REVUE DE PRESSE
Urgence, Françaises en danger : une soirée pour regarder la réalité en face

L’espace Boissière à Paris a fait salle comble.
Sept cents personnes ont pris place pour assister à la soirée « Urgence, Françaises en danger », organisée par Boulevard Voltaire.
Une soirée de conférences pensée comme un temps de clarification collective, loin de l’émotion facile et des slogans.
La soirée a été ouverte par Gabrielle Cluzel.
Elle a donné le ton de la rencontre, rappelé l’objectif de cette soirée : nommer les faits, analyser les causes, assumer les conséquences politiques et civilisationnelles de ce que vivent, aujourd’hui, les femmes françaises et replacer la condition féminine au cœur du débat public.
Une introduction claire et posée, appelant à la lucidité avant d’entrer dans le fond des échanges.
« Le 31 janvier, c’est l’anniversaire du jour où les femmes ont eu le droit de porter un pantalon.
Mais aujourd’hui, les femmes voudraient pouvoir porter une jupe quand elles le veulent ! »@gabriellecluzel pic.twitter.com/L8X9Tv5lqh
— Boulevard Voltaire (@BVoltaire) January 30, 2026
En guise de préambule, Christine Kelly s'est adressée aux spectateurs (qui l'ont ovationnée).
Elle peut témoigner : combien de fois s'est-elle sentie en danger dans les transports en commun !
Le réel avant les discours
Avant chaque table ronde, une vidéo introductive et des micros-trottoirs donnaient la parole aux Français.
Des paroles simples, parfois maladroites, mais révélatrices d’un malaise profond : peur dans l’espace public, précarité économique, sentiment d’effacement.
Ces témoignages servaient de point d’appui aux débats, rappelant que derrière les concepts, il y a des vies concrètes.
Le grand appauvrissement, une fragilisation silencieuse
La première table ronde était consacrée au grand appauvrissement.
Sur scène, Véronique Le Floc’h, agricultrice et ancienne présidente de la Coordination rurale, a évoqué la précarité du monde agricole et ses conséquences directes sur les femmes.
À ses côtés, Ludovine de La Rochère, présidente du Syndicat de la famille, a souligné l’impact des politiques publiques sur les mères et les familles, rappelant que les premières victimes des fragilisations sociales sont souvent les femmes.
La journaliste Louise Morice a, quant à elle, mis des mots sur une réalité moins visible : « La pauvreté féminine ne fait pas de bruit, mais elle enferme durablement. »
Olivier Rey a poursuivi par une conférence qui a pris de la hauteur.
Refusant une lecture uniquement matérielle, il a replacé l’appauvrissement des femmes dans une crise plus large du sens et du lien social.
« Une société qui accepte d’appauvrir ses femmes accepte de s’appauvrir moralement », a-t-il expliqué, invitant à réfléchir aux fondements mêmes de l’organisation collective.
Le grand effacement, quand la femme disparaît du cadre
La seconde table ronde abordait le grand effacement.
Olivia Maurel, née de GPA, a livré un témoignage personnel sur la marchandisation du corps féminin.
Janick Christen, fondatrice de Trans4Freedom, a dénoncé les dérives idéologiques qui brouillent les repères biologiques et juridiques.
Venue des États-Unis, Chloe Cole a raconté son expérience personnelle de la transition de genre et les conséquences irréversibles de certaines décisions prises trop tôt.
Juriste et universitaire, Aude Mirkovic a synthétisé l’enjeu avec rigueur : « Quand le droit ne sait plus définir ce qu’est une femme, il ne peut plus la protéger. »
« Née de GPA, j’ai grandi avec mes racines coupées, remplacées par un montage juridique.
On ne naît pas d’un contrat, on ne naît pas d’un projet : on naît d’une femme, d’une mère, et on ne peut pas se construire sans ses racines et sans sa mère. »@maurel_olivia pic.twitter.com/17L3HDEZ9R
— Boulevard Voltaire (@BVoltaire) January 30, 2026
Le grand ensauvagement, vivre avec la peur
La troisième table ronde, consacrée au grand ensauvagement, s’est attachée à la question de la sécurité.
