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samedi 3 novembre 2018

LE 11 NOVEMBRE ! SOUVENEZ-VOUS ......


Histoire & Actualité • Michel Goya : Ce sont les Français qui ont gagné la guerre de 14-18



Entretien avec le colonel Michel Goya, propos recueillis par Philippe Mesnard 

 

« Jamais une organisation française, comptant plusieurs millions d’individus, ne s’est aussi radicalement et rapidement transformée que l’armée française pendant la première guerre mondiale. »

 

Qu’est-ce qui vous a le plus surpris en préparant votre livre ?
La faiblesse américaine, le décalage entre l’historiographie américaine et la réalité du terrain.

 Si le conflit avait duré, l’armée américaine, en 1919, aurait été la plus puissante – et on peut d’ailleurs se demander si signer l’armistice en novembre 18 était pertinent. 

Mais les Américains n’interviennent véritablement qu’en septembre 1918, sans d’ailleurs être remarquables, comme la bataille de l’Argonne en témoigne. Ils en tireront beaucoup d’enseignements, d’ailleurs, sur l’organisation, l’équipement…

 Les Américains sont le seul pays à avoir eu plus de morts par accident et par maladie qu’au combat. 

L’autre surprise, c’est l’état de déliquescence de l’armée allemande, alors que l’historiographie reprend l’argument politique d’une armée invaincue, rentre en bon ordre, trahie par l’arrière : le fameux « coup de poignard dans le dos ».

 Ni Ludendorff ni Hindenburg ne seront là pour signer l’armistice, ce n’est pas l’armée qui capitule. Mais c’est faux. 

L’état-major allemand le sait bien qui s’est discrètement retiré de la conduite du pays dans les dernières semaines et a remis en avant, pour négocier la paix, un pouvoir civil très falot jusque-là. 

Dans les faits, les Allemands ne se battent plus, en novembre 1918. 

La Belgique est peuplée de centaines de milliers de déserteurs allemands qui ne résistent plus – au point, une fois encore, que certains combattants ne comprennent pas que les opérations ne soient pas allées jusqu’en Lorraine, au Rhin .

 Choses qu’on fera pendant la Seconde Guerre mondiale : pas d’armistice puis de longs pourparlers de paix. 

Et ce sont les maréchaux allemands qui viendront signer la capitulation. 

En 1918, sans aucun doute, l’armée allemande avait été vaincue sur le terrain, en France et en Belgique.

Cent ans après l’armistice du 11 novembre 2018, les Français ne retiendraient de la Grande Guerre que la souffrance, l’horreur… 

Les trois premières années, pour ainsi dire, faites de défaites et de désillusions. 

Un voile sinistre recouvre désormais la guerre de 14-18.

Sur “l’objet guerre” lui-même, il y a une dépolitisation, alors que la guerre est un acte politique : il y a des morts mais ce n’est ni une épidémie, ni une catastrophe naturelle.
 Des entités politiques s’affrontent par les armes, et il n’y avait aucune ambiguïté dans l’esprit des gens de l’époque : les soldats savaient qu’ils devaient défendre leur pays contre l’invasion allemande, et que cela nécessitait des efforts et des risques. 

Les tranchées n’étaient pas un méchant hasard qui les contraignait à vivre une vie de souffrances.

 Quand on regarde l’historiographie telle qu’elle a évolué, on voit que le 11 novembre n’est plus la célébration de la victoire, mais seulement celle de la fin des souffrances, comme si la seconde ne dérivait pas de la première…

 Et il faut pointer un autre phénomène : cette victoire est d’abord une victoire française. 

Ce sont les Français qui, durant la guerre et jusqu’à la fin, ont supporté le principal effort. 

L’historiographie efface peu à peu cette contribution française à la victoire finale.

 On peut le comprendre chez les historiens britanniques, qui n’ont aucun scrupule à survaloriser le rôle de leurs forces armées, c’est plus surprenant chez les Français : à les lire, on a l’impression que, passées l’offensive Nivelle et les mutineries, l’armée française n’existe plus. 

