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vendredi 11 janvier 2019

RÉPRESSION D' UN MOUVEMENT SOCIAL VAUT-IL 12 MORTS ET 1700 BLÉSSÉS ???

  TRIBUNE LIBRE !
12 janvier 2019



Si je ne suis pas contre un petit peu de bordel de temps en temps, j'ai toujours - enfin, disons, depuis très longtemps - été un fan de la police et de la gendarmerie; j'aime que l'ordre règne et que l'autorité soit respectée.

Que l'ordre règne, c'est à dire que personne ne m'emmerde quand je sors en ville, que je puisse aller et venir, quelque soit l'heure, en me sentant en sécurité, bref que ma liberté n'empiète sur celle de personne et que personne ne vienne empiéter sur ma liberté de me promener (ou de penser). 
  Que l'ordre règne, c'est à dire que le fonctionnement de la vie de tous les jours ne soit pas altérée par des blocages, des grèves qui s'éternisent ou par une poignée de syndicalistes ringards (pléonasme) semant le chaos dans les transports en commun. 
  Que l'autorité soit respectée, c'est à dire que quelque soit le détenteur légitime d'une autorité légitime, celle-ci ne puisse être discutée ou pis, remise en cause.
 

Ainsi, l'élève turbulent qui ne respecte pas son prof: out !Le gars qui fait un bras d'honneur à un flic: out ! 
  Quant à celui, quelque soit son âge, qui brave l'autorité légitime tout en foutant le bordel en ville et en cassant du flic: au gnouf, direct !
  C'est pour toutes ces raisons et quelques autres que, par exemple, je n'ai pas aimé les manifestations contre la loi Travail, que je n'ai pas aimé les zadistes de NDDL, que je n'aime pas les antifas, les pouilleux de Sud Rail, les blacks blocs, la France Insoumise et autres perturbateurs "endocriniens" de notre vie quotidienne. 
  En clair, je soutiens la police, force doit rester à la loi, ordre républicain et respect de la légitimité acquise par le suffrage universel. Et puis sont arrivés Emmanuel Macron et les gilets jaunes. 
  Autant (ou si peu) pour me chambouler la tête. Comment accepter et respecter un gars sorti de nulle part, aussi mal élu, arrogant, suffisant, hors-sol, inexpérimenté et supposé incarner l'autorité suprême ? 
  Comment respecter une autorité dont on a du mal à croire qu'il puisse ramener l'ordre (sans parler du reste) ? 
  Too much, trop difficile. Impossible. 
  Et comment respecter ses sous-fifres dès lors que l'on ne respecte pas celui qui les a nommé. Là aussi, impossible. Le premier pilier de mes convictions s'effritait. Les gilets jaunes auraient du m'énerver.
 

Qu'ont-ils apporté depuis qu'ils se sont mis en branle ?
 

Des perturbations à tous les niveaux de notre vie quotidienne, des violences, des destructions, une occupation médiatique quasi permanente; des perturbations qui feraient passer celles des grèves dures d'Air France ou des cheminots pour des chicailleries de cours d'école.
 


L'ordre ne règne plus les samedis, l'ordre ne régnera pas samedi  . 
  Et pourtant, je n'arrive pas à leur en vouloir puisque je les comprends ( les gilets jaunes, pas les casseurs) et que faute de participer, je les soutiens totalement. 
  Et parce que j'ai vu la totalité de la scène en vidéo, je n'arrive pas à en vouloir vraiment à Christophe Dettinger. 
  Me voici soutenir "la chienlit". Le deuxième pilier de mes convictions, lui aussi, s'effrite. Soutenir les forces de l'ordre, la police et la gendarmerie, cela devrait être. Mais là aussi l'effort est difficile. 
  Comment les soutenir lorsque l'on constate, de visu, de quelle manière elles répriment le mouvement des gilets jaunes. 

  Depuis quand n'avions nous pas vu lors d'un mouvement social une si sévère répression, autant de morts (12), autant de blessés et autant d'arrestations pour la plupart arbitraires ?
  Vous me direz, ils ne font qu'obéir aux ordres, certes, mais quelque autorité aurait ordonné expressément de viser à la tête ? 
  Non, aucune. Réprimer ferme, certes, mais je n'ose pas croire que la chaîne de commandement ait pu ordonner de tirer au flashball, en tir tendu, délibérément, dans la tronche des gars d'en face. 
  Je ne veux pas croire que les autorités ait pu permettre que les goldoraks de la police se déchaînent, sans ménagement, à coup de tonfas, de coups de poing, de grenades de désencerclement et de gaz lacrymo sur des milliers de manifestants pour la plupart pacifiques (et non pacifistes comme on l'entend si souvent ces jours-ci). Les forces de l'ordre que je vois à l'oeuvre dans cette histoire de gilets jaunes ne me plaisent pas, ce ne sont pas les forces républicaines que je chéris d'habitude, ce n'est pas la police que j'aime. 
  Le troisième pilier, à son tour se lézarde. Avouez que tout cela à de quoi tournebouler. 
  Dans ma tête, c'est le grand chamboule tout.


