jeudi 28 février 2019

LE VOILE, DÉCATHLON ET HIJAB ! TRIBUNES LIBRES !




Musulmanes de France, débarrassez-nous de votre immonde voile !

Publié le 27 février 2019 - par
Madame,
Mettons les choses au point : je ne vous aime pas. Je vous croise quotidiennement dans les rues, le portable collé à l’oreille (ou plutôt au répugnant tissu qui l’escamote), vous devez donc être au courant. 

Vous avez entendu que vos sœurs en Algérie sont en train de se révolter ? Si votre sinistre paravent cachait un grain de discernement, vous vous empresseriez de les imiter.

J’ai été très étonnée d’apprendre pourquoi vous portez une guérite sur la caboche. C’est pour ne pas tenter les hommes ! J’ai peine à le croire. Vous êtes moche. Hideuse. 


Sur ce point, je vous rassure, vous pouvez vous en débarrasser sans attendre, aucune crainte à avoir. Vous ne tentez pas, vous repoussez. Ce calfeutrage est une invention de ceux qui ont imaginé la charia et affirment que les femmes doivent se cacher pour ne pas pousser les hommes au péché.

 Quel canular ! Sauf qu’il y a longtemps que je n’ai plus envie de rire.

Au cas où, dans votre portable, vous n’écouteriez que du Chaâbi  ou du Malouf, je vous informe que sous le hashtag « Les prisonnières du voile en Algérie », vos sœurs dénoncent le port du camouflage comme instrument d’oppression.

 Elles ont le soutien de Djemila Benhabib, écrivaine et conférencière, qui explique la conception de cette campagne qui, depuis le début de ce mois, a fait son apparition sur les réseaux sociaux, attestant de la montée d’une révolte plus que justifiée dans la société algérienne. 
Vos sœurs, dotées d’entendement elles, ont lancé une campagne d’émancipation vestimentaire rappelant celle de l’Iran, et celle qui couve en Arabie Saoudite.

 Même si en Algérie, le port de ce colmatage relève, en principe, d’un choix personnel, elles dénoncent aujourd’hui un diktat social qui les contraint à porter ce harnachement aussi inconfortable que peu hygiénique et encore moins esthétique.


Je soutiens la campagne contre le port du hijab en Algérie. 

Je lève mon chapeau à toutes celles qui osent exister et revendiquer leur liberté. Je vous aime, a-t-elle noté sur son compte Twitter.

Journaliste, écrivaine et conférencière algéro-canadienne, elle est également marraine de l’observatoire de la laïcité de Saint-Denis.
 Son profil affiche plus de 30.000 abonnés.

 Elle est aussi vice-présidente de la Fondation Raïf Badawi, du nom du blogueur saoudien condamné à 10 ans de prison et à 1.000 coups de fouets – autres règle sordide de votre religion qui n’en est pas une – pour insulte à l’islam, et dont la femme Ensaf, réfugiée à Québec, est devenue une amie.


Notre société opprime les femmes. Le hijab fait partie d’un processus de déshumanisation de la société, parce qu’il fait des femmes des sortes d’agglomérats – type sacs poubelles – et des hommes des frustrés. Je refuse que ma société, celle dans laquelle j’ai grandi, arrive à ce degré de déshumanisation, explique-t-elle. Bien entendu, le hijab n’est pas prescrit par la loi, mais en réalité la contrainte sociale est incroyable ! 
Les femmes finissent par le porter sous la pression de la rue, de la famille et de la société.

Curieusement, vos sœurs bâchées ne me donnent jamais l’impression d’être opprimées, elles sont arrogantes et trop bruyantes.

C’est le travail de sape de l’islamisme, ces trente dernières années, qui a fait en sorte que malgré l’absence de loi, le port du hijab s’est généralisé, dit Djemila. 

En enjeu politique de premier ordre.
Ce qui l’a convaincue d’adhérer à ce mouvement et le soutenir, c’est un reportage de la chaîne algérienne al-Chourouk, plutôt islamiste, relatant le suicide de dizaines de femmes algériennes à l’aide de leur bardage grotesque.

La mixité est diabolisée et la ségrégation des sexes fait son chemin. Résultat, l’inceste règne dans les familles. Certaines relations sexuelles sont peut-être consentantes, mais l’homme se tire une fois le procédé accompli, et la femme se retrouve seule.

 Et comme le tabou de la virginité reste présent, elles finissent par se suicider.

Sur les réseaux sociaux, Djemila a posté une photo d’elle flanquée du drapeau algérien et d’un panneau sur lequel il est écrit : Moi, Algérienne, contre le hijab en trois langues, arabe, anglais et français.

Elle a publié quelques messages s’exprimant sur la question.
Celia : Cela n’existe pas une femme qui se voile par choix. Même si personne ne l’y oblige, il y a tout un environnement social ou familial qui l’y pousse. 