J’ai voulu montrer à quel point la France avait eu un rôle capital dans la victoire, et à quel point cette victoire n’était pas seulement due aux efforts et aux sacrifices des combattants mais aussi à l’intelligence : jamais une organisation française, comptant plusieurs millions d’individus, ne s’est aussi radicalement et rapidement transformée que l’armée française pendant la première guerre mondiale. 

L’armée de 1918 a plus à voir avec l’armée d’aujourd’hui qu’avec celle de 1914.

Vous soulignez dans votre livre deux évolutions : technique, avec tous les nouveaux matériels inventés en fonction des nouveaux impératifs du combat (inventés et améliorés en permanence) ; stratégique, avec une doctrine qui évolue sans cesse : on conceptualise la troisième dimension, par exemple, et c’est la stratégie qui sert de moteur à la technologie.

Comme dans toute bonne stratégie, il y a une rencontre entre la doctrine et les moyens.

 À la fin de 1917, la première armée de renfort des Français, ce ne sont pas les Américains mais les machines. 

Au deuxième semestre 1917, l’industrie française produit autant que dans toutes les années précédentes. L’arsenal des démocraties, c’est la France : c’est elle qui équipe les Balkans, les Américains – au détriment des Français : Patton a des troupes et des chars français sous ses ordres. 

Alors même que les Allemands ont envahi plusieurs régions industrielles françaises. 

De nouvelles unités de combat sont créées : 80.000 camions (autant que toutes les armées du monde réunies) transportent des troupes, très vite, sur n’importe quel point du front, et, à partir de mai 1918, des chars légers, l’aéronautique est puissante (en ratios, une division française d’infanterie est appuyée par quarante avions, là où les Allemands ne peuvent en aligner que vingt), trente-sept régiments sont équipés en canons de 75 tirés par des camions et non plus par des chevaux – alors qu’en 1914, la logistique était quasi-napoléonienne. 

La doctrine Pétain, qui renonce au mythe de la grande offensive décisive, exige qu’on puisse multiplier les “coups”, les batailles, donc exige une grande mobilité rapide : à la fin de la guerre, on est capable d’imaginer et de réaliser en deux-trois semaines une opération nécessitant de déplacer plusieurs dizaines de milliers d’hommes ; c’est un miracle de management. 

Les Britanniques sont bons aussi, mais leur corps expéditionnaire ne représente que 40% des forces françaises ; les Américains aussi, mais ils n’auront de véritable impact sur la conduite de la guerre qu’au deuxième semestre 1918.

C’est le paysage français lui-même qui change : les chemins de terre où vont les charrettes sont remplacés par des routes goudronnées à deux voies. 

Même les populations civiles ont gagné la guerre : elles se sont adaptées.

Les Français ont eu le taux de mobilisation le plus élevé de toutes les nations combattantes mais on parle assez peu du million de travailleurs étrangers qui sont venus renforcer l’appareil industriel. 
Tout le réseau ferré est modifié, on crée des routes, avec des nœuds de communication, pour fluidifier tous les mouvements au plus près du front. 

Là aussi, tout se fait sur un pied inédit et même inimaginable en 1914, au point que l’organisation de la France pendant la Première Guerre mondiale (et celle de l’Allemagne dans une moindre mesure) servira de modèle aux économies planifiées d’après-guerre, comme celle de l’URSS : l’État a fait la preuve qu’il était capable d’organiser la production à très grande échelle.

Votre livre débute en 1917, au moment où les choses basculent : le commandement prend conscience qu’il faut changer de méthodes. 

Foch devient généralissime, les Anglais – et les autres généraux français – ayant enfin accepté l’idée d’un commandement unique.

Au-delà des rivalités nationales et des rivalités de personnes, le commandement est réorganisé, les fronts sont dissociés et le gouvernement choisit Nivelle comme commandant des armées – choix technique pertinent, car c’est lui le vrai vainqueur de Verdun, mais surtout choix politique, car c’est le plus jeune des généraux, le plus “contrôlable”. 

Ce sera désastreux, avec la boucherie du Chemin des Dames, qui déclenchera les mutineries. 

Pétain s’impose alors comme le meilleur des généraux du moment, celui qui a le mieux compris la nouvelle nature du conflit. 

