mercredi 9 janvier 2019

POUR L' ABROGATION DE LA LOI TAUBIRA .......

Le Communiqué de l' Institut pour la Justice  


Chère Madame, cher Monsieur,

Les médias en parlent beaucoup ces derniers jours, le Grand débat national, voulu par Emmanuel macron va avoir lieu à partir du 15 janvier.

Et avec lui arrivent quelques polémiques qui n’ont pas fini de faire parler d’elles… le salaire de la Présidente de la Commission nationale du débat public, son retrait hier du débat, les conditions de la consultation des Français…

Car oui, les Français ont été consultés « entre Noël et le jour de l’an » ! Le site du Conseil économique, social et environnemental (CESE) a recueilli les propositions de milliers de Français anonymes ou d’associations qui ont pignon sur rue. Et ensuite les votes étaient ouverts à tous pour choisir les sujets prioritaires à traiter lors de ce Grand débat.

Et vous avez été très nombreux la semaine dernière à soutenir et voter pour les propositions de l’Institut pour la Justice.

Un immense merci !

     Grâce à vous, une fois encore, nous montrons à nos dirigeants et aux médias qu’il existe une force vive derrière l’IPJ, que nos idées sont défendues par un très grand nombre de Français et que nous sommes très nombreux à vouloir les défendre publiquement.





La page de vote du CESE est aux couleurs de l’IPJ ! Vous pouvez voir que les 8 propositions de l’IPJ arrivent dans les quinze premiers votes.
Le vote pour le droit d’appel des victimes en cas de relaxe ou d’acquittement arrive même en cinquième position.

Cette démonstration de force est très importante et c’est à vous que nous la devons.

Alors bien sûr, j’en entends déjà certains me dire et me répondre « Laurence, ce que vous êtes naïve, ce débat est une fumisterie », « Nous ne serons pas écoutés », « Certains thèmes ont été volontairement écartés pour ne pas être abordés »…

Vous savez, nous ne sommes pas dupes. Les médias ont même commencé à en parler, car la présence de l’IPJ dérange. On nous reprocherait presque de prendre part à ce débat pour défendre des idées justes !


Même si nous aussi, nous sommes comme Saint Thomas et allons attendre de le voir pour le croire, il était indispensable pour l’IPJ de saisir cette occasion pour faire entendre notre voix, votre voix et défendre nos idées ensemble. On ne pourra pas nous dire que lorsqu’on nous donne la parole, nous ne la prenons pas…

Depuis des années maintenant, nous sommes un caillou dans la chaussure des dirigeants. Ils aimeraient que nous nous taisions, que nous arrêtions de rédiger des études, que nous cessions d’écrire à des centaines de milliers de Français, que nous finissions d’envoyer tous nos travaux à tous les élus… bref, que l’IPJ ne soit plus une force de représentation des Français excédés de voir notre système judiciaire s’effondrer.

Le projet de loi de programmation de la justice, débattu en ce moment à l’Assemblée nationale, en est un exemple typique. Les amendements que l’IPJ avaient pu ajouter, de haute lutte au Sénat, ont été balayés à l’Assemblée nationale… Voilà un texte qui ne résoudra aucun des problèmes que rencontre la justice,

Car finalement, que demandez-vous à la justice ? qu’elle soit efficace, équitable, ferme et qu’elle protège les plus faibles et en particulier les victimes ?

Vous voulez que nous en fassions plus ?

C’est exactement ce pourquoi nous nous battons. Mais le combat est loin d’être gagné et nous avons encore besoin de vous.

Car croyez-moi, nous aussi, nous voulons en faire plus. Les victimes que nous rencontrons, les messages que vous m’envoyez, les coups de téléphone chaque jour, nous mobilisent et nous motivent. Avec notre réseau d’experts compétents et indépendants, avec nos publications, nous avons l’apport intellectuel nécessaire pour intégrer nos idées dans le débat public.

Toutes les strates de la population doivent être touchées. C’est indispensable pour gagner la bataille de l’opinion publique.

Nous ne pouvons pas agir à la place du législateur.

En revanche, nous sommes là pour l’aiguiller et l’aiguillonner. Et nous ne pouvons pas le faire sans vous. Votre aide est fondamentale pour que notre action continue. Cliquez ici pour soutenir l’IPJ.

En nous faisant un don, même minime, vous nous donnez un poids supplémentaire pour peser. Cliquez ici.

Avec mes remerciements et tout mon dévouement,
Laurence Havel

 

  

 

Gilets Jaunes et opposants à la loi Taubira : nous sommes tous des Gaulois réfractaires !