Aucune femme au monde n’a envie de s’enterrer sous des mètres de tissu, quoi qu’elle dise.

Sarah, qui s’est vue imposer le hijab par son père : il m’a forcée à le porter à 13 ans, il m’a menacée de me sortir de l’école et me marier. Je l’ai haï, pensé même au suicide. J’ai 27 ans maintenant et je suis toujours forcée de le porter.


Un tweet des Femmes insoumises s’insurge contre ces incohérences : Vous criez que porter le voile est une liberté, mais faites vivre l’enfer à celles qui le retirent. Je suis pour la libération des femmes et en harmonie avec une revendication légitime qui me touche.

Pour Djemila, toutes ces femmes, en Algérie, au Moyen-Orient et en Iran sont mobilisées pour une libération de leur corps et la liberté d’aller tête nue. Si elles se sentent rattachées à un collectif, ça va leur donner de l’espoir, de la force pour tenir tête au frère, à l’oncle et même à la mère, parce que dans ces pays, les mères sont souvent dans le camp des oppresseurs.

Pour l’heure, cette amorce de révolte contre l’avancée du voile en Algérie connait un prélude de soutien masculin. 
Certains Algériens ont posté sur les réseaux sociaux des photos de leur tête couverte du hijab, en signe de solidarité.

Ce que je ne comprends toujours pas, c’est qu’au lieu d’être soumises et opprimées, vous êtes si arrogantes partout là où je vous rencontre ! 


Vous poussez pour être les premières dans le métro, dans les magasins, vous parlez trop fort (pardon : vous braillez), et vous nous traitez de racistes à la moindre observation. 

Je n’évoquerai pas ici vos mesures d’hygiène défaillantes, souhaitant rester courtoise.

 Vous polluez le paysage de la France, telles des besaces de couleur sombre.

Vous nous imposez votre religion. 
Le voile ne fait pas partie de notre culture. La prolifération de vos affreuses garnitures s’étend à tout notre territoire et à toutes nos banlieues dans une volonté de marquage de l’espace public. 

Nous sommes nombreux à ressentir une overdose face à cette islamisation, face à vos toitures abominables qui s’imposent à notre champ visuel.

 D’autant plus que ce hideux blindage se décline dans plusieurs variantes : hijabs, burkinis, abri-caisson spécial Décathlon pour les activités sportives, mantilles pour toutes petites filles.
Nous sommes chez nous, vous ne pouvez nous imposer la vision d’un symbole aussi polluant que vos harnais. Je vous l’interdis. 

Ce n’est pas à vous, venus profiter des largesses et des avantages de notre pays de décider de notre façon de vivre et de vouloir changer les lois selon votre soi-disant croyance liberticide et criminelle. Cet attelage est une pure et simple provocation, un manque de respect et une insulte pour toutes les femmes qui ont tant lutté pour leur émancipation.

Débarrassez-vous de cet immonde caparaçon et vous verrez : soudain vous serez acceptées !


Par Anne Schubert


ET AUSSI

jeudi, 28 février 2019

DÉCATHLON, LE FOND, LA FORME !

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Christian Rol, écrivain

Donc, la marque Décathlon voulait commercialiser un voile islamique pour les femmes désireuses de courir halal en France.

Pour moi la France n’a pas vocation à être musulmane, ni même dans les « territoires perdus », et cette culture est résolument un corps étranger dont nous devons évidemment les effets aux docteurs Folamour qui gouvernent ce pays depuis 40 ans ; mais dans cette affaire comme dans bien d’autres, les musulmans n’ont rien demandé ; et surtout pas d’être, une fois encore, les victimes idéales d’un piège à con où les seuls gagnants auraient du être les petits malins, ces capitalistes « apatrides » dont Lénine disait qu’ils étaient tellement stupides qu’il vendraient la corde pour se faire pendre.


Aux dernières nouvelles, une levée de boucliers, un boycott et des « menaces » sur les sites Décathlon auraient décidé du revirement de la marque qui renonce, finalement, de ne pas commercialiser ce fameux hiquab.


Pour autant, si j’ai décidé désormais de ne plus rien acheter chez Décathlon, c’est non seulement parce leur came made in China ne vaut rien et, ensuite, parce que, contrairement à Marine Le Pen qui  tombe décidément dans tous les panneaux, ce n’est pas le hiquab qui me dérange mais ceux qui voulaient le vendre ; c’est-à-dire les actionnaires de la boîte qui – après eux le chaos ! – préfèreront toujours la guerre commerciale plutôt que la paix civile.

Car, évidemment, en popularisant un signe religieux unanimement rejeté par les non-musulmans, à quoi s’attendaient ces ordures sinon à davantage de tensions au sein de la population sommée de choisir désormais entre le string et la burqua, entre la sainte et la putain, entre « le bien et le mal ».