C’est lui qui va réorganiser l’armée, imposer une doctrine et créer l’instrument de la victoire. 

Fin 1917, alors que les Allemands bénéficient du retrait de la Russie et sont donc capables de jeter de nouvelles forces sur le front français, Foch remet sur la table la question du commandement général des armées. 

Il suffit d’une percée allemande sur les positions britanniques pour convaincre tout le monde de cette nécessité. 

Entre un Foch agressif et un Pétain placide, l’armée française devient encore plus efficace.

Vous décrivez la manière dont l’amirauté allemande pousse à la guerre sous-marine à outrance en mésestimant les risques d’entrée en guerre des États-Unis. 

On a l’impression que les états-majors sont perpétuellement surpris par les conséquences de leurs décisions, leurs effets secondaires, à cause de l’ampleur du phénomène  « guerre totale » : mécanique, nombreuse, étendue comme aucune guerre ne l’a jamais été ?

Les Allemands surestiment en effet leurs forces et les effets de leurs actions, et sous-estiment les réactions de leurs ennemis. 

L’Allemagne aura manqué d’une véritable conduite stratégique de la guerre, alors que les Alliés réussissent mieux à coordonner les instruments de puissance. 

 Les Allemands laissent les Britanniques débarquer en France sans que leur marine intervienne, ou envahissent la Belgique sans se poser la question des conséquences diplomatiques (croyant que la guerre se gagnera en quelques semaines).

 L’ambassade allemande va jusqu’à organiser des sabotages sur le sol même des États-Unis ! ou propose une alliance au Mexique s’il désire déclarer la guerre à leur voisin… 

A la fin de la guerre, quand Ludendorff gère, dans les faits, le pays, il consacre toutes les ressources à l’effort de guerre, allant jusqu’à réquisitionner tous les chevaux, ce qui ruinera ce qui reste d’agriculture allemande… 

Toute la conduite de la guerre est une série de paris perdus.

Ce qui amène la victoire française, c’est la volonté de gagner, au point de se réinventer de fond en comble, du matériel au moral.

 

 En 1919, l’armée française est victorieuse et est devenue le gendarme de l’Europe. 

 

Vingt ans plus tard, c’est une armée qui n’a plus envie de gagner, et vous dites que la campagne de France aurait pu être gagnée si le désir de victoire avait été aussi vif qu’en 1918.

Gamelin, en 1940, a l’âge de Foch en 1918 : on ne réécrit pas l’histoire mais un Foch en 40 n’aurait sans doute pas donné la même chose… 

Surtout, l’outil militaire s’est rigidifié, a perdu de son inventivité. Le gouvernement a d’autres priorités que ses armées suréquipées, il gèle la production. 

Les compétences techniques se perdent, notamment en aéronautique.

 Et la doctrine a évolué : la France est un vainqueur qui a peur du vaincu, au potentiel humain et industriel bien plus fort. 

Ceux qui préconisent la normalisation des rapports avec l’Allemagne, comme les Anglo-Saxons, gagnent contre ceux qui préconisent une vigilance sans faille, les Français, et préconisent donc d’occuper et de démilitariser l’Allemagne et de garder une armée française très mobile. 

La détente prévaut, la stratégie devient défensive, la durée du service se réduit (sans qu’on puisse, donc, former des techniciens), l’armée ne se soucie plus que d’établir des lignes et non plus d’aller porter rapidement la guerre chez l’ennemi.

 Au moment de l’arrivée au pouvoir d’Hitler, le gouvernement français réduit considérablement les budgets militaires. 

On se réveillera en 1937, trop tard.   
Le colonel Michel Goya, enseignant et auteur français, est spécialiste de l’histoire militaire et de l’analyse des conflits. Il vient de publier :
Vainqueurs.jpg
Les Vainqueurs – Comment la France a gagné la Grande Guerre. Tallandier, 2018, 320 pages, 21,50€.

Source:  Philippe Mesnard 




  ..VOLTAIRE A RAISON


Dans la vie, il existe deux types de voleurs :


> 1. Le voleur ordinaire : c’est celui qui vous vole votre argent, votre portefeuille, votre vélo, votre parapluie, etc...


