jeudi 21 février 2019

LE TÉLÉTRAVAIL VA BOULEVERSER LA SOCIÉTÉ !


Le télétravail est encore le mode d’organisation minoritaire dans la société mais cela évolue vite et le mouvement s’accélère.


Souvenez-vous.
La révolution industrielle. Nous avons besoin de bras dans les usines, de plus en plsu de bras. C’est ainsi que les villes vont devenir tentaculaires et que… l’exode rural aura lieu.

Les gens ne le savent pas encore mais en réalité, la ville telle que nous l’a connaissons est devenue totalement obsolète et il y aura… un exode urbain.

Les temps de transports sont devenus complètement fou, nos grandes villes des gabegies énergétiques.
 D’ailleurs avec le plan Denormandie des 222 cœurs de villes que je trouve plein de bon sens (voyez que je peux aussi être d’accord et faire des compliments et pas uniquement par chauvinisme normand) nous avons les prémices d’un basculement.

L’une des manières de lutter contre le chômage va être de revitaliser nos villes moyennes, car en y remettant du monde, on y remet de l’activité, parce que quand on peut télé-travailler et que l’on peut aller au travail qu’une fois par semaine, on peut se loger plus loin, avec plus de place et d’espace pour des prix nettement plus bas.

Parce qu’également, avec le développement du « précariat » et de « l’autorentrepreneuriat » c’est l’ensemble de la relation de travail qui change.

Parce qu’enfin, avec toute la précarité, un taux de chômage élevé, il est important de penser sa « résilience » et son autonomie, pertinent de profiter d’un grand bassin d’emploi mais à distance pour payer moins cher son logement et ses dépenses quotidiennes. 
Cela donne de la marge de manœuvre et permet de mieux gérer les aléas en réduisant considérablement ses charges.

C’est pour cela que ma lettre STRATEGIES s’articule autour du concept du PEL pour Patrimoine, Emploi et Localisation.
Le « précariat » et le « télétravail » vont donc logiquement bouleverser la société mais aussi le marché immobilier dans les 20 prochaines années.

Par Charles SANNAT

 

Télétravail: le système gagnant-gagnant qui séduit de plus en plus entreprises et salariés

« En 2018, le télétravail a encore progressé. 29% des salariés y ont eu recours contre 25% en 2017 selon un sondage de l’Ifop mené pour Malakoff Médéric Humanis. La pratique est plus développée dans les grandes entreprises. 
Première motivation: passer moins de temps dans les transports.
 

Le télétravail, un système gagnant-gagnant pour les salariés et les entreprises. Pour preuve, la progression du nombre des salariés qui y ont recours et de celui des employeurs qui ouvrent cette possibilité. 

Selon un sondage réalisé par l’Ifop pour le compte de Malakoff Médéric Humanis, 29% des salariés l’ont pratiqué de façon occasionnelle ou régulière en 2018. Une proportion en nette hausse. IIs n’étaient que 25% en 2017.

L’an dernier, les télétravailleurs y ont eu recours sept jours pas mois en moyenne.

 « Presque huit sur dix sont satisfaits ou très satisfaits de leur pratique du télétravail », souligne Anne-Sophie Godon, la directrice innovation de Malakoff Médéric Humanis ».

Source BFM TV ici

ET AUSSI 






Saviez-vous que l’eau chaude… est chaude, que le fil à couper le beurre, coupe… le beurre?

Non parce qu’il semblerait qu’un rapport d’un député LR découvre que Pôle Emploi… ça ne fonctionne pas!

Pôle emploi a des effets « limités » sur le retour à l’emploi

« Le rapport d’un député LR pointe un taux de retour à l’emploi « très insuffisant », dix ans après la création de Pôle emploi.
 

La création de Pôle emploi il y a dix ans a été une « avancée » mais son impact est limité pour le retour à l’emploi et l' »hémorragie » des effectifs doit cesser, selon un rapport parlementaire publié mardi.
 

