dimanche 3 février 2019

UN SUFFRAGE À LA PROPORTIONNELLE ? RÉFLEXIONS !





Réflexions sur le suffrage à la proportionnelle

Publié le 2 février 2019 - par


Proportionnelle, le mot est facile et semble résolutoire, mais la chose est moins aisée et le résultat incertain.

Imaginons que la  proportionnelle ait existé sous la forme « 1986 » avant la présidentielle de 2017, beaucoup de LR auraient pensé que, « quel que soit le gagnant  du premier tour, il faut  assurer ma place dans la liste du parti, il sera toujours temps de négocier après ».

 Dès lors moins de ralliements à Emmanuel Macron et sans doute François Fillon élu. 

Mais même avec un Macron élu, le poids de l’implantation ancienne aurait induit l’idée que LR restant fort, Macron serait son otage, LREM privée de ses prises dans les autres partis aurait eu bien du mal à convaincre localement ; le PS se serait moins effondré, LR très peu.

Imaginons avec ces correctifs ce que serait la répartition : LR 166, LREM 105, FN (RN) 124, DLF 27 (et oui !), PS 80, LFI 75. Macron élu, avec qui gouverner ? 

Fillon élu, avec qui s’allier ? À part une large union des droites, mais sur quel consensus économique, point de majorité « naturelle » ; donc un gouvernement hétéroclite et une majorité changeante au gré des sujets. 
Fonctionnellement pourquoi pas, mais est-ce ainsi qu’on redonnera à la France son rôle dans le monde, est-ce ainsi que l’on guérira la majeure part de nos concitoyens nostalgiques d’un pays équilibré et en harmonie culturelle ?

Supprimer le seuil pour une proportionnelle intégrale aurait probablement un effet d’éparpillement des gros partis et, dans l’état actuel de l’opinion et du désaveu de tout ce qui est ou semble officiel, l’arrivée de minorités actives, parti islamique, divers indépendantismes, tocades sociétales genre vegan, LGBT, malthusianisme ; ni la nation ni la démocratie n’y survivraient.

La demande forte désormais d’un recours au référendum est à prendre en considération, pour elle-même, mais ce n’est pas l’objet de cet article, mais aussi parce qu’elle exprime la volonté populaire de voir pris en compte son avis nuancé et échappant à la cohérence partisane ; il faut donc donner au peuple cette possibilité d’avoir des représentants moins tenus, plus variés dans leur choix idéologiques. 

Nous avons vu que la proportionnelle intégrale serait destructrice, nous savons aussi que l’implantation localisée est importante et nous n’ignorons pas que les partis ont une capacité irremplaçable à roder les idées et les individus – l’échec de LREM, comme celui probable de la politisation des Gilets jaunes, montre la limite de la « société civile ».

Le système électoral exposé ci-après pourrait apporter une réponse.

Le scrutin serait uninominal, personnel, à un seul tour, dans des circonscriptions départementales. 

Pour chaque candidat, l’électeur disposerait de trois bulletins de vote (bleu, jaune, blanc) ; dans l’enveloppe il faudrait mettre obligatoirement trois bulletins, un de chaque couleur. 

Selon leur couleur les bulletins compteraient respectivement pour 4, 2 et 1 voix, ainsi le citoyen indiquerait finement son opinion au travers des positions de chaque candidat et échapperait  au dogme complet d’un parti. Les opérations de dépouillement seraient un peu plus compliquées mais gérables – c’est un président de bureau de vote qui l’écrit.

Le ministère de l’Intérieur publierait le détail des votes pour chaque candidat donnant ainsi une image des préoccupations dont seraient bien obligés – et avisés – de tenir compte les pouvoirs nationaux et locaux.


On pourrait voir des députés régionalistes élus, sans jamais avoir eu de bulletins « bleus », montrant ainsi une préoccupation compréhensible et sympathique de conservation de traits culturels, mais également le refus d’une rupture  illégitime et dangereuse pour la France.

 De même il serait possible d’évaluer le degré d’assimilation des religions, où la pénétration véritable des modes sociétales.


Depuis 3 ou 4 ans la France est entrée en vibration, tout devient possible, n’est-il pas temps d’oser innover vraiment ?


Par Gérard Couvert    https://ripostelaique.com

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