mercredi 20 février 2019

UNE NOUVELLE VISION DE L' EUROPE .......


Un nouvel ordre multipolaire fondé sur la régulation

Texte de la rubrique Vision géopolitique et Ordre multipolaire

Le concept de communauté internationale, qui revient de façon récurrente dans le discours des diplomates occidentaux, n’est qu’un artifice destiné à légitimer la politique étrangère des États-Unis. 

Or celle-ci, porteuse de l’idéologie mondialiste, est contraire aux intérêts de la France et de l’Europe. Aussi notre pays devrait-il, selon Ligne droite, contester l’organisation actuelle des relations internationales et nourrir la grande ambition d’œuvrer à l’avènement d’un « nouvel ordre multipolaire » ancré dans la réalité du monde d’aujourd’hui et axé sur la régulation des échanges.

La notion de communauté internationale, un instrument de l’imperium américain

La notion de « communauté internationale », qui reprend sous un angle un peu différent celui de nouvel ordre mondial très en vogue à la fin du XXe siècle, est en effet une formule des plus ambiguë. 

Ceux qui s’en réclament laissent entendre qu’ils parlent pour l’ensemble des nations du monde, alors qu’il ne s’agit le plus souvent que des États-Unis et de leurs « alliés ». 

Cette référence à la communauté internationale est dès lors quasi systématiquement utilisée pour des actions ou des prises de position qui servent les États-Unis et leur vue du monde.

Autant dire, dans ces conditions, que cette notion s’inscrit dans un cadre très politiquement correct. Elle repose sur l’idée que le modèle américain fondé sur le libéralisme et la démocratie va s’étendre au monde entier et s’appuie sur l’idéologie mondialiste qui conduit à supprimer les frontières, à réduire le pouvoir des États et à œuvrer à la globalisation de la planète.

 En effet, la communauté internationale en question ne se préoccupe pas des identités et considère avec méfiance les États qui y demeurent attachés comme la Russie et tous les pays de l’Est de l’Europe.

Une conception politiquement correcte inadaptée au monde multipolaire d’aujourd’hui

Ligne droite estime en conséquence que les notions de nouvel ordre mondial et de communauté internationale doivent être rejetées car elles véhiculent le mondialisme, le libre-échangisme intégral, l’immigrationnisme et l’atlantisme. 

À ce titre, elles vont à l’encontre de ce qui est souhaitable pour le France et l’Europe, aussi notre pays doit-il les contester tout en proposant une autre vision.
Cette démarche se révèle d’autant plus légitime que le concept de communauté internationale ne correspond en rien à la réalité du monde d’aujourd’hui. 

La planète est en effet loin de converger autour du pôle américain, lequel perd d’ailleurs de son influence. Notre époque apparaît au contraire marquée par l’émergence de nouvelles puissances qui structurent la scène mondiale selon un schéma multipolaire. 

Un schéma qui n’est pas compatible avec la notion de communauté internationale puisqu’aucun des nouveaux pôles émergents comme la Chine, l’Inde ou le monde musulman, pas plus d’ailleurs que la Russie, le Brésil ou l’Afrique, ne sont prêts à s’aligner sur les États-Unis.

Il faut lui substituer le concept de nouvel ordre multipolaire

Ligne droite considère donc que la France devrait se faire le champion d’une autre conception des relations internationales. 
Une conception qu’elle devrait populariser sous le nom de « nouvel ordre multipolaire » et qui devrait reposer sur deux grands principes : prendre en compte la réalité multipolaire du monde d’aujourd’hui et substituer à l’ultralibéralisme international le principe de la régulation générale de tous les échanges.

Le nouvel ordre multipolaire pour une régulation des échanges

Contrairement au nouvel ordre mondial qui organisait le laisser-faire laissez-passer général tant pour les biens et services que pour les mouvements migratoires, le nouvel ordre multipolaire proposé par la droite nouvelle devrait s’appuyer sur le principe simple selon lequel les échanges ne sont admis que s’ils sont bénéfiques pour les deux parties concernées et doivent donc être régulés en conséquence.


Dans ce cadre, l’organisation du commerce mondial devrait être entièrement revue et de nouvelles négociations devraient être ouvertes en son sein pour mettre en place des écluses douanières entre les grands ensembles économiquement homogènes.
De même, s’agissant de l’immigration, la maîtrise des flux devrait s’imposer comme la règle commune. 

Aucun mouvement migratoire ne pourrait être organisé sans l’accord des deux pays concernés. 

Quant aux déplacements clandestins, ils devraient être combattus par les pays d’émigration comme par ceux d’immigration et, dans la mesure où ils sont organisés par des filières mafieuses, traités comme tels par les services compétents.