Pôle emploi, née de la fusion des Assedic, chargée de l’indemnisation des chômeurs, et de l’ANPE chargée de leur accompagnement, est un opérateur « moderne, plutôt réactif et agile », écrit Stéphane Viry, député LR, rapporteur de cette mission « flash » désigné mi-décembre par la commission des Affaires sociales.

Mais en termes de « qualité de service et d’efficacité dans le retour à l’emploi » de l’opérateur, le député est « plus réservé ». 
Les taux de retour durable à l’emploi restent « très insuffisants », puisque 18 mois après l’inscription à Pôle emploi, à peine plus d’une personne sur deux (55%) a retrouvé un emploi durable, écrit-il. 
« Cela signifie, en miroir, que malgré 18 mois d’effort public, près d’une personne sur deux s’enfonce dans le chômage », analyse le député ».

Et de conclure par la seule chose qu’un acteur public sache faire dans notre pays à savoir que le député demande « des moyens supplémentaires ».

Pôle emploi c’est encore 50 000 employés ce qui est suffisant pour traiter les dossiers d’indemnisation, nettement moins pour faire de l’accompagnement.

Que sort-il de ces remarques?

Que Pôle Emploi ne sait globalement pas retrouver du travail au gens. C’est assez logique. Ce n’est pas à Pôle Emploi de « trouver » du travail aux gens, c’est aux gens de trouver du travail. Il ne faut pas ici inverser la charge de l’effort. 
Le métier de pôle emploi c’est de donner des formations et d’accompagner les chômeurs et pour avoir traîné récemment mes guêtres dans l’agence Pôle Emploi proche de chez moi, pour avoir discuté et observé la façon dont cela passe, y compris en ayant assisté à des sessions de formations, tout cela a bien lieu. Tout cela est bien fait.

Si vous avez besoin d’imprimer un CV il y a du monde pour le faire ou pour vous aider à le refaire.
Il y a un accompagnement pour toutes les étapes et des sessions régulières.

Les agents de pôle emploi ont même des « objectifs » pour ramener et collecter des offres d’emplois.

Alors quel est le problème?
Le problème est double et simple.

Il y a des minima sociaux qui découragent le travail ET il manque de travail. C’est ce double phénomène qui explique l’échec durable de Pôle Emploi à ramener les gens vers le travail.

Dans les 45% qui n’y arrivent pas ou mal, vous avez tous les blessés, les cassés, les abîmés qui nécessite une approche multiple et un accompagnement qui relève aussi du secteur associatif… ce que fait Pôle Emploi. 
Quand on s’éloigne de l’emploi, c’est parfois, souvent même pour des raisons psychologiques. Il y a toute cette dimension humaine qu’il faut prendre en considération.
Remettre un homme blessé sur pied, cela peut prendre du temps, beaucoup de temps.

Et puis il y a évidemment le fait qu’il manque de travail. Les salaires sont bas, les minimas sociaux élevés, l’écart entre les deux pas toujours suffisant pour inciter à un retour au travail qui nécessite souvent un véhicule, ce qui coûte cher, et ce qui nous amène à la mobilité.

Je peux vous assurer pour avoir suivi mon agence Pôle Emploi, qu’un travail remarquable et pluri-disciplinaire est effectué, avec une grande implication des collaborateurs car, accompagner les gens, et faire du bien à l’autre c’est nettement plus valorisant que de remplir des formulaires, mais, et c’est un immense MAIS, la tache est immense.

Le retour à l’emploi se construit.

Ce qu’il manque, ce n’est pas plus de moyens. Nous les avons.

Ce qui nous manque c’est la volonté de remettre au cœur des actions de la collectivité, la responsabilité individuelle, l’ambition culturelle et de formation et enfin, de la bienveillance humaine pour accompagner ceux qui souffrent.

Pour retrouver le chemin de l’emploi, il faut souvent « soigner » des pathologies qui empêchent le chômeur de travailler.

En un mot Pôle Emploi ne doit pas travailler seul dans son coin. Pôle Emploi n’est qu’un des maillons d’un accompagnement social qui doit-être ambitieux et tourné vers la dignité de tous.


Par Charles SANNAT
Source Europe 1 ici


ET AUSSI     Rappel !



