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lundi 7 janvier 2019

IL N' Y A-T-ILS QUE LES IMBÉCILES QUI NE CHANGENT JAMAIS D' AVIS ???



Thierry Mariani et Jean-Paul Garraud vont quitter LR et rallier le RN




Thierry Mariani et Jean-Paul Garraud vont quitter LR et rallier le RN


INFO LE FIGARO -


 

 Les deux transfuges de la droite vont animer une conférence de presse commune, mercredi à 11h à Paris, pour annoncer leur ralliement au parti de Marine Le Pen en vue des élections européennes de mai.

Le transfert va enfin être officialisé. Alors que l'hypothèse circule depuis plusieurs mois, Thierry Mariani et Jean-Paul Garraud vont, selon nos informations, profiter d'une conférence de presse commune à Paris, mercredi, pour annoncer qu'ils quittent les Républicains et se rallient au Rassemblement national (RN, ex-FN). 

Les deux hommes devraient ensuite se retrouver le dimanche 13 janvier prochain à La Mutualité (Ve arrondissement de Paris) pour le lancement officiel de la campagne du Rassemblement National pour les élections européennes. 

La présidente du RN, Marine Le Pen, dévoilera à cette occasion les noms des douze premiers candidats d'une liste conduite par le jeune Jordan Bardella, porte-parole du mouvement et conseiller régional.


Thierry Mariani, qui a notamment été député de Vaucluse (1993-2010) et des Français de l'étranger (2012-2017), ainsi que secrétaire d'État et ministre des Transports de Nicolas Sarkozy entre 2010 et 2012, se montre très critique sur la stratégie des Républicains depuis quelques temps. 

Il devrait annoncer sa décision de quitter le parti mardi, par lettre adressée à Laurent Wauquiez. 

Le patron de Vaugirard avait déjà reçu l'ancien ministre le 29 mai dernier au siège du parti pour lui rappeler qu'un rapprochement avec le Rassemblement national provoquerait son exclusion

 

Mariani place l'identité et l'immigration au cœur du débat européen

Le cofondateur de «La droite populaire», qui préfère donc démissionner, avait à l'époque raconté au Figaro son entrevue avec Laurent Wauquiez

 «Cela s'est passé comme cela devait se passer. Je lui ai rappelé qu'il n'avait pas tenu certains engagements», confiait-il. 

Avant d'ajouter, au sujet de LR: «Ce parti, que je connais bien pour y avoir passé quarante ans, n'a jamais osé aller jusqu'au bout en s'affirmant à droite. 

Et chaque fois, il lui a fallu une caution de gauche...» Thierry Mariani jugeait également «intéressante» l'entreprise des «Amoureux de la France», conduite par Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France, ainsi que son partenaire Jean-Frédéric Poisson, président du Parti chrétien démocrate. 

Pour les européennes de mai 2019, Thierry Mariani a déjà estimé que «la question de l'identité et de l'immigration» serait la question centrale de la campagne. 

«Comment cette droite pourra-t-elle tenir un discours national en contradiction avec ses alliances internationales? 

Comment prônera-t-elle le respect de la souveraineté des États en votant des sanctions contre la Pologne?», s'était interrogé l'ex-ministre de droite, en allusion à la résolution du Parlement européen adoptée contre Viktor Orban en septembre dernier.

Soutien de Fillon, Garraud avait refusé d'appeler à voter Macron face à Le Pen

L'ex-député de Gironde (2002-2012), Jean-Paul Garraud, gravite lui aussi autour du parti de Marine Le Pen depuis plusieurs années

En 2012, lors des élections législatives, Alain Juppé lui avait d'ailleurs retiré son soutien, lui reprochant la nature de ses convictions. «Je ne suis pas du tout favorable à une alliance avec le Front national. 

En outre, Marine Le Pen est sur une stratégie d'opposition et d'éclatement de l'UMP. 

Elle veut provoquer une explosion pour en profiter. 

J'ai toujours dit et redit que la “Droite populaire” n'était pas une passerelle vers le Front national, mais était une digue contre le Front national. 

Et ce n'est pas maintenant que je vais changer d'avis. 

Je dis simplement qu'il faut s'organiser dès à présent pour que la “Droite populaire”, au sein de l'UMP, réponde à ceux qui sont partis ou qui ont voté blanc» avait-il à l'époque confié à un journal local. 

Visiblement, de l'eau a coulé sous les ponts depuis. 

Jean-Paul Garraud avait soutenu François Fillon pendant la campagne de 2017, avant d'échouer aux dernières législatives sous les couleurs des Républicains. 

Le magistrat avait également refusé d'appeler à voter Emmanuel Macron au second tour.


Source et Publication:   http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2019/01/07/25001-20190107A