samedi 9 février 2019

EDF, GABEGIES MONSTRUEUSES !



 




Magie du vent et du soleil : l’électricité gratuite pour le personnel d’EDF


Electricity By: Bert Kaufmann - CC BY 2.0


EDF continue à soutenir le développement des énergies renouvelables éoliennes et solaires (via sa filiale EDF ENR) malgré de sévères avertissements de la Cour des comptes en 2018 sur la dérive des coûts.
Par Michel Gay.

Dans son rapport annuel publié le 6 février 2019, la Cour des comptes suggère plus de cent cagnottes où puiser des ressources financières pour satisfaire les exigences de baisse des impôts et des taxes des Français (Gilets jaunes), notamment sur leurs factures d’énergies.

EDF en ligne de mire…

L’une d’entre elles serait la suppression de la quasi-gratuité (4 % du tarif de base) de la fourniture de l’électricité aux 300 000 actifs et retraités d’EDF.
 La suppression de cette forme de revenu privilégié (dont le gain n’est pas soumis à l’impôt), cumulée à de nombreux autres avantages répertoriés par la Cour des comptes dans son dernier rapport, allégerait la facture des Français de presque… 3 milliards d’euros !

Faut-il voir dans ce cadeau défiscalisé, et dans les divers « avantages acquis » par le personnel d’EDF, un matelas de raisons pour lesquelles les syndicats défendent mollement leur outil de production, notamment nucléaire ?

Des coûts de plus en plus élevés

Ainsi, EDF continue à soutenir le développement des énergies renouvelables éoliennes et solaires (via sa filiale EDF ENR) malgré de sévères avertissements de la Cour des comptes en 2018 sur la dérive des coûts.

Il est vrai qu’il y a de juteuses subventions (et autres exonérations fiscales) à engranger (de 5000 euros à 10 000 euros) ! en tondant la laine sur le dos de la majorité des Français !

Ces énergies renouvelables tant vantées seront ruineuses pour eux. Ils n’accepteront alors certainement plus de payer à « fonds perdus » pour délivrer une électricité « à un prix d’ami » à 300 000 actifs et retraités d’EDF. 

Aujourd’hui, cette acceptation des « privilèges » est subordonnée à une électricité parmi les moins chères d’Europe en « récompense » de cette performance.


Une accumulation d’avantages

Cette « accumulation d’avantages » (selon le rapport de la Cour des comptes) pour les salariés d’EDF peut être comprise par les citoyens qui bénéficient d’un service de qualité et bon marché. 

Que des employés compétents au service d’un outil performant et productif soient bien rémunérés et reçoivent en retour certains avantages limités peut être accepté.

Mais que cette entreprise fournisse à l’avenir une électricité de plus en plus chère, susceptible de manquer par moment (black-out) au gré des vents et du soleil, alors la bienveillance sur les avantages tournera à l’aigreur contre des privilèges indus…

De plus, les écologistes au gouvernement veulent priver EDF d’un chiffre d’affaires de 50 milliards d’euros sur les prochaines décennies avec la fermeture (anticipée d’au moins une quinzaine d’années) de la centrale nucléaire amortie de Fessenheim qui fournit une électricité à bas coût.

Cette « confiscation » autoritaire sur l’autel d’un accord politique avec les Verts ne va pas améliorer les comptes d’EDF.

Il est temps de réagir !

Les personnels aujourd’hui relativement passifs d’EDF devraient prendre garde et s’alarmer : dès que la poule nucléaire aux œufs d’or sera affaiblie, ils pourront dire adieu à la gratuité de l’électricité sous la pression d’une population en colère.

C’est maintenant qu’il convient de dénoncer la stupidité de l’affaiblissement de l’investissement dans la production nucléaire par effet d’éviction au profit d’énergies renouvelables ruineuses, fatales et intermittentes qui ne feront pas le travail.

Une PPE extravagante

La production des éoliennes et des panneaux solaires coûte cher, et de plus en plus. 