Alice Cordier, présidente de Némésis, a décrit l’insécurité quotidienne vécue par de nombreuses femmes.
Pierre-Marie Sève a apporté une analyse juridique et statistique de l’impunité croissante.
Moment particulièrement fort, l’intervention de Philippe Schmitt, père d’Anne-Lorraine Schmitt, assassinée dans le RER, a rappelé la dimension tragiquement concrète du sujet.
« Quand la peur devient une habitude, la liberté disparaît », a-t-il confié, dans un silence attentif.

Après cette table ronde, l’historien médiéviste Lorris Chevalier est intervenu sous forme de conférence.
Il a replacé la question de la protection des femmes dans le temps long de l’Histoire, rappelant que le degré de civilisation d’une société se mesure aussi à sa capacité à garantir la sécurité des plus vulnérables.
Le grand asservissement, une contrainte qui change de visage
La dernière table ronde était consacrée au grand asservissement, abordé sous l’angle culturel et idéologique.
L’anthropologue Fadila Maaroufi a dénoncé des formes d’oppression qui se dissimulent derrière le discours de la tolérance, rappelant que « renoncer à nommer l’aliénation, c’est déjà l’accepter ».
L’essayiste et influenceur Julien Rochedy a, pour sa part, souligné l’inversion des normes qui conduit à demander aux femmes de s’adapter à ce qui les contraint plutôt que d’y résister.
« Je serais le grand danger masculiniste pour les femmes, tout simplement parce que j’ai osé rappeler que les femmes et les hommes existent biologiquement et que, peut-être, cela pouvait avoir une influence » ironise @JRochedy. pic.twitter.com/KdB7SxHloT
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Les responsables politiques concluent la soirée
La dernière séquence a donné la parole aux responsables politiques interrogés par Marc Baudriller.
Marion Maréchal a ouvert les interventions en appelant à la lucidité : « Une nation qui n’assure plus la sécurité de ses femmes abdique une part de sa souveraineté. »
« Je suis très contente d’être là, en tant que femme, en tant que maman de deux petites filles, donc particulière concernée » déclare @MarionMarechal à @jean_bexon. pic.twitter.com/g9yFD36kOW
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Puis Claire Géronimi a insisté sur le rôle fondamental de l’État dans la protection des citoyens, précisant que « la première des protections reste l’autorité publique lorsqu’elle est assumée ».
Edwige Diaz a plaidé pour des réponses législatives fermes et appliquées, expliquant qu’« il faut sortir des discours et rétablir des règles claires et appliquées ».
« La majorité des agressions sexuelles hors cadre familial sont commises par des personnes qui ne devraient pas être sur notre sol » dénonce @ClaireGeronimii. «
Ces faits devraient guider notre action, mais beaucoup préfèrent ne pas le faire. » pic.twitter.com/EmANsShvQ4
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Enfin, Sarah Knafo a conclu la soirée en rappelant une évidence : « Défendre les femmes suppose de nommer les causes, même lorsqu’elles dérangent ».
« Je compte doter les réverbères parisiens de capteurs IA qui reconnaîtront le bruit d’une femme agressée » nous explique @knafo_sarah. pic.twitter.com/oifUqFvYvj
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La séance de dédicaces, très suivie, a prolongé les échanges et confirmé l’écho rencontré par la soirée.
Avec « Urgence, Françaises en danger », Boulevard Voltaire n’a pas seulement organisé une conférence : le média a posé un cadre, un diagnostic et une exigence.
Une étape supplémentaire dans la défense de la cause des femmes françaises.
« Ces néo-féministes radicalisées ne défendent pas les femmes » dénonce @diaz_edwige. «
Ce n’est pas du féminisme mais de la misandrie. » pic.twitter.com/tkUAVdR9AT
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