 

 

 

 

























































































































































































































































ET AUSSI 










































La consultation organisée par le Conseil économique, social et environnemental (CESE) qui inaugure le grand débat « démocratique » voulu par Emmanuel Macron a vu arriver en tête des revendications des Français la proposition d’abrogation de la loi Taubira, ce qui a engendré un petit séisme politique et médiatique.

Depuis vendredi minuit, on assiste à une explosion des dépêches et articles sur le thème : « Gilets jaunes : abroger le mariage pour tous, la revendication la plus votée de la consultation en ligne »(BFM), etc.

Samedi, Marlène Schiappa, secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes, a réagi à 



cette nouvelle sur Twitter par un « Not on my watch » (« Pas tant que je serai là »), rouvrant ainsi le débat en affirmant non pas une opposition résolue à l’hypothèse mais en laissant entendre, d’une certaine façon, que cela pourrait être envisageable après son départ…

Il faut donc saluer cette victoire qui montre que non seulement le débat n’est pas clos mais qu’il peut être rouvert à tout moment. 

La question de la légitimité de la loi Taubira se retrouve sur le devant de la scène en pleine discussion sur le renouvellement des lois de bioéthique avec la volonté du gouvernement de libéraliser la PMA et le diagnostic préimplantatoire (DPI), technique eugéniste, résolument contestée lors des États généraux de la bioéthique.


Cet événement a déclenché les aboiements des chiens de garde du système et d’une presse étonnamment « complotiste », s’érigeant en censeur des revendications sociales, parlant d’un « pseudo-noyautage », de « hors-sujets et de récupération »

Et occultant, par là même, la bannière du CESE : « Avec ou sans gilets jaunes ; citoyens, citoyennes, exprimez-vous ! »

Et ils se sont exprimés, en tout cas ceux qui ont pu avoir connaissance de cette consultation qui a, de fait, reçu très peu de publicité par les médias du système.

Si le résultat paraît, à première vue, surprenant, il est pourtant très cohérent car le mouvement des gilets jaunes ne prend pas seulement sa source dans les quelques centimes de plus à la pompe : il exprime des clivages et des ruptures internes aux Français, un ras-le-bol face au manque d’écoute des pouvoirs publics et au manque de représentation ; le refus, enfin, d’un changement radical de civilisation.

La porosité et les points communs entre les deux mouvements sociaux qui se sont élevés dans les cinq dernières années sont évidents : chiffres de manifestants mensongers, répression de l’expression populaire, gazage et violences policières de manifestions pacifiques dans le but de décrédibiliser, arrestations abusives pour port de vêtements inappropriés, gardes à vue multipliées et même condamnation à de la prison ferme.


Les revendications se rejoignent : le pouvoir d’achat des familles, la solidarité intergénérationnelle, le refus d’un virage civilisationnel accompagnés de lois iniques qui dénaturent l’identité française, la volonté d’obtenir un référendum quand ils se voient opposer un déni de démocratie.


Gilets Jaunes et opposants à la loi Taubira : nous sommes tous des Gaulois réfractaires !

 La presse n’a pas à désigner les revendications légitimes ou illégitimes, ni à décider ce qui est « gilet jaune » et ce qui ne l’est pas.

C’est pourquoi nous appelons à « l’extension du domaine de la lutte » par la convergence des résistances contre emprise oligarchique et pour le retour d’une réelle démocratie.


Source:  Fabien Bouglé – Boulevard Voltaire


ET AUSSI


Gilets Jaunes/Macron choisit la stratégie de la tension (Vidéo)

Le « tournant social » du quinquennat, vanté par les médias de propagande, n’aura finalement duré qu’un court instant : environ un quart d’heure le 10 décembre 2018, lors de l’allocution d’Emmanuel Macron destinée à tenter d’éteindre la mobilisation des Gilets Jaunes. 

 

Le temps d’un nouvel enfumage politico-médiatique puisque les mesures annoncées finiront bien par être financées par… la classe moyenne.


Aujourd’hui l’heure est  à la stratégie de la tension, c’est à dire à l’affrontement avec les Gilets Jaunes et ceux qui les soutiennent.


Changement de style, durcissement politique

Avec ses vœux de nouvel an, le président de la république a changé de posture, au sens propre comme au figuré.
Le 10 décembre, il appuyait ses mains sur une table – comme on s’accroche à une bouée de sauvetage – le visage crispé et les yeux fixés sur le prompteur. On sentait qu’il faisait des efforts pour paraître social.

Mais le 31 décembre, il se tenait au contraire debout, agitant ses mains, volubile : c’était le vrai Macron qui parlait cette fois.