Si aujourd'hui, vendredi 15 février 2019, nous avons envahi la plateforme de contrôle de Pôle emploi à Rennes, située au 1 Allée de la Guérinière, au premier étage d’un batiment moderne à la facade verte au dessus des locaux de la RAM, c'est pour manifester notre opposition au contrôle des chômeurs, et particulièrement à la multiplication par 5 des équipes de contrôles (passage de 215 à 1000 contrôleurs à l'horizon 2020), et au décret du 30 décembre 2018. 

Ce récent décret introduit des sanctions sans précédent qui donnent le pouvoir à Pôle-emploi de baisser les revenus de ceux qui perçoivent les allocations chômage. En effet, un contrôle peut donner lieu à une suspension des versements, sur une période qui peut aller de 15 jours et 6 mois. 


Pire encore, il est même possible désormais de faire disparaître des mois de chômage pour lesquels des cotisations ont pourtant été versées (par le salarié et le patron), détruisant purement et simplement des droits.

Comment le contrôle se concrétise-t-il ?
Les conseillers pôle emploi se retrouvent à gérer le contrôle continu et quotidien (vérifier le pointage aux multiples rendez-vous et formations obligatoires, surveiller les démarches de «recherche active d’emploi»…). 

En plus de cela, des équipes uniquement dédiées au contrôle, mises en place en 2015, produisent un flicage plus intense et spécifique, pouvant provoquer un sentiment de harcèlement administratif. 

 Les contrôleurs envoient des questionnaires sur la recherche d’emploi qu’ils analysent, poursuivent les interrogatoires par téléphone, peuvent demander des copies de mail de «candidature spontanée», ou vérifier sur un compte facebook du chômeur qu’il ne s’est pas évadé à l’étranger… 

Et pour celles et ceux qui se disent qu’ils s’en sortiront en respectant les règles de recherche d’emploi, ils font erreur, penser s’en sortir tout seul c’est ne pas comprendre que le coeur de cible de ces dispositifs sont les usages courant du chômage. 

Par cette double forme du contrôle (quotidien et/ou ciblé), ce sont tous les chômeurs qui sont visés, quant bien même ils pensent ‘‘jouer le jeu’’, puisque la finalité de ces mesures c’est de remettre au plus vite le plus de gens possible au travail dans des conditions et à des niveaux de rémunérations dégradés. 
Qui plus est, désormais, Pôle emploi est complètement autonome pour contrôler, prendre la décision d’une sanction et la mettre en application (là où, auparavant, cette procédure devait avoir la validation de la préfecture).

Ajoutons à cela qu’en ce moment, sur injonction du gouvernement, les « partenaires sociaux » (syndicats de travailleurs et représentants du patronat) qui gèrent actuellement l’assurance chômage, se sont mis autour de la table afin de négocier les nouvelles conditions « d’accompagnement » et d’indemnisation des chômeurs et des chômeuses. 
La fin de ces négociations est annoncée pour ces jours-ci, à la mi-février. Il y a donc une nécessité particulière à lutter ces temps-ci.
 

Pour donner le ton de cette négociation imposée, le gouvernement à produit un document de cadrage qui laisse envisager un durcissement des conditions d’indemnisation des chômeurs.
 Les logiques qui en ressortent, telles que le lissage des droits chômage ou la dégressivité, visent à réduire les revenus de celles et ceux qui touchent ou toucheront un jour le chômage.
 

Rester au chômage, toucher ses droits, être inscrit à pôle emploi devient de plus en plus compliqué: entre la baisse des revenus mensuels et la hausse des contrôles, réagissons et luttons collectivement !
luttons contre la reforme chomage et sa mise en place, organisons nous pour refuser des mois sans aucun revenus et l'effritement continu des droits au chômage.

Le collectif Contre la Réforme Chômage
Ce matin à Rennes occupation de la plateforme Pôle Emploi qui contrôle et sanctionne les chômeurs et chômeuses!!! 
Une belle action signée par le Collectif contre la réforme de l’assurance chômage. 🎉

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