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Cannabis et THC : pourquoi il s’accumule dans
le corps et ce que cela change pour l’inflammation
et l’immunité
On a longtemps comparé le cannabis à l’alcool : un produit qui agit quelques heures, puis disparaît.
Or cette analogie est trompeuse.
Contrairement à l’alcool ou à la caféine, le THC – principal composé psychoactif du cannabis – ne quitte pas rapidement l’organisme. Il s’accumule.
Un produit qui se stocke dans les graisses
Le THC est une molécule lipophile : il se fixe facilement dans les tissus graisseux.
Après consommation, il passe par le sang, atteint les organes, puis une partie se loge dans les réserves adipeuses et certains tissus riches en vascularisation, comme le cerveau ou le foie.
Contrairement à d’autres substances éliminées en quelques heures, le THC peut être relargué progressivement dans la circulation.
Un test négatif ne signifie donc pas nécessairement que toute influence biologique a disparu.
Cela signifie seulement que les métabolites circulants ne sont plus détectables à un instant donné.
Avec des produits modernes beaucoup plus concentrés qu’il y a trente ou quarante ans, et un usage devenu quotidien chez certains consommateurs, cette logique d’accumulation change la donne.
Une exposition moderne sans précédent
Historiquement, le cannabis utilisé dans différentes cultures présentait des concentrations en THC bien plus faibles.
Aujourd’hui, huiles concentrées, résines sélectionnées, cartouches de vapotage et produits comestibles délivrent des doses nettement supérieures.
Parallèlement, la banalisation de son usage transforme une consommation occasionnelle en habitude régulière : pour le sommeil, l’anxiété, les douleurs chroniques.
Or une substance qui s’élimine lentement et qui est consommée quotidiennement finit par s’installer durablement dans l’organisme.
Le corps ne gère plus un épisode ponctuel, mais une exposition répétée.
L’inflammation : un système finement réglé
Le système immunitaire ne se limite pas aux infections.
Il intervient aussi dans la régulation de l’inflammation, processus normal destiné à s’activer puis à s’éteindre.
Certaines données suggèrent que, chez des consommateurs réguliers, des marqueurs biologiques liés à l’inflammation de bas grade peuvent être plus élevés.
Il ne s’agit pas d’une inflammation aiguë visible, mais d’un état discret et prolongé, susceptible, à long terme, d’augmenter le risque cardiovasculaire ou métabolique.
Le point clé n’est pas qu’un joint déclenche une maladie.
Le sujet porte sur la répétition et l’accumulation.
Une activation immunitaire légère mais persistante peut, sur des années, peser sur l’équilibre général.
Peau, poumons et stress oxydatif
Certains cliniciens rapportent également des modifications possibles de la barrière cutanée chez des usagers réguliers : peau plus réactive, récupération plus lente après irritation.
Du côté pulmonaire, fumée et vape peuvent induire un stress oxydatif cellulaire.
Là encore, les effets ne sont pas forcément immédiats, mais l’usure progressive des tissus peut devenir un facteur à considérer dans la durée.
THC et CBD : deux logiques différentes
Tous les produits issus du cannabis n’agissent pas de la même manière.
Le THC est responsable des effets psychoactifs et semble plus susceptible d’influencer l’activation immunitaire en cas d’usage fréquent.
Le CBD, non psychotrope, aurait des effets plus modulants sur l’inflammation.
Le ratio entre ces deux composés peut donc modifier l’impact biologique global.
Deux produits “cannabis” peuvent sembler similaires, mais produire des effets très différents selon leur composition réelle.
Un autre facteur entre en jeu : la pureté. Pesticides, solvants résiduels, moisissures ou métaux lourds peuvent s’ajouter aux effets propres du THC.
Dans une logique médicale, la traçabilité et les contrôles de qualité deviennent essentiels.
Ce n’est pas seulement la molécule active qui compte, mais l’ensemble du produit.
Une approche mesurée plutôt que brutale
Pour les consommateurs réguliers, une surveillance médicale peut inclure certains marqueurs inflammatoires comme la protéine C-réactive (CRP) ou des cytokines spécifiques.
L’objectif n’est pas de dramatiser, mais de comprendre son propre terrain biologique.
En cas de consommation prolongée et importante, un arrêt brutal peut perturber le sommeil, l’humeur et l’équilibre hormonal.
Une réduction progressive est souvent plus cohérente physiologiquement.
La question n’est plus de savoir si le THC reste dans l’organisme : il y reste.
La vraie interrogation porte sur ce que cette présence prolongée signifie à long terme, dans un contexte d’usage quotidien et de produits fortement concentrés.
Dans un débat souvent caricatural, entre banalisation totale et alarmisme excessif, les données scientifiques invitent à une lecture plus nuancée : comprendre les mécanismes biologiques, ajuster les pratiques, et replacer la consommation dans une réflexion de santé globale.
Illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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