditions à ce jour, à la Grande Halle.
Lors de la dernière édition, Jean Morel a d’ailleurs pris la parole pour entonner ce slogan d’une brûlante originalité : « La jeunesse emmerde le Front national ».
Peu lui importe, apparemment, que le FN ait changé de nom et de ligne politique, peu lui importe, également, que la jeunesse plébiscite le RN et les formats courts de Bardella sur TikTok : « Écartons d’abord les faits, car ils ne touchent point à la question », disait déjà Rousseau, grand ancêtre de nos gauchistes, au début de son Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes.
Avec la bénédiction des élus locaux
Et voilà, maintenant, que Grünt annonce une tournée ! Dans un certain nombre de villes de province, il y a donc des salles qui accueilleront, parfois avec la bénédiction des élus locaux, ces concerts consacrés à la lutte contre une extrême droite fantasmée.
Tours, Saint-Brieuc, Laval, Bordeaux, Toulouse, Marseille, Lyon, Rennes, Tourcoing, Caen et Paris sont les jalons de cette initiative ouvertement politique. « L’heure est à la résistance, au partage, à l’amour et à la tolérance », conclut le communiqué de presse de Grünt, qui ne semble pourtant pas, paradoxalement, tolérer les 11 millions d’électeurs du RN, ni concevoir qu’une bonne partie de la jeunesse ne se retrouve pas dans les discours de haine anti-France portés par certains rappeurs caricaturaux.
À ce sujet — Commission audiovisuel public : les nerfs craquent
Et voilà donc qu’au milieu de tout ça, France Inter relayait, le 7 février dernier, cette initiative culturelle terriblement datée et complètement hors sujet.
Il ne manque rien à ce reportage : ni les étudiantes de 19 ans qui ont peur que la France ne devienne comme les États-Unis de Trump, ni la journaliste ravie, ni le directeur de salle culturelle de province qui se réjouit du soutien d’un élu LR, ni l’organisateur de la tournée qui, pour finir, délivre un discours qui semble à la fois avoir été traduit du nord-coréen (en gros, pour lutter contre l’intolérance, luttons contre la diversité des opinions) et prononcé en 1983, à l’âge d’or de la manipulation des « beurs » par les trotskistes de SOS Racisme.
Vous me direz qu’avec des adversaires aussi stéréotypés, on n’a même plus besoin de « débunker » : il suffit de laisser le réel faire son travail.
Ce n’est pas tout à fait exact : ce sont en effet nos impôts qui paient les caisses de résonance médiatiques (ici, France Inter) des projets de la gauche culturelle.
Et il est peut-être temps que la commission d’enquête y mette bon ordre !


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