Le Peuple vs Macron : qui est le chef ?

La réalité de qui détient le véritable pouvoir en France fait débat depuis la Révolution française. 

Le débat n’est pas tranché, et il est au coeur du mouvement des Gilets Jaunes.

Officiellement, la France est une démocratie, mot grec dont il est utile de rappeler qu’il signifie simplement “pouvoir populaire”.
 Dans les faits, la France est une monarchie. 

Le président français a d’ailleurs beaucoup plus de pouvoirs que la quasi totalité des chefs d’Etat dans le monde, y compris le président américain. 

Cette monarchie n’est pas héréditaire, mais élective. 

Or, le malentendu sur la répartition des pouvoirs commence au moment de l’élection présidentielle. Elit-on quelqu’un auquel on donne supériorité sur le peuple ? Ou bien, à l’inverse, élit-on un super-employé, en charge d’appliquer la volonté populaire ?

Là se situe toute la différence d’appréciation entre les Gilets jaunes et la tradition de la Vème république. 
Pour les Gilets, le gouvernement et le Président sont des “employés”, au service du peuple. 

Pour De Gaulle et Michel Debré, le Président est une personne sacrée qui incarne le peuple en entier et invente une politique selon son inspiration. (Le mot “inspiration” revient souvent dans les discours de De Gaulle).

Les mots sont importants : y a-t-il délégation de pouvoir ou emploi pour exécuter ? 

Ce débat qui prend des allures constitutionnelles ne trouve pas sa réponse dans la Constitution française. 
On y décrit ses pouvoirs et comment il peut les exercer, mais on n’y approche évidemment pas les aspects philosophiques : super chef ou contremaître ?

Au-delà de cette question, c’est tout le rapport entre le peuple et les instances du pouvoir qui sont en question, et les Gilets Jaunes d’un côté, et le Pouvoir de l’autre, ont bien compris que l’enjeu se situait précisément là. 

La question est simple : en France, qui domine qui ?

Source:  https://lalettrepatriote.com 


ET AUSSI 



 

Macron dégagé en 2019 !?

Macron dégagé en 2019 !?

En 2019, les Bobards d’Or, organisés par la fondation Polémia, fêteront leurs dix années d’existence.

Une cérémonie pleine d’humour mais non sans critique en règle des médias tout-puissants : un événement qui remet les journalistes subventionnés à leur place.

Derrière cet évènement, une équipe à la tête de laquelle on retrouve l’inévitable Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia bien connu des lecteurs de Breizh-info, et activiste de longue date.


En ce début d’année 2019, nous l’avons interrogé, pour connaitre son analyse à propos des Gilets jaunes, pour faire le bilan de l’année 2018 et bien entendu, pour vous présenter les Bobards d’Or 2019.



Breizh-info.com : Que retiendrez vous de l’année 2018 sur le plan politique. Et du côté de la situation internationale ?

Jean-Yves le Gallou : Macron s’éloigne du Capitole et se rapproche dangereusement de la roche Tarpéienne…. Attendons 2019.
Assad est entré dans l’histoire: jusqu’à lui tous les chefs d’État désignés comme appartenant au « camp du mal » ( Saddam Hussein, Milosevitch, Kadhafi) ont fini assassinés par le nouvel ordre mondial. Assad a survécu et reconstruit l’unité de la Syrie . Bravo!



Breizh-info.com : La crise des Gilets jaunes dure, et dure encore. Cela vous surprend ? Comment voyez vous la sortie de crise ?

Jean-Yves le Gallou : La France est un pays dont l’histoire s’écrit dans des soubresauts : 1789/1794/1799 , 1815, 1830 , 1848, 1870 , 1940 , 1944, 1958 , 1968. Et depuis 1968 ? Rien. Cela devait bien finir un jour.
Le mouvement des Gilets jaunes c’est la révolte du peuple – peuple-classe, peuple -Démos, peuple-ethnos- contre l’oligarchie qui veut lui imposer la loi des minorités : minorités financières, minorités d’intérêts, minorités ethniques, religieuses, culturelles , sexuelles.