Un changement de style significatif : Emmanuel Macron a finalement fait le choix de l’affrontement avec ceux qui contestent son action. Cela s’appelle la stratégie de la tension.

Fuck le peuple !

Les sondages d’opinion montrent que le président de la république n’a toujours pas regagné la confiance des Français[1] ?
Mais qu’est ce que cela change pour lui, finalement ?

Son mandat présidentiel dure jusqu’en 2022 et il peut s’appuyer sur les solides institutions de la Vème république.  Il bénéficie en outre d’une « majorité » de godillots à l’assemblée nationale qui vote tout ce qu’il veut. Mais il peut aussi s’appuyer sur les médias, sur le pouvoir judiciaire, sur l’appareil d’Etat, sur les lobbies qui n’existent pas et sur l’abstention des syndicats.
Alors fuck le peuple !

Et d’ailleurs, c’est qui le peuple français ? Emmanuel Macron s’est interrogé à son propos lors de ses vœux : Parler au nom du peuple ? Mais « lequel ? d’où ? comment ? ». Une façon de dire que le peuple concret n’existe pas pour lui.

Emmanuel Macron préfère en effet invoquer des concepts abstraits : la république, l’ordre, les valeurs, la démocratie. Et surtout il préfère le peuple élu par l’oligarchie : celui des banlieues de l’immigration.

Accélérons la cadence !

Les Français espéraient que son impopularité conduirait le président à mettre ses « réformes disruptives » en sourdine ?
Las, le porte-parole du gouvernement a tenu à nous déniaiser : « Le Président est revenu sur trois reproches qu’il nous faut entendre: le fait que les choses n’aient pas réellement changé pour beaucoup de nos concitoyens […], le fait qu’il est indispensable de redonner du sens dans un monde où il faut lutter pour ne pas céder à l’immédiateté du moment, et le fait que nous devons aller encore plus loin dans le changement, et être plus radicaux dans notre manière de faire »[2].

Traduisons : le président estime avoir répondu le 10 décembre aux revendications des Gilets Jaunes. Donc il est temps de revenir à l’essentiel : amplifier les « réformes ».

Emmanuel Macron n’abandonnera donc pas le mandat immigrationniste, européiste et libre-échangiste que lui a donné la Davocratie, le seul qui compte vraiment à ses yeux.


Tel le commandant du Titanic, il décide d’augmenter la vitesse malgré les icebergs…
En navigation c’est de l’imprudence. En politique c’est de la radicalisation.

Le diable s’habille en gilet jaune

Le 27 novembre, Emmanuel Macron affirmait entendre la colère des gilets jaunes. Le 10 décembre il nous prenait même à témoin de la misère sociale qu’il avait découverte en France.

Mais, le 31 décembre, il ne voyait plus que « les porte-voix d’une foule haineuse [qui] s’en prennent aux élus, aux forces de l’ordre, aux journalistes, aux juifs, aux étrangers, aux homosexuels ».
Et à l’issue du conseil des ministres du 4 janvier dernier, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Grivaux, reflet de la pensée jupitérienne, estimait d’ailleurs que « le mouvement dit des Gilets jaunes est devenu pour ceux qui restent mobilisés un mouvement d’agitateurs qui veulent l’insurrection et renverser le gouvernement ».

Après la peste brune que le ministre Darmanin ou BHL affirmaient avoir vu défiler (en jaune donc…) sur les Champs Elysées, après les factieux ou l’ultra-droite que dénonçait le ministre de l’Intérieur, après les beaufs poujadistes et factieux de Jean Quatremer, voici le temps des insurgés qui veulent renverser le gouvernement !

C’est clair : pour le pouvoir, désormais, le diable s’habille en gilet jaune.

La stratégie de la tension à l’ordre du jour

Cette sémantique belliqueuse n’est pas neutre : elle traduit la mise en œuvre consciente d’une stratégie de la tension, orchestrée par le pouvoir et ses soutiens depuis le mois de décembre et qui s’amplifie d’une façon inquiétante.

Globalement, la mobilisation des Gilets Jaunes est restée bon enfant à l’échelle du pays.
Mais les médias de propagande nous ont pourtant servi en boucle des images de violences sporadiques pour diaboliser le mouvement, en l’associant systématiquement aux casseurs, comme lors du saccage de l’arc de triomphe le 1er décembre par exemple.

L’amalgame est devenu la règle. Car, à la différence des violences qui embrasent périodiquement nos charmantes banlieues défavorisées, ou des nuits de la St Sylvestre, le pouvoir et les médias ne diffusaient cette fois aucun des habituels discours d’excuse bisounours.

