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mardi 1 janvier 2019

ALEXANDRE BENALLA : QUAND LA PRESSE S' INTERROGE ?

Les vœux de Benalla à Macron : « Je t’aime bien mec, mais fais gaffe quand même » !

Publié le 1 janvier 2019 - par
 

Je ne te quitte pas. Car je sais que tu as besoin de moi.


Cher Manu je t’adresse mes vœux un jour à l’avance. 

J’ai pris cette liberté car je suis convaincu qu’ils t’aideront à formuler les tiens.


J’aurais pu, évidemment, t’en faire part directement sur ton portable ultra-sécurisé dont tu m’as donné le code. 

Mais j’ai préféré les confier à Mediapart sachant que le site d’Edwy Plenel les ferait connaître au peuple de France.

Vois-tu cher Manu, j’ai beaucoup souffert quand tu as été contraint de m’éloigner de l’Élysée. 

Je ne t’en veux pas : je sais que tu y étais obligé. Mais tu as su, et je t’en remercie, panser mes blessures en m’appelant régulièrement depuis, tout en proclamant par nécessité que tu n’avais plus aucun contact avec moi.


Je t’appelle Manu puisque tu m’appelles Alexandre et que tu me dis « tu ». Je sais que nous vivons dans un monde cruel et dangereux. 
C’est pourquoi, afin de me protéger de la malveillance de ton entourage, j’ai tout enregistré sur mon portable.

Ne m’en veux pas Manu. Et écoute les mots qui viennent du cœur. J’ai été ému chaque fois que tu m’appelais pour me demander des conseils, surtout sur les Gilets jaunes.


Et j’ai adoré la phrase que tu prononçais à chaque fois: « Alexandre, tu le sens comment ce truc ? ».


Sache aussi que j’ai pleuré de joie quand, à ta demande, un émissaire de l’Élysée est venu me restituer mon passeport diplomatique.


Manu, je t’ai tout donné et je n’ai jamais rien réclamé en échange. 

Mais aujourd’hui, en cette nouvelle année, il faut que je te demande quelque chose. Dis à ce connard de Le Drian qu’il me lâche les baskets : il a osé déposer plainte contre moi.


Manu, il y a aussi autre chose. Je voudrais que tu mentionnes mon nom dans tes vœux aux Français. 

J’en ai assez de vivre dans l’ombre : j’aspire à ce que notre amitié éclate au grand jour. 

Je te rappelle que j’ai les enregistrements ! N’y vois aucune menace. C’est juste un conseil amical.

Ton Alexandre


Par Benoit Rayski     https://ripostelaique.com/

 

ET AUSSI

Alexandre Benalla, l’espion qui venait du chaud ?




Alexandre Benalla, mon Dieu, quel homme ! Que dis-je : quel grand homme !

Voyez : on le chasse par la grande porte, il revient par la fenêtre ; on le prive de ses passeports, il les ressort de son chapeau. 

On lui coupe le téléphone, il a l’oreille directe du Président… Un artiste, assurément !

La grande presse s’interroge : « Qui est Alexandre Benalla ? »

C’est vrai, ça : c’est qui, au juste, ce bonhomme ?


Quand j’y songe, une anecdote me revient en mémoire. 
Vous allez me dire que ça n’a aucun rapport, mais vous verrez finalement que si. 
Voilà, j’étais un jour sur un quai de métro, gare de l’Est exactement, avec un ami cher qui partageait mon mauvais esprit. 
Vinrent s’asseoir sur les sièges à côté deux jeunes filles. 

Pour ce qu’elles laissaient voir entre leurs longs tchadors, leurs mains gantées et leurs pieds baskettés, elles avaient le teint de porcelaine et les yeux d’un joli bleu quand bien même leur regard était noir. 

Il faut dire que mon ami les considérait avec une insistance non dissimulée. 

Penché carrément sous leur nez au motif que tout cela (la tenue de Belphégor et les accessoires y afférents) était fait pour être vu et qu’il fallait en profiter, il dit d’une voix forte : « C’est un fait, le costume breton a bien changé ! »

 
Eh bien, voyez-vous, Benalla c’est un peu cela ! Le métier de barbouze a bien changé.

 On avait, autrefois, l’espion qui venait du froid, 007, My name is Bond et la guerre des mondes, l’arme atomique en bandoulière. 

Aujourd’hui, on a Benalla, l’espion qui vient du chaud avec son pistolet à eau.

On les a traités, Benalla et ses amis de l’Élysée, de pieds nickelés. C’est une référence qui date, j’en suis bien consciente. 

Même pas sûre que le Président Macron, pourtant amateur de vieilleries, connaisse Les Pieds nickelés, BD publiée pour la première fois en 1908 dans la revue L’Épatant.

 S’il faut poursuivre les comparaisons, on peut en trouver de plus récentes et de moins glorieuses. Savez-vous, alors, à qui il me fait penser, notre Benalla ? 
À Jawad Bendaoud, le comique troupier de Daech.


En faisant une petite recherche, je m’aperçois, d’ailleurs, que d’aucuns ont rapporté, l’été dernier, qu’un autre ex-gorille de Macron recruté par Benalla – un certain Makao au physique de « dos argenté » (rugbyman d’origine congolaise, il mesure 2,13 m) – était un copain de l’ineffable Jawad. Comme quoi…


La faute à la mondialisation, tout cela. 

Tout comme on a changé de costume breton, on a changé de mafia… 

Enfin, il nous l’a promis : Alexandre Benalla va rendre ses passeports. L’année prochaine. Après les fêtes. S’il a le temps, entre deux voyages diplomatiques…


En attendant, amis lecteurs, moi qui n’ai qu’un malheureux passeport, je vous souhaite une très bonne année 2019 !

 


Marie Delarue

Ecrivain, musicienne, plasticienne
http://www.bvoltaire.fr/alexandre-benalla