Le nouvel ordre multipolaire pour la stabilité du monde

Par ailleurs, le nouvel ordre multipolaire devrait prendre en compte la réalité du monde et reconnaître son caractère multipolaire. 

Pourrait en effet être constitué un G9 d’un nouveau genre regroupant les principaux pôles de puissance: Chine, Japon, Inde, Brésil, États-Unis, Russie et Europe, auxquels devraient être adjoints deux autres États, l’un représentant le monde musulman et l’autre l’Afrique (au besoin selon une formule de tourniquet). 

Une telle instance même informelle qui représenterait avec neuf partenaires la presque totalité de la population mondiale pourrait être le lieu le plus pertinent où débattre des conflits et des problèmes du monde. 

Une configuration qui serait capable d’apporter une plus grande stabilité internationale, car fondée, non plus sur une puissance unique qui cherche à s’imposer, mais sur l’équilibre des principaux pôles de puissance de la planète.

Le nouvel ordre multipolaire, un projet susceptible de s’imposer

Pour mettre en œuvre un tel projet, très différent des pratiques actuelles, la droite nouvelle, une fois au pouvoir, devrait commencer par faire de la France le champion de cette idée, à charge pour elle de l’expliquer et d’en assurer la promotion. 

Si, ensuite, l’Europe confédérale, telle que préconisée par Ligne droite, reprenait ce projet à son compte, gageons que tout deviendrait alors possible. 

L’idée d’un nouvel ordre multipolaire pourrait en effet intéresser les BRICS. Le Brésil, la Russie, la Chine, l’Inde et l’Afrique du Sud cherchent en effet à réduire l’influence des États-Unis dans le monde. Ils ne pourraient dès lors que soutenir un projet visant à institutionnaliser la réalité multipolaire qu’ils incarnent et, forte de ce soutien, l’Europe serait en mesure de faire prévaloir ce changement radical de l’organisation des relations internationales.

En tout état de cause, la France, dirigée par la droite nouvelle, aurait tout intérêt à porter l’idée d’une rénovation profonde des relations internationales. 

En dehors des bénéfices qu’elle et les autres pays européens pourraient en retirer si le projet se concrétisait, le seul fait de s’en faire l’artisan permettrait à la France de gagner en stature et d’offrir aux Français des perspectives ainsi qu’une ambition collective qui leur rendrait espoir et fierté.


Crédit photo : Ligne droite cco



Dans le monde multipolaire d’aujourd’hui, ériger l’Europe en un pôle de puissance

Texte de la rubrique Vision géopolitique
Dans le monde multipolaire du XXIe siècle, dominé par les grandes puissances continentales et civilisationnelles, les anciennes nations d’Europe ne sont plus en mesure de s’imposer. 

Quant à l’organisation de Bruxelles qui les rassemble, loin de les renforcer, elle les dissout, les soumet et les désarme. 

Aussi Ligne droite considère-t-elle comme essentiel d’ériger l’Europe en un pôle de puissance qui rendrait aux peuples européens leur indépendance et leur souveraineté collective.

 Une nouvelle vision de l’Europe qui lui permettrait de s’adapter au monde d’aujourd’hui et donc d’y retrouver une place éminente.

De la guerre froide au monde multipolaire

Car le monde actuel n’a plu rien à voir avec celui de la guerre froide. Depuis 1945 jusqu’en 1989, la planète était restée marquée par l’affrontement entre l’Est et l’Ouest, entre le bloc soviétique et le camp américain.
 Et tout sur la scène internationale était alors déterminé par cet antagonisme aussi bien idéologique que géopolitique. 
Le monde était clairement bipolaire, ce qui ne l’empêchait pas de rester, comme aux siècles précédents, largement dominé par des peuples d’origine européenne.


Après la chute du mur de Berlin et l’effondrement du système soviétique, tout a basculé. 

Les Américains, qui se trouvaient dans la situation d’avoir vaincu leur rival, ont cru un moment qu’ils allaient dominer le monde, un monde devenu unipolaire, sorti de l’Histoire et libéré des conflits.
 Rien de tel ne s’est produit car entre-temps, servis par les effets de la mondialisation, plusieurs pays très peuplés, autrefois qualifiés de sous-développés, ont connu une croissance économique exceptionnelle qui leur a permis de reprendre pied sur la scène mondiale.

Aujourd’hui en effet, de nouvelles grandes puissances ont émergé qui structurent désormais le monde selon un schéma multipolaire. 

Un schéma qui focalise la puissance sur quelques grands ensembles continentaux dotés chacun d’une civilisation qui leur est propre. Il y a toujours les États-Unis, mais aussi le Japon, l’Inde et la Chine, laquelle est en passe de devenir la première puissance mondiale.

 Il y a également le monde musulman qui certes n’est pas organisé autour d’un territoire et d’un État unique mais qui s’affirme avec force, uni par l’Oumma, la communauté des croyants musulmans. 