Des sommes colossales ont été, et seront engagées (dilapidées dans des impasses ruineuses ?) selon la dernière Programmation Pluriannuel de l’Énergie (PPE 2019 – 2028) :
« Pour l’électricité, la nouvelle PPE va conduire à engager 30 milliards d’euros de soutiens publics supplémentaires entre 2018 et 2028 (…), et ils s’ajouteront à des dépenses déjà programmées de 95 milliards d’euros.
Pour le gaz, 7 à 9 milliards d’euros de soutiens publics supplémentaires pourront être engagés entre 2018 et 2028 ».

Les Français n’ont pas fini de payer ces gabegies monstrueuses…

EDF conseillera alors certainement à ses salariés et à ses retraités de s’équiper d’éoliennes et de panneaux solaires puisque… le vent et le soleil sont, parait-il, gratuits !


Source:   https://www.contrepoints.org/2019/02/08/336728- 




 ET ALORS .....



 
4 février 2019
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a proposé au gouvernement d’augmenter le tarif réglementé de l’électricité de 5,9% TTC.

En plein hiver et alors que les Gilets jaunes continuent de défiler tous les week-ends, l’exécutif joue la montre et n’appliquera pas la hausse tout de suite. 

Mais la situation est délicate. Focus.

Les mauvaises nouvelles s'accumulent pour les consommateurs en ce début d'année 2019. La loi alimentation va provoquer des hausses de tarifs sur des produits alimentaires de grande marque, entre +0,5 et +9,9% selon Le Parisien.
Les tarifs des péages autoroutiers ont eux augmenté de 1,8% à 1,9% au 1er février. Et c'est au tour de l'électricité, qui devrait bientôt coûter (beaucoup) plus cher.
En décembre dernier, Édouard Philippe s'était engagé à geler les hausses des tarifs de l'électricité et du gaz au 1er janvier 2019 pour calmer la colère des Gilets jaunes. Mais le tarif réglementé de l'électricité qu'EDF applique à environ 26 millions de foyers est calculé d'après une formule complexe.
«Le gouvernement, comme la loi l'y autorise, n'appliquera pas ces hausses tarifaires», a expliqué à l'AFP le Ministère de la Transition écologique et solidaire.
Avant d'ajouter: «Il fera ainsi usage des délais prévus par la loi afin de protéger les foyers français, notamment les plus modestes, d'une trop forte hausse […] dans une période de consommation élevée.»
«Tout le monde comprend qu'une hausse des tarifs de l'énergie, en pleine crise des Gilets jaunes, laquelle a démarré avec une hausse du prix du gazole, c'est jouer avec le feu! Non, ce qui me chiffonne, c'est que, en faisant ça, le gouvernement recule pour mieux sauter. Il lui reste trois mois pour appliquer la hausse.»
Quant à ne pas suivre les recommandations de la CRE, cela reviendrait à jouer à un jeu dangereux. Le gouvernement peut-il choisir cette option?
«Non, sauf à risquer une condamnation par le Conseil d'État, avec dédommagement des opérateurs énergétiques et rattrapage des prix. C'est exactement ce qui s'est passé pour les péages autoroutiers.
«Dans les hypermarchés qui se livrent à une guerre des prix ou chez les hard discounters, les hausses pourront être fortes. Or, ce sont ces magasins que fréquentent les Gilets jaunes.
Ce sont donc bien les Français les plus modestes, avec un faible pouvoir d'achat, qui vont payer», a déclaré quant à lui au Parisien Mathieu Escot, de l'association UFC-Que Choisir.
Du côté des automobilistes, les tarifs des péages autoroutiers ont augmenté de 1,8% à 1,9% au 1er février, conformément aux contrats liant les sociétés qui exploitent le réseau et l'État.
les prix à la pompe après des semaines d'accalmie. Les événements au Venezuela et la réduction des exportations de pétrole décidée par l'Arabie saoudite ont entraîné une hausse d'un centime par litre de gazole et de 0,5 centime par litre de sans-plomb 95, sur la semaine du 21 au 27 janvier.
C'est précisément l'augmentation des prix du carburant qui avait mis les Gilets jaunes dans la rue. Pas sûr que les dernières nouvelles sur le front du pouvoir d'achat les fassent rentrer à la maison.
 

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