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Capture de Maduro : complicités internes et recomposition des équilibres géopolitiques
Pour revenir sur les événements de la nuit dernière au Venezuela, la capture de Nicolás Maduro, à la suite de frappes aériennes ciblées sur Caracas, se serait déroulée sur une période extrêmement brève, de l’ordre d’une trentaine de minutes.
L’opération aurait été conduite par des forces spéciales américaines, en particulier la Delta Force de l’US Army.
Quelques heures avant son arrestation par les forces américaines, Maduro
recevait une délégation chinoise au Palais de Miraflores.
Cette délégation était conduite par Qiu Xiaoqi, envoyé spécial de Xi Jinping pour l’Amérique latine.
Cette rencontre constitue la dernière apparition
publique connue de Maduro.
La rapidité, la précision et la brièveté de l’intervention laissent
penser qu’une telle opération n’a pu aboutir qu’avec le concours actif
de relais internes vénézuéliens, vraisemblablement issus de l’appareil
militaire ou sécuritaire du régime.
Elles suggèrent également, sinon un
accord formel, du moins une acceptation tacite de la part de la Chine et
de la Russie, deux puissances fortement implantées au Venezuela sur les
plans politique, économique et sécuritaire.
L’intervention se serait déroulée sans affrontements majeurs, sans
blessés ni morts, et aurait conduit à l’arrestation de Maduro, chef
d’État non réélu et présenté par la justice américaine comme le
dirigeant présumé du cartel de Los Soles, ainsi que de son épouse. Pour
les faits liés au narcotrafic, il devrait être traduit devant un
tribunal fédéral des États-Unis, en l’occurrence le Southern District of
New York.
Il convient également de rappeler la présence sur le territoire
vénézuélien de nombreux contractants militaires privés, notamment russes
et possiblement chinois, lesquels ne seraient pas intervenus durant
l’opération, renforçant l’hypothèse d’une neutralité volontaire.
Le précédent de l'Operation Just Cause rappelle qu’une intervention
américaine de ce type suppose de manière évidente l’existence de
complicités locales significatives au sein de l’État ciblé.
Enfin, l’ensemble de ces éléments semble indiquer que Russes et
Américains s’inscrivent dans une logique pragmatique de partage des
zones d’influence.
Les États-Unis paraissent réactiver la Doctrine
Monroe afin de reprendre le contrôle stratégique de leur arrière-cour
latino-américaine, tandis que la Russie chercherait à consolider son
emprise dans l’espace est-européen.
Par Arnaud T. Mylle -
Délégué du Parti de la France aux États-Unis
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