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lundi 7 janvier 2019

BENALLA : UNE AFFAIRE D' ÉTAT ..... TRIBUNE LIBRE !

 



Macron dans les pas de Benalla


« Radio Benalla » n’est jamais à court de révélations. Depuis son QG, l’animateur ex-garde du corps égrène les potins. « Il y a eu des SMS échangés avec le Président. Oui, oui. Comme je vous le dis. 

J’ai eu beau être évincé de l’Élysée, Môssieur, le Président a continué à me consulter. Le pauvre ne s’est jamais remis de mon départ. Que voulez-vous. Mais je n’ai pas échangé qu’avec lui. Ah non, pas que lui. Suivez mon regard… »

« Non, c’est pas vrai ! » s’est exclamé le journaliste du Parisien, qui recueillait les confidences de Benalla. « Ne me dites pas que vous avez échangé des SMS avec l’épouse de qui nous savons ? »
« C’est possible. Allez savoir. C’est possible. » 

L’entourage de « la première dame que l’on ne voit plus » a immédiatement démenti ces allégations : « M. Benalla se venge de son licenciement pour faute grave en entretenant tout un faisceau de contre-vérités et d’approximations. » 

Dans le cadre de sa rubrique « Couture et culture », Radio Benalla a pu, par le passé, fournir quelques conseils à Brigitte Macron sur le choix d’un tailleur, un agencement de couleurs. Rien de plus. 

On ne passe pas impunément d’une présence déterminante à rien du tout. 

Après le départ de son pitbull préféré, le couple Macron est entré dans une phase de désaccoutumance progressive. Quelques coups de fil, puis des SMS et, enfin, le silence total. La solitude. La nostalgie. 

Les soirées passées à évoquer le bon temps où le meilleur ami de la famille folâtrait place de la Contrescarpe. « Tu te souviens, Brigitte, comme il était joueur ? » 

Qu’aurait fait Benalla face aux gilets jaunes ? Était-ce bien la peine de lui demander ? La réponse était dans la question. Flash-baballe, grenades qui piquent les yeux, jets d’eau ludiques, « after » dans les commissariats. La routine. 

Le comportement des forces de l’ordre est un hommage permanent au regretté chargé de mission. Un message subliminal envoyé à celui qui a tant marqué le macronisme radical. L’arrestation d’Éric Drouet ? Encore une allusion. Un clin d’œil envoyé à celui avec qui il n’est plus possible de communiquer. Une manière de dire : « Tu vois, on ne t’oublie pas. » 

Ah, qu’il est bon de s’enfoncer chaque jour davantage dans l’impopularité. Quelle idée de dingue trouver pour finir expulsé manu militari de l’Élysée par une foule de gilets jaunes en furie ? En l’absence du conseiller providentiel, Emmanuel Macron improvise. `

Toujours à l’affût d’une mesure contraire à ses intérêts. Comment atteindre les tréfonds des sondages ? est son livre de chevet. 
`Il potasse. « Si la brutalité de Benalla est à l’origine de son éviction, il n’y a aucune raison pour que je ne connaisse pas le même sort », se dit l’ex-winner devenu suicidaire. 

 C’est à ce raisonnement d’une logique implacable que l’on reconnaît les grands petits de ce monde. Une inversion de logique au résultat identique de l’inversion du patronyme de Benalla :
 À la benne. Indéniablement, c’était écrit…

Par Jany Leroy      http://www.bvoltaire.fr/


 ET AUSSI


7 janvier 2019



La porte-parole de LR Lydia Guirous estime que l'Etat de droit est bafoué avec l'affaire Benalla.

 «Quels sont les liens réels avec Emmanuel Macron et les secrets que détient Benalla pour bénéficier de tels passe-droits ?», s'interroge-t-elle.



Point de situation : acte 8 des Gilets jaunes, que la communication macroniste cherche à minimiser en se positionnant, par un mensonge éhonté sur la nature profonde de ce mouvement, en leader de la lutte contre les extrêmes et les populismes… et acte 2 de l’affaire Benalla, où les mêmes macronistes ont opté pour le shutdown médiatique afin de ne pas réveiller le scandale, qui pourrait ébranler leur leader, décidément, au si petit pied.


Voilà où en est la France avec notre jeune startuper : à travers la crise des Gilets jaunes, la démocratie et le peuple sont méprisés ; à travers l’affaire Benalla, c’est l’Etat de droit qui est bafoué.


Etat de droit bafoué, car ce deuxième épisode nous apprend non seulement que Benalla fait du business en se servant de passeports diplomatiques délivrés par le ministère des Affaires étrangères (MAE) sur les instructions de l’Elysée et en usurpant une qualité de conseiller qu’il a pourtant perdue au printemps. 

Mais mieux encore, on apprend qu’en dépit de la demande de restitution du MAE, les passeports diplomatiques ont été remis avec d’autres documents officiels par des proches conseillers de Macron à côté de l’Elysée, avec l’instruction «d’en faire bon usage».


Cerise sur le gâteau, on apprend, de la bouche de ce même Benalla, qu’il conseille encore officieusement Macron et des proches collaborateurs sur la crise des Gilets jaunes ou sur des questions de sécurité… Il ne faut pas s’étonner que notre pays soit tombé dans la «chienlit», comme le disait le Général !



Quels sont les liens réels avec Emmanuel Macron et les secrets que détient Benalla pour bénéficier de tels passe-droits, tout en étant pourtant sous les feux médiatiques et judiciaires ? 

N’importe quel citoyen ferait profil bas… pas lui, comme s’il ne craignait personne, persuadé que le système macroniste couvrira toutes ses frasques…

A-t-on déjà vu un porteur de valises ou bodyguard à la petite semaine, faire du business avec le président tchadien et d’autres chefs d’Etat ?

Par ailleurs, on se souvient de monsieur Castaner, qui nous expliquait ne pas vraiment connaître monsieur Benalla et que celui-ci n’était qu’«un porteur de valises»… 

A-t-on déjà vu porteur de valises, ou bodyguard à la petite semaine, faire du business avec le président tchadien et d’autres chefs d’Etat ? 

Comment un simple agent de sécurité, pourtant appelé chef de cabinet adjoint par l’Elysée à l’époque, peut-il rebondir aussi vite dans le business, très fermé, de la sécurité des chefs d’Etat ? 

Monsieur Castaner, tout comme son maître à penser, s’est encore une fois moqué de nous, tout comme il avait sans doute oublié qu’il avait embauché la femme de Benalla à La République en marche, et que celle-ci continuait d’y exercer après le mois de mai…



Nous ne sommes qu’au début de l’affaire Benalla, et il y a fort à parier qu’il y aura un acte 3 qui pourrait être fatal à notre président startuper tant les mensonges d’Etat s’accumulent. Jupiter descendu de l’Olympe par un «simple porteur de valises», qui l’eût cru !