> 2- Le voleur politique : c’est celui qui vous vole votre avenir, vos rêves, votre savoir, votre salaire, votre éducation, votre santé, votre force, votre sourire, etc...


> La grande différence entre ces deux types de voleurs,

*c'est que le voleur ordinaire vous choisit pour vous voler votre bien,

*tandis que le voleur politique, c’est vous qui le choisissez pour qu’il vous vole.


> Et l’autre grande différence, qui n’est pas des moindres,

*c'est que le voleur ordinaire est traqué par la police,

*tandis que le voleur politique est le plus souvent protégé par une escorte de police...


Méditez   !





Macron trahit la mémoire des Poilus et celle des victimes du Bataclan

Publié le 2 novembre 2018 - par
 


Nous sommes à la croisée des chemins ! Si nous laissons perpétrer, sans réagir, l’outrage à nos Poilus pendant le Centenaire de notre Armistice à Paris (durant lequel nos pères seront humiliés pour complaire à la grande kermesse mondialiste et onusienne du mouvement de la paix), nous serons à jamais avilis et rabaissés !

Emmanuel Macron profite du Centenaire pour vendre sa paix, imposture de la réalité alors que notre pays s’enfonce chaque jour davantage dans la confrontation et la barbarie avec la complicité de nos institutions et d’associations à la solde du mondialisme. 


Nous avons vécu la nuit du 31 octobre avec l’angoisse d’une « purge » dans nos rues par des hordes à la dérive tribale qui ne craignent plus rien ni personne, encouragées par le laxisme institutionnel. 

Le ministre de l’Intérieur sortant a démissionné, nous prédisant un avenir funeste et le peuple attend chaque jour la protection de ses forces de sécurité et de son armée envoyée aux quatre vents !


Le 13 novembre sera donc désormais la journée mondiale de la Paix sous l’impulsion déconnectée de la réalité de la part du président de la République.


Allons-nous laisser faire cela ? Allons-nous laisser perdurer ce cruel mépris de la souffrance des victimes des attentats de Paris et de leurs familles ?

Je viens d ‘apprendre avec effarement qu’Emmanuel Macron, en plus de faillir à son devoir de chef des Armées le 11 novembre, en supprimant notre parade militaire de l’ARMISTICE (tradition depuis 1919) et en refusant à nos pères leur hommage militaire pour complaire à l’Allemagne, va en plus faillir à ce même devoir le 13 novembre, date encore ensanglantée de l’effroyable souffrance des attentats dans notre capitale !

Le président de la République refuse, en effet, de rendre hommage aux victimes de ce jour ô combien tragique ! Ce jour d’épouvante, nous en porterons, nous Français, pour toujours les stigmates de ce deuil national et international. 

Nous ne passerons pas ce massacre, véritable Oradour-sur-Glane du 21e siècle, dans les frais généraux du DRH Emmanuel Macron !


J’ai rédigé une lettre ouverte à Arnaud Lagardère où je le questionnais à la fois sur son inconséquence lors de l’affaire Médine, sur l’inexistence d’une réponse mémorielle de sa part dans l’enceinte du Bataclan et sur la mise en danger potentielle des spectateurs lors du rachat de cette salle illustre en 2015 en raison de son amitié proclamée avec le Qatar, de surcroît son actionnaire…

Ma lettre est restée bien sûr sans réponse, à l’instar de celle envoyée au candidat Emmanuel Macron (je lui en ai écrit d’autres depuis qui ont subi le même sort) lors de sa campagne présidentielle en Algérie où, en plein état d’urgence, il a mis en danger la nation française en accusant notre pays d’être coupable de crime contre l’humanité !

Il faut croire que la perception de ces crimes révèle chez lui une grande incompétence en la matière car il n’a échappé à aucun d’entre nous que le massacre du Bataclan en est un, doublé d’un crime de guerre, une guerre que la lâcheté et la compromission politiques ont étouffée sans scrupules !

