dimanche 1 février 2026

BV A DRESSÉ UN CONSTAT INQUIÉTANT SUR LA CONDITION FÉMININE EN FRANCE ! L' ESPACE BOISSIÈRE À PARIS .....

 REVUE DE PRESSE

Urgence, Françaises en danger : une soirée pour regarder la réalité en face

Dans une salle comble, BV a dressé un constat inquiétant de la condition féminine en France aujourd'hui.
Évènement BV 1

L’espace Boissière à Paris a fait salle comble. 

Sept cents personnes ont pris place pour assister à la soirée « Urgence, Françaises en danger », organisée par Boulevard Voltaire

Une soirée de conférences pensée comme un temps de clarification collective, loin de l’émotion facile et des slogans.

La soirée a été ouverte par Gabrielle Cluzel.

 Elle a donné le ton de la rencontre, rappelé l’objectif de cette soirée : nommer les faits, analyser les causes, assumer les conséquences politiques et civilisationnelles de ce que vivent, aujourd’hui, les femmes françaises et replacer la condition féminine au cœur du débat public. 

 

Une introduction claire et posée, appelant à la lucidité avant d’entrer dans le fond des échanges.

 

 

En guise de préambule, Christine Kelly s'est adressée aux spectateurs (qui l'ont ovationnée). 

Elle peut témoigner : combien de fois s'est-elle sentie en danger dans les transports en commun !

Le réel avant les discours

Avant chaque table ronde, une vidéo introductive et des micros-trottoirs donnaient la parole aux Français. 

Des paroles simples, parfois maladroites, mais révélatrices d’un malaise profond : peur dans l’espace public, précarité économique, sentiment d’effacement.

 Ces témoignages servaient de point d’appui aux débats, rappelant que derrière les concepts, il y a des vies concrètes.

 

Le grand appauvrissement, une fragilisation silencieuse

La première table ronde était consacrée au grand appauvrissement. 

Sur scène, Véronique Le Floc’h, agricultrice et ancienne présidente de la Coordination rurale, a évoqué la précarité du monde agricole et ses conséquences directes sur les femmes.

 À ses côtés, Ludovine de La Rochère, présidente du Syndicat de la famille, a souligné l’impact des politiques publiques sur les mères et les familles, rappelant que les premières victimes des fragilisations sociales sont souvent les femmes.

 

La journaliste Louise Morice a, quant à elle, mis des mots sur une réalité moins visible : « La pauvreté féminine ne fait pas de bruit, mais elle enferme durablement. »

Olivier Rey a poursuivi par une conférence qui a pris de la hauteur.

 Refusant une lecture uniquement matérielle, il a replacé l’appauvrissement des femmes dans une crise plus large du sens et du lien social.

 « Une société qui accepte d’appauvrir ses femmes accepte de s’appauvrir moralement », a-t-il expliqué, invitant à réfléchir aux fondements mêmes de l’organisation collective.

 

Le grand effacement, quand la femme disparaît du cadre

La seconde table ronde abordait le grand effacement.

 Olivia Maurel, née de GPA, a livré un témoignage personnel sur la marchandisation du corps féminin. 

Janick Christen, fondatrice de Trans4Freedom, a dénoncé les dérives idéologiques qui brouillent les repères biologiques et juridiques. 

Venue des États-Unis, Chloe Cole a raconté son expérience personnelle de la transition de genre et les conséquences irréversibles de certaines décisions prises trop tôt.

 

Juriste et universitaire, Aude Mirkovic a synthétisé l’enjeu avec rigueur : « Quand le droit ne sait plus définir ce qu’est une femme, il ne peut plus la protéger. »

 

 

Le grand ensauvagement, vivre avec la peur

La troisième table ronde, consacrée au grand ensauvagement, s’est attachée à la question de la sécurité. 

Alice Cordier, présidente de Némésis, a décrit l’insécurité quotidienne vécue par de nombreuses femmes.

 Pierre-Marie Sève a apporté une analyse juridique et statistique de l’impunité croissante.

 

Moment particulièrement fort, l’intervention de Philippe Schmitt, père d’Anne-Lorraine Schmitt, assassinée dans le RER, a rappelé la dimension tragiquement concrète du sujet.

 « Quand la peur devient une habitude, la liberté disparaît », a-t-il confié, dans un silence attentif.

Après cette table ronde, l’historien médiéviste Lorris Chevalier est intervenu sous forme de conférence. 

Il a replacé la question de la protection des femmes dans le temps long de l’Histoire, rappelant que le degré de civilisation d’une société se mesure aussi à sa capacité à garantir la sécurité des plus vulnérables.

 

Le grand asservissement, une contrainte qui change de visage

La dernière table ronde était consacrée au grand asservissement, abordé sous l’angle culturel et idéologique.

L’anthropologue Fadila Maaroufi a dénoncé des formes d’oppression qui se dissimulent derrière le discours de la tolérance, rappelant que « renoncer à nommer l’aliénation, c’est déjà l’accepter ».

 L’essayiste et influenceur Julien Rochedy a, pour sa part, souligné l’inversion des normes qui conduit à demander aux femmes de s’adapter à ce qui les contraint plutôt que d’y résister.

 

Les responsables politiques concluent la soirée

La dernière séquence a donné la parole aux responsables politiques interrogés par Marc Baudriller.