Dans cette affaire, Décathlon est un cas d’école, un échantillon de cette mondialisation heureuse, ce système anarcho-capitaliste et  schizophrène, qui, s’appuyant sur sa logique, dénonce le hidjab à Kaboul « au nom des femmes »  mais entend le commercialiser à Tourcoing pour les même raisons parce qu’il existe un marché. 

C’est bien là le problème : est-ce que le « marché » et ses plus sûrs partisans ont pour unique vocation de foutre le bordel partout et tout le temps ?


Source Zentropa cliquez ici
09:59 Publié dans Tribunes libres |
 
 
 
ET AUSSI
 
Publié par Jean-Patrick Grumberg le 27 février 2019


J’apprends à mon corps défendant que de nombreux internautes se sont emportés en apprenant que Décathlon allait importer en France un hijab pour cacher la chevelure des musulmanes qui font du sport.

Dreuz a besoin de votre soutien financier. Cliquez sur : Paypal.Dreuz, et indiquez le montant de votre contribution.
J’apprends ensuite que répondant aux menaces – j’ai un vrai dégoût pour les gens qui en menacent d’autres – Décathlon a préféré assurer la sécurité de son personnel que de s’obstiner à vendre le bout de tissu. J
e n’approuve pas, de manière générale, que l’on cède aux hordes, mais dans le cas précis, les décideurs de Décathlon sont à l’abri. 

Et leurs employés en contact avec le public sont en première ligne. En voulant assurer leur sécurité, ils ont pris la bonne décision : la prudence et la sagesse au lieu de l’obstination comme Charlie. 

D’ailleurs en son temps, mon ex-employeur et ami Georges Wolinski avait suggéré à la rédaction de ne pas publier les caricatures de Mohammed, c’était se jeter dans la gueule du loup barbu. Et quel loup – et quelle gueule.
J’apprends enfin, à cette occasion, qu’il existe une forte communauté musulmane en France. Je l’ignorais totalement. 

Car j’ai observé d’un œil extérieur mais attentif les appels nationaux à manifester contre l’islamisation – elles étaient organisées par Riposte laïque – et vous aurez beau me tordre le bras, vous ne me ferez pas dire que la cinquantaine de compères et badauds qui ont dit présent représentent une force politique considérable.

Même Marine Le Pen a déclaré que l’islam ne lui posait plus problème, contrairement à l’islamisme. Prêchi-prêcha …


Ai-je raté une étape, ou les Français ont élu des présidents immigrationnistes ? 

Ai-je raté l’info, mais les Gilets jaunes, qui depuis 15 semaines mobilisent l’opinion et immobilisent la France, ne revendiquent pas l’arrêt de cette immigration musulmane envahissante ?


J’ai beaucoup d’estime pour Valérie Boyer, courageuse catholique qui ne cache pas sa croix. Je ne partage cependant pas sa foi, lorsque la députée affirme que le hijab sportif entrave la liberté des femmes. 

 C’est l’islam qui entrave la liberté des femmes – et des hommes – et tant que ce ne sera pas dit en face et clairement, des gens de bonne foi comme Boyer seront réduits à tenter de soigner les effets sans pouvoir attaquer les causes.

Bien-sûr que la femme musulmane voilée n’est pas une femme libre – et crachons sur les féministes qui ont osé les défendre – mais la musulmane sportive est toujours un petit peu plus libre, car les islamistes lui interdisent de sortir seules ou pratiquer ce genre de sport. 

En Iran, elles n’ont pas même le droit d’assister à un match. Et lisez les journaux, on vous dit que le président Rouhani est modéré.

Allons plus loin : la mahométane toute dévoilée n’est pas très libre non plus, et mérite autant l’attention que la sportive hijabée.

Elle ne peut pas changer de religion sans subir d’immenses pressions – voire pire, ni s’installer au café avec des potes, ni manger un sandwich pendant ramadan sans déclencher un ramdam.

Avons-nous oublié les beurettes qui, les yeux au beurre noir, ont raconté être surveillées par les grands frères et les cousins pour avoir eu des petits copains ?


Assez d’hypocrisie. 


Le combat contre l’islamisation, ce n’est pas le « hijab de running » de Nike ou Décathlon. Vous le savez, je le sais, et ils savent tous que la lutte contre la conquête de l’Europe par l’islam est dans sa phase 2019 et pas 1980.


C’est décalé d’attaquer Décathlon. Le sujet n’est plus d’interdire le hijab sur les stades.

 On a passé ce stade depuis longtemps. 

Regardons les choses en face, et laissons les coureuses dont la face n’est pas couverte, courir cheveux cachés. 

Et si la révolution arrivait un jour par ces femmes ?


Source et Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

 

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