Le constat est sans appel : celui qui occupe la plus haute fonction de l’État faillit à son devoir de protection et de respect envers le peuple. Il se comporte de façon autocratique alors qu’il ne dirige pas des sujets mais un peuple souverain ! 
Cependant, de cette liberté et de cette souveraineté, que reste-t-il ? Comment ne pas mesurer la régression vertigineuse qui est la nôtre ? 
Nous sommes devenus semblables à cette image légendaire avant la Révolution d’un peuple écrasé d’impôts et de taxes qui contribue à ce qui le tue.

Nous sommes réduits à un servage économique ! Nous sommes désormais l’ombre de nous-mêmes ! Depuis mon intervention à Lunel le premier septembre dernier, j’exhorte tous ceux qui ont, chevillée dans l’âme, l’identité française, à faire respecter plus que jamais nos principes fondateurs. 

C’est pourquoi nous avons été capables de nous mobiliser contre la venue de Médine Zaouiche au Bataclan mais, si c’est une belle victoire, le combat doit se poursuivre car ce système inique bafoue les plus belles valeurs ! 

J ‘ai proposé de créer une fondation qui s’appellerait France Bataclan pour dénoncer le déni de guerre, exiger le devoir mémoriel et des comptes pour toutes les victimes en devenant un groupe de pression. 

J’ai lancé l’action sur les réseaux sociaux : la mobilisation commence mais elle est si molle qu’il y a peu de chances d’augurer que les Français sauront faire entendre leur voix face à l’instrumentalisation de notre Armistice et des attentats de Paris lors du premier forum pour la paix. 

Bien sûr, celle contre la hausse du carburant le 17 novembre prochain est sur toutes les lèvres, mais ne nous limitons pas à un combat matériel ou politique ! Ne perdons pas notre âme !

L’approche du Centenaire de notre Armistice, terni par le comportement d’Emmanuel Macron qui n’est concerné par rien, excepté par lui-même, doit donc susciter l’union sacrée du peuple devant le despotisme des contre-valeurs ! 

Nous en avons assez de ce cinéma présidentiel de télé-réalité, choquant et délétère, qui plonge la France dans la honte ! 

Oui nous, Français, n’en pouvons plus de cette atteinte cynique et systématique à l’honneur de la France et des Français, les vivants et les morts, dès qu’Emmanuel Macron prononce un discours, est en déplacement (surtout hors de France où il ne manque pas une occasion de salir la France et son Histoire), dicte une mesure ou un jugement arbitraire comme traiter une partie du peuple de « lèpre nationaliste » (il faut dire que ce président au rabais a fait des insultes et des outrages au peuple son mode de gouvernance), et de pérorer sur les années 30 comme il pérore sur l’armée à laquelle il ne connaît rien !

Cet apprenti-président joue visiblement le film de sa vie, se met en scène tant dans sa vie publique que privée mais nous met chaque jour qui passe davantage en danger de mort !

A-t-il été élu pour ce rôle de télé-réalité (si on peut appeler « élection » la manière oligarchique et clientéliste qui lui a permis d’accéder à la magistrature suprême) ?


Va-t-on le laisser encore passivement jouer un nouvel épisode de sa vie du 11 au 13 novembre à Paris par la grande kermesse onusienne où le comité des fêtes sera la Fondation de la Paix et E. Macron le Monsieur Loyal du grand cirque mondialiste ?


On a fait marcher des enfants allemands et français sur les tombes de nos Poilus à Verdun le 29 mai 2016, date symbolique choisie cyniquement puisqu’il s’agit de celle du viol référendaire européen de 2005, que nous avons laissé faire sans broncher !

Le Centenaire sera le festival de clôture de cette parade outrageante où les familles des victimes du 13 novembre 2015 ont été appelées à souffrir en silence pour ne pas porter ombrage au jeune premier et sa Cour.


J’avais pensé adresser une lettre ouverte :

– au Général Lecointre, Chef d’état- major des armées, pour l’interpeller sur la nécessité de faire savoir au peuple le désaccord concernant le refus présidentiel de rendre un hommage à nos Poilus, en lui proposant d’affermir le lien Armée-Nation par l’accueil du public aux Invalides le dimanche 11 novembre et un hommage militaire sur l’esplanade ou dans la grande cour d’honneur aux généraux (y compris le sauveur de Verdun, en dépit des polémiques anachroniques d’E. Macron pour l’Armistice), soldats et régiments de la Première Guerre mondiale


– à Anne Hidalgo, le maire de Paris, puisque notre capitale (que nous ne défendons plus alors qu’elle se délite chaque jour dans l’indifférence quasi générale) sera le théâtre de ce spectacle odieux mais à quoi bon participer à ce Theatrum mundi de marionnettes ?