Et puis il y a aussi le monde latino-américain et enfin l’Afrique qui connaît une croissance démographique terrifiante.

Une Europe faible et menacée

Ligne droite estime donc indispensable de prendre en compte cette réalité fondamentale.

Faute de quoi la France et les autres nations européennes pourraient bien connaître des lendemains qui déchantent. 

Car ces nouvelles puissances, pour la plupart soudées autour d’une civilisation commune et d’un État fort, ne s’affirment pas sur la scène internationale animées par la bienveillance à l’égard de l’Europe. Se situant en dehors de la sphère occidentale, elles ont toutes subi, à un moment ou à un autre de leur histoire, la suprématie européenne. 

Aussi nourrissent-elles à l’encontre de l’Europe une rancœur plus ou moins affirmée qui les pousse à prendre leur revanche sur leurs anciens maîtres et donc à dominer, à humilier, voire à détruire.

Or, dans ce monde nouveau, l’Europe apparaît faible, décadente et divisée. 

Politiquement éparpillée en une trentaine d’États, sans force armée conséquente, progressivement dépossédée de son potentiel industriel, rongée par la haine d’elle-même et la repentance, elle semble ignorer les menaces et les défis, seulement préoccupée de moralisme et de bien-pensance.

Pour une grande puissance européenne

Aussi, en ce début du XXIe siècle, Ligne droite estime-t-elle vital d’ériger l’Europe en un pôle de puissance pour rendre à notre continent et à la civilisation qu’il porte les moyens de se protéger et de conserver la place qui lui revient dans le monde. 

L’Union ainsi refondée et dirigée par les seuls États devrait rendre aux pays membres l’essentiel de leurs compétences pour se consacrer à tout ce qui peut assurer l’indépendance collective des nations d’Europe, la défense de leur identité et le retour à la puissance de leur commune civilisation (voir le texte sur le projet d’Europe confédérale).

Pour mener à bien ce projet, il est nécessaire de mettre radicalement en cause l’entreprise menée depuis des années dans le cadre de l’Europe bruxelloise.

 Celle-ci, loin de rechercher la puissance pour l’Europe, l’a au contraire placée sous la domination des Américains et sous l’influence des forces économiques mondialistes. 

Pour ce faire, elle s’est employée à confisquer toutes les prérogatives des États nationaux et à détruire leur souveraineté sans pour autant créer une souveraineté européenne.
 Instrument zélé du politiquement correct, elle a de plus favorisé délibérément tous les processus délétères qui affaiblissent les nations européennes, que ce soit le mondialisme, l’immigrationnisme ou l’atlantisme.

L’impasse du souverainisme passéiste

Cette réalité a conduit beaucoup de Français à se ranger sous l’étendard souverainiste et à rêver d’un retour à la France des années cinquante.
 Mais cette voie ne pourrait que conduire à une impasse qui serait désastreuse pour notre nation.

 Cette dernière, qui ne disposerait alors que d’une souveraineté théorique mais serait privée de toute puissance pour la faire respecter, se trouverait en effet dans une situation de faiblesse extrême. 

Seule dans un monde dominé par les grands ensembles continentaux, elle ne pourrait plus que subir ce que d’autres décideraient à sa place et deviendrait un pays de second, voire de troisième rang. 
Ce faisant, elle se trahirait elle-même car la nation française n’existe que lorsqu’elle joue un rôle de premier plan sur la scène mondiale. 

Pour que notre nation reste fidèle à son histoire et à son génie propre, Ligne droite estime donc qu’elle doit tourner le dos aux perspectives fallacieuses de l’européisme bruxellois comme du souverainisme nostalgique et devenir le principal moteur de l’Europe puissance. 

Un rôle de premier plan qui lui permettra de continuer à peser dans le monde à travers une Union européenne entièrement refondée.

Un projet pour écrire l’Histoire

Seul un tel projet peut rendre un avenir à la France et aux nations européennes, un avenir qui soit digne de ce qu’elles ont été. 

Seul ce projet peut réveiller les Européens et leur redonner l’espoir, l’enthousiasme et la fierté de ce qu’ils sont. 

L’Europe, c’est cinq cents millions d’hommes et de femmes, un PNB équivalent à celui des États-Unis. 

Alliée à la Russie, c’est près de sept cents millions d’âmes et un territoire immense. 

C’est donc la possibilité pour l’Europe de s’imposer à nouveau face aux plus grands et de continuer à placer le monde sous l’influence bénéfique et civilisatrice des peuples européens.

L’Europe puissance, ce sont les Européens qui continuent de marquer leur empreinte dans l’Histoire.
Crédit photo : skeeze via Pixabay cco



Source:   https://lignedroite.club/ 

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