Résultat de recherche d'images pour "répression policière gilets jaunes"


Par  corto74       http://www.citoyens-et-francais.fr/2019/01/


ET AUSSI


 

Acte 9 des "gilets jaunes": les autorités redoutent une mobilisation "plus forte" et "plus radicale"

Avec le Vendredi 11 Janvier 2019 : 14h51
Acte 9 des "gilets jaunes": les autorités redoutent une mobilisation "plus forte" et "plus radicale" 
Manifestation de gilets jaunes, le 1er décembre 2018 à Paris - - ©AFP/Archives
 
 
La contestation va-t-elle retrouver sa vigueur d'avant les fêtes? À la veille du 9ème samedi de mobilisation des "gilets jaunes", dont Paris et Bourges pourraient être les épicentres, les autorités redoutent une mobilisation "plus forte" que la semaine précédente et "plus radicale".
 
La contestation va-t-elle retrouver sa vigueur d'avant les fêtes? À la veille du 9ème samedi de mobilisation des "gilets jaunes", dont Paris et Bourges pourraient être les épicentres, les autorités redoutent une mobilisation "plus forte" que la semaine précédente et "plus radicale".

L'acte 8 et ses 50.000 manifestants - comptabilisés par l'Intérieur - avaient déjà sonné le réveil du mouvement, après le creux durant les Fêtes, et malgré le début mardi du grand débat lancé par l'exécutif pour tenter de sortir de la crise. 

Pour ce samedi, le patron de la police nationale, Éric Morvan, anticipe "qu'on puisse revenir à un niveau de mobilisation qui se situe avant les fêtes de Noël". 

Le 15 décembre, le mouvement avait rassemblé 66.000 personnes partout en France, selon des chiffres officiels régulièrement contestés par les "gilets jaunes".

À Paris, le préfet de police Michel Delpuech s'attend, lui, à "plus de radicalité". "Nous observons semaine après semaine une dérive vers des comportements de plus en plus violents", a-t-il commenté.

Les rassemblements du 5 janvier avaient été émaillés de violences spectaculaires dans la capitale, entre l'intrusion de manifestants dans le ministère de Benjamin Griveaux avec un engin de chantier et les images de l'ex-boxeur Christophe Dettinger frappant des gendarmes sur une passerelle au-dessus de la Seine.


Intransigeant sur "l'ordre républicain", l'exécutif prévoit un dispositif de sécurité massif, qui retrouve son niveau de la mi-décembre: 80.000 policiers et gendarmes devraient être mobilisés samedi dans l'Hexagone, dont 5.000 à Paris.

 La capitale verra également le retour des véhicules blindés à roues de la gendarmerie dans ses rues, rarement utilisés en métropole pour le maintien de l'ordre.

Face à l'imprévisibilité des participants, l'objectif des forces de l'ordre reste "de quadriller, être mobile, être réactif, interpeller très vite dès que des dérapages se produisent", selon M. Delpuech.

 Des contrôles et fouilles des sacs sont aussi prévus "en amont".
- Paris ou Bourges ? -


Nouveauté ce samedi, Paris ne sera peut-être pas le seul épicentre de cette contestation protéiforme, qui fait vaciller le gouvernement depuis près de deux mois.

Une partie des manifestants, dont le chauffeur routier Éric Drouet, visent certes la capitale, comme d'habitude : sur Facebook, l'événement - annoncé à la Défense, mais dont le véritable lieu sera probablement dévoilé au dernier moment - rassemblait vendredi 3.100 participants déclarés et 16.000 personnes intéressées. 


Mais une deuxième action de grande ampleur est annoncée à Bourges (Cher), avec 2.700 participants revendiqués et 13.000 personnes intéressées.

Lors de l'acte 6, juste avant Noël, les "gilets jaunes" avaient trompé leur monde en annonçant un rendez-vous jamais honoré à Versailles (Yvelines). 

 Mais cette fois, l'appui de deux figures du "canal historique", l'autoentrepreneuse Priscillia Ludosky et le Breton Maxime Nicolle, crédibilise le scénario d'un rassemblement à Bourges.
Sans attendre, la préfète du Cher a interdit par arrêté tout rassemblement dans le centre historique de la ville.

 Une manifestation pacifique doit pouvoir circuler sur les boulevards, autour du centre.


La municipalité, chef-lieu du Berry, prend également ses précautions : elle a démonté ses horodateurs et son mobilier urbain, sécurisé les chantiers et fermera ses musées, jardins et bâtiments publics. Les habitants sont "inquiets", selon le maire Pascal Blanc.

Comme lors des précédentes journées d'action nationale, d'autres manifestations sont prévues dans plusieurs villes : Bordeaux, Marseille, Toulouse, Lyon, Strasbourg, Lille, Nantes, Rennes... Ainsi que des rassemblements régionaux à Nîmes (Gard), Bar-le-Duc (Meuse) ou encore à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor). 


Sur plusieurs vidéos, des gens du voyage ont également incité à en découdre samedi à Paris en soutien à l'ex-boxeur Christophe Dettinger, surnommé le "gitan de Massy".


Les manifestants prévoient aussi une reprise des blocages et certains appellent à retirer leur argent des banques, sans susciter l'inquiétude du secteur. 


Après Solidaires, seul syndicat à appeler à rejoindre les cortèges, le parti d'extrême droite de Florian Philippot, Les Patriotes, appelle lui aussi à une "mobilisation pacifique".


Du côté de l’exécutif et de la majorité, la gestion sécuritaire de cet acte 9 sera cruciale avant l'ouverture du grand débat, promis par l'exécutif pour faire émerger des revendications. 


"Il faut protéger le débat d'une certaine façon, protéger la République", estime le patron des députés LREM, Stanislas Guérini. 

Source et Publication:   https://www.planet.fr/revue-du-web-