Les lettres demeureront sans réponse dans un silence qui traduit la lâcheté de notre monde qui méritera à ce jeu, tôt ou tard, la déliquescence définitive de notre civilisation !



Nos pères nous voient et nous questionnent d’outre-tombe ; que leur répondrons-nous lorsqu’ils nous diront un jour :  » qu’avez-vous fait de la France ? Qu’avez-vous fait de nous ? Qu’avez-vous fait de tous ces jeunes sans défense du Bataclan que nous aurions protégés si nous étions à votre place ? »


Je vous souhaite une belle fête de la Toussaint, en espérant une réaction prochaine du peuple français car si E. Macron a décrété un jour que « la France n’a pas de culture française », notre peuple a bien davantage qu’une culture à défendre car notre pays a été élevé au rang de civilisation il y a bien longtemps.



Si nous voulons vivre, il nous faut lutter pour notre civilisation européenne occidentale.



Le 2 novembre, pensons en particulier à tous les Morts du déni de guerre sur notre sol auxquels l’État n’a pas jugé bon de rendre justice : ne les laissons pas finir à la rubrique des faits divers !

 La dissimulation de crime par nos institutions ne doit plus être tolérée ! 

Il est temps de nous mettre à la hauteur des événements et de cesser d’être des animaux politiques, des instruments oligarchiques et des bêtes de somme des services fiscaux.


Source:   Christian Piquemal
Président du Cercle de Citoyens Patriotes



 ET AUSSI

 11 novembre version Macron : le centenaire du déni

Publié le 30 octobre 2018 - par

 


Nombreux historiens ont disserté sur les causes de la guerre de 14-18 au point d’aboutir à une sorte de version officielle, qui infiltre tant les manuels scolaires que les lieux de mémoire des grands sites de bataille : le nationalisme exacerbé.
Pourtant, l’Europe des nations, qui revient aujourd’hui sur le devant de la scène, n’est pas une invention du Rassemblement national, ni des pays de Višegrad.

 Elle fut consacrée par le Congrès de Vienne de 1815 dans son projet d’aboutir à un équilibre entre les grandes nations européennes, Russie comprise. Il s’ensuivit 55 ans de paix, certes relative, avant le traumatisme de la guerre de 70.
 


Quant aux rivalités coloniales, également mises en cause par la doxa, elles avaient déjà, en 1914, plus de vingt ans d’âge : le Congrès de Berlin de 1885 avait déjà réglé, par la voie diplomatique, de nombreux conflits d’intérêts entre grandes puissances coloniales en Afrique, sans verser une goutte de sang !

Même le journal Le Monde s’est fendu d’un article remarquable, remettant en cause les idées reçues sur le déclenchement de la guerre.
https://www.lemonde.fr/centenaire-14-18/article/2013/11/04/pour-en-finir-avec-dix-idees-recues_3507585_3448834.html

La guerre 14-18 était-elle inévitable ? Difficile à dire ! On a surestimé a posteriori le mythe de la reconquête de l’Alsace-Lorraine, même si certains partisans de la guerre s’en sont servi pour faciliter la mobilisation. 

En effet pourquoi la France, qui disposait de la meilleure armée du monde, aurait-elle attendu 43 ans pour entreprendre cette reconquête ?

Des deux côtés du Rhin, on trouve des hommes politiques hostiles à la guerre, comme Joseph Caillaux en France dont la carrière politique a été brisée par les facéties de sa femme. 

Face à la crise provoquée par l’attentat de Sarajevo, les « têtes couronnées », incarnant les nations, n’étaient pas parmi les plus belliqueuses, loin de là ! 
L’empereur Guillaume II était réticent à l’entrée en guerre de l’Allemagne. 