Le tout sous le parapluie des journalistes : ce qu’ont compris les gilets jaunes en prenant à partie les médias, car ils ne sont pas un contre pouvoir mais le premier pouvoir.



Breizh-info.com : Le président Macron et ses conseillers sont-ils à la hauteur de l’évènement ?

Jean-Yves le Gallou : Macron a été sélectionné par le groupe de Bilderberg en 2014 : en substance il leur a dit «  faites moi confiance , je mènerai la politique que vous attendez pour vos intérêts en France et que ce minable d’Hollande ne conduit qu’imparfaitement » .

Avec l’aide des juges et des médias il a été élu. Et il a mis en œuvre la politique libérale/libertaire de ses mandants : déconstruction des règles traditionnelles de la vie en société ( PMA, GPA, mise en cause du caractère familial de l’impôt et des pensions de réversion) ; complaisance avec l’islam, ouverture des frontières et immigrationnisme ; saccage du patrimoine public ( loi ELAN, éoliennes, vente à la découpe des aéroports).

Tout cela brutalement et avec cynisme ce qui a suscité la réaction violente des Français.
Et c’est ainsi que Macron découvre effaré la haine des Français. Et oui, Manu, chef politique c’est plus dur que banquier d’affaires ! 
Les petits marquis qui l’entourent avec leur air de DRH sortis d’HEC découvrent que la politique cela peut être violent. Et oui cela s’appelle l’histoire. 
Et il y a des poubelles pour les gens qui y sont mal préparés….



Breizh-info.com : Qu’attendez vous de 2019 ?

Jean-Yves le Gallou : Le départ de Macron.
Par démission voire par destitution si son état mental continue de se dégrader ( article 68 de la Constitution le prévoit même s’il faut la majorité du Parlement – Sénat et Assemblée Nationale- pour y parvenir.
En fait les oligarques qui ont fait élire Macron se rendent compte qu’ils ont misé sur un mauvais cheval. Ils sont donc près à s’en débarrasser. Et ils le peuvent facilement en lâchant les chiens et les journaux contre lui. 
Ce qui les retient de le faire c’est l’absence de solutions de rechange. Ce qui conduit des éditorialistes à faire campagne sur le thème: «  il faut sauver le soldat Macron ! ». Encore faut il qu’il soit sauvable!
A défaut d’une démission certains pourraient être tentés par la solution de la dissolution de l’Assemblée nationale



Breizh-info.com : La question migratoire a quelque peu été balayée par les Gilets jaunes (bien que l’immigration fasse partie des inquiétudes majeures des français) . Comment voyez vous les choses dans ce domaine, après la signature notamment du pacte de Marrakech ?

Jean-Yves le Gallou : Pas mal de Gilets jaunes ont abordé -malgré la tyrannie médiatique – la question du pacte de Marrakech. Un clou de plus dans le cercueil de l’identité nationale.
Mais surtout le peuple des rond-points n’a pas besoin de parler d’immigration : il est par son origine – des Français d’Europe – le cri de douleur d’un peuple qui ne veut pas se baisser remplacer.
 Et tout contribuable lucide sait qu’il paie des impôts notamment pour financer les 84 milliards ( rapport Posokhow) du coût de l’immigration.




Breizh-info.com : Les Bobards d’Or vont-ils être de retour en 2019 ? Avez vous déjà quelques bons candidats ?

Jean-Yves le Gallou : La dixième cérémonie des Bobards d’Or aura lieu lundi 18 février à 19h 30 au théâtre du Gymnase .
Le public devra attribuer le traditionnel Bobards d’or mais aussi le bobard international et le bobard « gilet jaune » .
Dans cette seule catégorie la compétition sera rude ! On trouve notamment le «  bobard Photoshop » : la pancarte «  Macron dégage » retouchée par France 3. J’aime beaucoup ce bobard parce qu’il est simplissime.
Facile à démontrer et frais: ceux qui ont ont cherché à défendre France 3 ont expliqué que ce n’était pas bien grave… puisque tous les fonds d’écran des JT étaient trafiqués…


Propos recueillis par Yann Vallerie

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