Le pouvoir a eu en effet une attitude trouble vis-à-vis de ces violences. Officiellement, il les condamnait, mais, officieusement, il s’en réjouissait. 
Quand il ne les provoquait pas indirectement par l’attitude agressive de certaines forces de l’ordre, comme si elles voulaient pousser des manifestants à la faute.

La même stratégie est aujourd’hui appliquée quand les médias donnent la parole au moindre excité invoquant la perspective d’un soulèvement populaire : on nous refait, comme sous François Hollande, le coup de la guerre civile !

Le but est non seulement de jeter le discrédit sur un mouvement qui reçoit, aujourd’hui encore, un large soutien populaire, mais aussi de détourner l’attention sur les revendications portées par les gilets jaunes. Et de diffuser au surplus la peur dans le pays.

Salauds de pauvres !

Les Gilets Jaunes peuvent bien multiplier les manifestations de sympathie naïve à l’égard des forces de l’ordre.

Cela ne les préserve pas de la répression politique qui s’abat désormais sur eux au nom de l’état de droit. Emmanuel Macron les a d’ailleurs avertis clairement lors de ses vœux : « L’ordre républicain sera assuré sans complaisance ».

On apprend ainsi que 219 personnes auraient été incarcérées entre le 17 novembre et le 17 décembre 2018,selon les chiffres du ministère de la Justice. Et que sur 4.500 personnes au total placées en garde à vue, seuls 825 dossiers ont été classés sans suite.

Comme le remarque benoîtement RTL « un chiffre record, inédit dans le cadre d’un mouvement social »[3].

Inédit en effet, dans un pays où les délinquants multirécidivistes, les fichés S, les racailles de banlieue ou les casseurs d’extrême-gauche bénéficient depuis des années de la clémence, pour ne pas dire plus, des pouvoirs publics.

Pas de complaisance pour ces salauds de Français pauvres !

Pas de pitié pour la France périphérique !

Vis-à-vis de la France périphérique, la ligne est désormais tracée : pas de complaisance, répression !
Et comme il ne s’agit que de Français natifs, on n’a pas à se gêner. Fiorina n’aura pas le soutien des pleureuses médiatiques dont a bénéficié Théo !

Aux interpellations préventives et aux gardes à vue de gilets jaunes, aux gaz lacrymogènes, aux tirs directs, aux canons à eau pour disperser des manifestants pacifiques, aux blindés dans les rues et aux fractionnements policiers des cortèges en usage depuis les manifestations de 


décembre, s’ajoutent désormais les directives données aux préfets d’évacuer les lieux occupés par les manifestants et la multiplication des poursuites et des condamnations : là contre des journalistes de La Charente Libre, là contre un manifestant qui aurait crié  guillotine à l’encontre d’un député LREM parce qu’on « est face à une remise en cause des fondements de la démocratie » selon un procureur de la république[4], là contre Eric Drouet.

Si on était en Russie ou en Iran, on crierait à la dictature et à la violation des droits humains.  Mais en France, on appelle cela du maintien de l’ordre républicain. Nuance.

Le pouvoir s’entraîne à la répression

Avec les Gilets Jaunes, La République en Marche et ses idiots utiles sont devenus le parti de l’ordre. Mais de l’ordre progressiste bien sûr, puisque que le camp du bien est au pouvoir. Les méchants ce sont donc les autres et il faut les punir d’être méchants.

Mais il ne faut pas s’y tromper.

Alors que se profilent les élections européennes, les Gilets Jaunes expérimentent à leurs dépens ce que le pouvoir peut mettre en œuvre demain contre toute autre dissidence politique. 
Un pouvoir qui s’habitue dangereusement à la répression.

Diabolisation, amalgame, censure, intimidation, judiciarisation : le pouvoir gouverne mal mais, en 2019, il saura se défendre !


Par Michel Geoffroy – Polémia


[1] Pour63% des personnes interrogéesEmmanuel Macron devra retrouver en priorité «la confiance et de la crédibilité auprès des Français» et «prouver qu’il est parvenu à baisser les impôts et à améliorer le pouvoir d’achat» (55%) . 
Seuls 25% se disent «satisfaits» de l’action du gouvernement depuis l’élection d’Emmanuel Macron, soit 15 points de moins qu’en avril 2018. (enquêteOdoxa-Dentsu Consulting  Le Figaro/France Info des 2 et 3 janvier 2019)
[2] A l’issue du conseil des ministres du 4 janvier 2018
[3] RTL du 3 janvier 2019
[4] RT le 3 janvier 2019

 

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