Le tsar aussi, par la voix de son ministre de l’Intérieur Maklalov. Viviani en France ou Lord Grey en Angleterre étaient aussi hostiles à la guerre. 

Ce qui est sûr, c’est que Raymond Poincaré, président du Conseil issu de la gauche, était lui partisan d’une ligne intransigeante envers l’Allemagne. L’histoire lui attribue une part de responsabilité.


Pour quelles raisons le camp des belliqueux l’a-t-il emporté sur celui des pacifiques ? Bien difficile à dire et l’on ne peut que méditer sur la thèse de Dominique Venner, selon laquelle il existe une part de hasard dans le déroulement de l’Histoire.
 


Ce que la plupart n’ont pas vu venir, c’est que le progrès technique avait abouti à ce que les armes étaient devenues beaucoup sophistiquées et meurtrières qu’auparavant.


On assiste aujourd’hui à une instrumentalisation de la guerre de 14, reléguée au rang des catastrophes humanitaires. 

Dans cette lecture revisitée de la grande guerre, nul besoin de laisser une place quelconque aux chefs de guerre. D’autant que pour la génération Macron, toute hiérarchie est nécessairement suspecte : c’est l’égalité père-fils, l’égalité maître-élève et maintenant l’égalité soldat-gradé qui prévaut …
 


Dans le contexte actuel d’une politique de destruction des identités européennes, il est facile de vouloir faire croire que la grande guerre n’a pour seule cause que le culte exacerbé des nationalismes. 

Je l’ai hélas constaté en me rendant au Mémorial de Douaumont, pourtant remarquable, mais présentant une « explication » du déclenchement de la guerre relevant davantage du prêt-à-penser que de la réflexion historique.

Et cette version des choses n’est pas anodine : elle sert merveilleusement les objectifs des tenants du mondialisme, qui ne rêvent que de la disparition des nations, dont la France, pour mettre en place une « Europe multiculturelle et métissée».

 D’où le projet d’une commémoration « a minima » de l’armistice du 11 novembre 1918 signant pourtant la défaite de l’Allemagne et la victoire des alliés. 

Mais il ne fallait pas froisser l’alliée du moment, Angela Merkel !

S’il fallait donner un sens à cette commémoration, qui se perpétue depuis 100 ans, c’est celui de la résistance à l’envahisseur, pourtant simple à comprendre. ``

Car il ne faut pas oublier que l’essentiel des combats se sont déroulés sur le sol français martyrisé, comme le montrent si bien les images terrifiantes, mais ô combien parlantes, de l’excellent film de François Ozon « Franz ».

Le 11 novembre n’est pas le jour approprié pour disserter sur la responsabilité du carnage mais celui de l’hommage à ceux qui sont tombés humblement pour défendre un territoire. 

La question de savoir si le cours de l’Histoire aurait été modifié si Mme Caillaux n’avait pas tiré sur le directeur du Figaro ou si l’attentat de Sarajevo n’avait pas eu lieu, n’est pas au rendez-vous de ce 11 novembre.

Mon grand-père paternel accepta une mission impossible lors des derniers jours du Fort de Vaux : remettre au commandant Raynal les instructions de l’état-major, après avoir traversé dans les deux sens les lignes allemandes… 

Ayant perdu une jambe, la guerre s’arrêta là pour lui. 

Le cousin de ma grand-mère maternel fut tué sur la frontière belge à Zonnebeke à 24 ans, dès les premières semaines de la guerre. 
Son corps n’a jamais été retrouvé. 
Un arrière-grand-père est revenu gazé. 
J’ai précieusement conservé leurs écrits, qui ont ce même point commun : le sens du devoir, tout simplement ! 

Et combien de drames similaires dans les familles françaises !



L’armée réagira-t-elle à ce déni de commémoration politisée ? On ne peut que l’espérer !
Honneur à ceux qui ont accepté le sacrifice de leur vie, faisant passer dans l’adversité l’intérêt collectif avant leurs intérêts individuels. 

Alors que la France est minée de l’intérieur, puisse leur sacrifice nous rappeler ce que nous leur devons.


Philippe Fretté, pour le centenaire du 11 novembre.