REVUE DE PRESSE !
L’Afrique Réelle n° 194 : l’Algérie face à ses
frontières et à ses contradictions
Le nouveau numéro de L’Afrique Réelle (n° 194, février 2026), dirigé par Bernard Lugan, consacre un dossier central à une question sensible : celle des frontières de l’Algérie et de son héritage territorial.
Fidèle à sa ligne éditoriale, la revue propose une lecture géopolitique et historique à rebours des discours dominants, en s’appuyant sur les contentieux régionaux et les dynamiques internes du pays.
Actualité : une Algérie en difficulté
La rubrique « Actualité » s’ouvre sur deux articles consacrés à la situation algérienne.
Le premier analyse ce que la revue présente comme une marginalisation croissante d’Alger sur la scène régionale et internationale.
Le second, plus inattendu, aborde le football comme « triste révélateur de l’état moral de l’Algérie », considérant que le sport reflète les tensions politiques et sociales du pays.
Ces deux textes servent d’introduction à un dossier plus large, qui interroge la cohérence stratégique et diplomatique du régime algérien dans un contexte régional instable.
Dossier central : les frontières de l’Algérie
Le cœur du numéro est consacré aux frontières algériennes et aux contentieux hérités de la période coloniale.
Trois axes structurent ce dossier :
– Le contentieux territorial algéro-libyen
– Les amputations du Maroc au profit de l’Algérie
– Le contentieux territorial Tunisie-Algérie
L’Afrique Réelle revient sur les découpages opérés durant la période coloniale française et sur les conséquences géopolitiques actuelles de ces tracés frontaliers.
La revue met en lumière les tensions persistantes avec les pays voisins et souligne les ambiguïtés d’un État qui, tout en revendiquant un discours anticolonial, s’appuie sur des frontières issues de la colonisation.
L’éditorial de Bernard Lugan : « L’Algérie, dernier État colonial en Afrique… »
Dans son éditorial, Bernard Lugan développe une thèse polémique : l’Algérie, qui vient de criminaliser la colonisation française, se trouverait elle-même dans une position paradoxale en conservant des territoires hérités de la période coloniale sans consultation des populations concernées.
Il évoque notamment la question du Sahara occidental, les provinces frontalières rattachées à l’Algérie au détriment du Maroc, de la Tunisie ou de la Libye, ainsi que les revendications touarègues et kabyles.
Selon lui, la réactivation d’un discours anticolonialiste des années 1960 pourrait ouvrir une « boîte de Pandore » en remettant au premier plan la question du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
La Kabylie est particulièrement mentionnée, l’éditorial soulignant que certains mouvements kabyles pourraient, à terme, solliciter une internationalisation de leur revendication au nom de l’autodétermination.
Une réflexion plus large sur la décolonisation intra-africaine
La rubrique « Livre » complète ce numéro avec une recension de l’ouvrage Quand les Africains colonisaient l’Afrique, qui élargit la réflexion à la question des rapports de domination et d’expansion entre sociétés africaines elles-mêmes, au-delà du seul cadre européen.
Comme à son habitude, L’Afrique Réelle propose ainsi une lecture historique et géopolitique qui entend replacer les débats contemporains dans la longue durée.
Le numéro 194 s’inscrit dans cette démarche en interrogeant la cohérence du discours algérien sur la colonisation à l’aune de son propre héritage territorial.
Un numéro dense, qui ne manquera pas de susciter discussions et controverses, tant les questions de frontières et d’autodétermination demeurent centrales dans l’équilibre du Maghreb et du Sahel.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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COMMENTAIRE !
Le F.L.N., qui gouverne en Algérie depuis 1962,a »nationalisé » les biens des non musulmans puis il s’est octroyé les plus belles propriétés qui appartenaient aux non musulmans!
Récemment un Algérien m’a dit: »Le F.L.N. garde les deux tiers de l’argent du pétrole pour lui et il donne le tiers restant au peuple algérien »..
Les membres du F.L.N. ont acheté, en France, des propriétés avec l’argent de la corruption..et nos »gouvernants » trouvent tout cela normal et ils baissent leur froc devant le F.L.N.!…
Moi j’estime que c’est DU VOL !..