 Marion Maréchal a ouvert les interventions en appelant à la lucidité : « Une nation qui n’assure plus la sécurité de ses femmes abdique une part de sa souveraineté. »

Puis Claire Géronimi a insisté sur le rôle fondamental de l’État dans la protection des citoyens, précisant que « la première des protections reste l’autorité publique lorsqu’elle est assumée ».

Edwige Diaz a plaidé pour des réponses législatives fermes et appliquées, expliquant qu’« il faut sortir des discours et rétablir des règles claires et appliquées ».

 

Enfin, Sarah Knafo a conclu la soirée en rappelant une évidence : « Défendre les femmes suppose de nommer les causes, même lorsqu’elles dérangent ».

La séance de dédicaces, très suivie, a prolongé les échanges et confirmé l’écho rencontré par la soirée.

Avec « Urgence, Françaises en danger », Boulevard Voltaire n’a pas seulement organisé une conférence : le média a posé un cadre, un diagnostic et une exigence. 

Une étape supplémentaire dans la défense de la cause des femmes françaises.

 

 
 
Picture of Yann Montero
Yann Montero
Journaliste Boulevard Voltaire    
 
Source :  https://www.bvoltaire.fr/urgence-francaises-en-danger-une-soiree-pour-regarder-la-realite-en-face/           
    

 






LE CONSEIL RÉGIONAL DE BRETAGNE PRÉVOIT UNE BAISSE DE SUBVENTIONS AU MONDE AGRICOLE !

 

 


 REVUE DE PRESSE !

 

Le conseil régional de Bretagne préfère-t-il SOS Méditerranée aux agriculteurs ?

La collectivité baisse d'un million d’euros ses subventions au monde agricole.
© Sxilderik Wikipedia Creative Commons 3.0
© Sxilderik Wikipedia Creative Commons 3.0

Étonnant sens des priorités.

 Pour son budget de l’année 2026, l’exécutif du conseil régional de Bretagne prévoit une baisse d’un million d’euros des subventions destinées au monde agricole.

« Avec la diminution annoncée des recettes, en particulier la dotation globale de fonctionnement et l’augmentation de nos dépenses, notamment les charges de personnel, c’est 40 millions de moins dans notre budget », justifie Arnaud Lécuyer, vice-président socialiste de la région Bretagne en charge de l’agriculture, cité par Ouest-France le lundi 26 janvier.$

 Il arriverait même à émouvoir : « Ce n’est pas de gaieté de cœur que nous avons pris cette décision. 

» Par exemple, ce sont les syndicats agricoles qui voient leurs subventions supprimées.

La Confédération paysanne évoque une perte de 17.000 euros.

 

La Fédération régionale des syndicats d’exploitants agricoles (FRSEA) dénonce, pour sa part, « un choix politique incompréhensible dans une région où l’agriculture est l’activité économique principale ».

 C’est aussi l’agriculture biologique qui trinque.

 Des élus écologistes s’en sont offusqués car, dans le même temps, les investissements pour l’aéroport de Quimper pleuvent. 

 « On a du mal à comprendre ces arbitrages de gauche », expliquent-ils.

 Des nuances de gauche.

500.000 euros en cinq ans pour SOS Méditerranée

« Ce choix n’est pas une fatalité budgétaire : c’est un choix politique assumé », s’émeut, dans un communiqué publié ce 27 janvier, l’eurodéputé Gilles Pennelle, par ailleurs président du groupe RN au conseil régional.

« C’est purement scandaleux, s’indigne, auprès de Boulevard Voltaire, le parlementaire breton, en pleine crise agricole, ce n’est pas le moment de s’en prendre aux agriculteurs. 

 

» Le parlementaire mariniste évoque les circonstances difficiles pour un secteur durement éprouvé : mobilisation agricole durant tout ce mois de janvier, tensions autour du Mercosur, crainte des baisses de dotations de la PAC à venir.  

« C’est une provocation, dans le contexte actuel », accuse Gilles Pennelle.

 Le président du groupe RN au conseil régional ne manque pas d’évoquer la politique budgétaire de l’exécutif socialiste.  

« Je dénonce ce choix, d’autant que dans le même temps, le conseil régional continue à financer SOS Méditerranée à qui il aura versé plus de 500.000 euros en cinq ans. » 

 À la liste s’ajoutent les nombreuses subventions versées aux associations du monde culturel souvent très politisées à gauche.

 

Le Togo plutôt que la Bretagne

Du côté de la droite, le groupe Hissons haut la Bretagne, présidé par l’eurodéputée LR Isabelle Le Callennec, est aussi opposé à cette politique budgétaire qui doit être votée en février : « En pleine crise, comment comprendre ce camouflet ? 

Le rôle des syndicats est pourtant crucial pour instaurer un dialogue indispensable.

 Faudrait-il le rappeler à la gauche ? »

« Des économies étaient possibles ailleurs », évoque Gille Pennelle, dans son communiqué. 

 

Dans lequel il n’épargne pas le président de la collectivité, Loïg Chesnais-Girard : « [Il] finance ainsi des projets éloignés des préoccupations des Bretons, allant jusqu’au financement de latrines au Togo, pendant que nos exploitations agricoles sont fragilisées. » 

 

 Les Bretons apprécieront.

 

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Yves-Marie Sévillia
Journaliste chez Boulevard Voltaire     https://www.bvoltaire.fr/le-conseil-regional-de-bretagne-