TRIBUNE LIBRE !
De nombreux enfants algériens victimes de violences sexuelles
Par Manuel Gomez
Ferghane Azihari : quand l’islam, une superstition, prétend gouverner l’humanité…
Je vous invite à lire le « grand entretien qu’il a accordé au Figaro » (article réservé aux abonnés) dont je vous livre ci-dessous quelques passages savoureux.
LE FIGARO MAGAZINE. – Votre livre se présente comme une critique sans concession de l’islam présentée comme une religion archaïque hostile et étrangère à la modernité.
Ne craignez-vous pas d’être accusé d’attiser le choc des civilisations d’autant que vous n’êtes pas théologien ?
Ferghane Azihari. – « La critique de la religion est la condition de toute critique », disait Marx.
Quand une superstition prétend gouverner l’humanité, la moindre des choses est de pouvoir lui répondre.
L’islam n’a pas attendu que soit formulée la théorie du choc des civilisations par Lewis, Huntington et d’autres pour éradiquer une multitude de cultures pour lesquelles les musulmans ont manifesté un profond désintérêt, de l’Afrique romaine aux foyers bouddhistes qui fleurissaient en Afghanistan en passant par le monde byzantin.
Plutôt que de verser dans d’obscures arguties théologiques, ce livre tente de dresser un bilan du monde musulman.
C’est en passant les maux de l’islam au crible de la critique – et non en laissant prospérer le fanatisme – que nous pourrons pacifier nos sociétés.
En quoi la religion musulmane diffère-t-elle des autres religions ?
Après tout, toutes les religions ne sont-elles pas conservatrices dans leur essence ?
Les sociétés musulmanes comptent aujourd’hui parmi les plus autoritaires, xénophobes, misogynes, antisémites, homophobes de la planète, sans que cela embarrasse les pseudo-combattants de l’islamophobie.
Alors qu’une courte majorité des pays non musulmans peut se targuer d’être démocratique, le nombre de démocraties en terre d’islam se compte sur les doigts d’une main.
La plupart des minorités les plus discriminées se trouvent en terre d’islam.
[…]
L’islam se singularise par trop d’anomalies, tandis que sa contribution à la civilisation n’est pas à la hauteur de son poids démographique
[…]
Sur le front de la connaissance, le monde musulman produit quatre fois moins de livres par habitant que le reste du monde, et dépose six fois moins de brevets que les pays non musulmans.
[…]
Les musulmans ne sont responsables que de 0,1 % des découvertes scientifiques originales quand ils pèsent un quart de la population…
[…]
S’il n’a pas le monopole de la violence et de l’obscurantisme, il reste que l’islam se singularise par trop d’anomalies, tandis que sa contribution à la civilisation n’est pas à la hauteur de son poids démographique.
[…]
Comme Éric Zemmour ou Rémi Brague, vous refusez la distinction entre islam et islamisme.
Cette approche ne risque-t-elle pas d’être contre-productive, notamment auprès des musulmans qui embrassent la modernité ?
Du XVIIIe à la seconde moitié du XXe siècle, les termes « islam » et « islamisme » étaient utilisés de manière interchangeable pour désigner la religion et la législation musulmanes.
Ce n’est que récemment qu’on a forgé cet artifice sémantique qui voudrait que l’islamisme serait un projet théocratique quand l’islam serait une foi privée honorable.
Bien que sans fondement, ces précautions langagières ont été introduites au moment où le continent européen accueillait d’importantes populations issues du monde musulman, au risque d’abandonner toute une tradition anticléricale héritée des Lumières.
Renan disait qu’affranchir les musulmans de leur religion est le meilleur service qu’on puisse leur rendre
[…]
Votre livre est aussi une réflexion plus large sur l’Orient dont vous rappelez qu’il n’a pas toujours été musulman.
Vous démystifiez également le mythe d’un âge d’or de la civilisation islamique ?
[…] Il s’est ensuivi un profond mépris pour l’histoire de l’Orient, permettant à l’islam de jouir d’un prestige peu justifié, compte tenu du fait que cette région, aujourd’hui dans un état tragique, avait atteint un niveau de développement très élevé avant l’irruption des adorateurs de Mahomet.
Les musulmans ont hérité d’un patrimoine exceptionnel, qu’ils ont pourtant fini par saborder.
[…]
CF Lévi-strauss : L’islam a coupé en deux un monde plus civilisé
[…]
S’il est absurde de nier que de nombreux musulmans ont brillé par leur talent, rien ne permet d’attribuer leur génie à cette religion.
[…]
Vous fustigez une certaine gauche qui, à vos yeux, ressuscite le mythe du « bon sauvage » …
Qu’entendez-vous par-là ?
Le mythe que l’islam serait la religion des opprimés trahit chez certains un tropisme rousseauiste qui voudrait que les peuples sous-développés seraient d’éternels enfants, jamais responsables de leurs actions.
L’islamophilie de façade que l’on retrouve chez ceux qui n’adhéreraient à l’islam pour rien au monde révèle une forme de mépris à l’égard des non-Européens, comme s’il était vain de leur appliquer les mêmes exigences que nous manifestons à l’égard de nous-mêmes.
À l’image de Flaubert qui s’attristait de la modernisation de la Turquie et la fin de son caractère exotique.
[…]
L’islam exporte l’obscurantisme vers les sociétés occidentales, expliquez-vous. Le seul moyen d’empêcher cela n’est-il pas de limiter les flux migratoires ?
Les données sociologiques indiquent que les minorités originaires du monde musulman comptent parmi les catégories les plus perméables à des valeurs autoritaires, misogynes, antisémites, homophobes, superstitieuses et intolérantes, soit toutes les valeurs traditionnellement attribuées à l’extrême droite.
[…] Sans doute faut-il cesser d’accueillir ceux qui vomissent les valeurs qui ont forgé le succès et l’attractivité de l’Occident et reconduire à la porte ceux qui reproduisent ici la tyrannie que d’autres fuient là-bas.
Vous semblez vouloir transformer les civilisations orientales au point de préconiser de sortir de l’islam.
N’est-ce pas un projet démiurgique et dangereux ?
Cela ne ressemble-t-il pas au projet des néoconservateurs américains dont on connaît les conséquences ?
Votre serviteur est lui-même originaire du monde musulman et peut, au nom de tous les apostats de l’islam, vous confirmer que rien ne condamne la sortie de l’âge théologique à être limitée à une fraction de l’humanité.
Tous les yeux sont aujourd’hui rivés sur l’Iran, qui affiche des niveaux de désaffiliation religieuse spectaculaires.
Si cette jeunesse au courage immense parvient à sortir d’un régime théocratique sanguinaire, alors nous n’avons aucune excuse pour ne pas exploiter les espaces de liberté existant en Occident pour aider, à notre échelle, à dissiper les ténèbres de l’obscurantisme, dans nos sociétés pour commencer.
Par Christine Tasin
https://resistancerepublicaine.com/

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