Google+ Badge

dimanche 4 novembre 2018

GUÉRILLA ? LA FRANCE D' ORANGE MÉCANIQUE ?


 
Editoriaux - 4 novembre 2018

Violences urbaines, voitures incendiées, policier roué de coups : ça continue


 D’après Laurent Nuñez, notre nouveau secrétaire d’État à l’Intérieur, c’est sans doute « une force et une énergie républicaine énorme » qui s’abattent actuellement sur Montceau-les-Mines, ville d’une vingtaine de milliers d’habitants du bassin minier de Saône-et-Loire. 

En effet, en à peine 48 heures, ce sont près de trente véhicules qui viennent d’être détruits par les flammes, à l’occasion de violences urbaines face auxquelles les élus locaux et les forces de l’ordre sont aujourd’hui totalement démunis. 


Et c’est, vraisemblablement, encore cette force et cette énergie qui ont touché ce policier de la BAC (brigade anticriminalité) de Saint-Étienne, qui a été roué de coups à l’issue d’un match de football auquel il participait alors qu’il se trouvait hors service. Souffrant de plusieurs fractures, ce gardien de la paix, comme beaucoup d’autres ces derniers jours (Hyères, dans le Var, ou Chalon-sur-Saône encore récemment), se consolera certainement lorsqu’il réalisera quelle équipe de choc se trouve désormais en place au ministère de l’Intérieur.


Après l’interview donnée par Nuñez, que certains médias présentent comme un homme de terrain, c’est ce qui s’appelle être rejoint par la réalité. Sauf que, manifestement, la réalité vécue par celui qui, selon son propre aveu, n’a jamais fait que côtoyer les forces de l’ordre – certainement du fond de son fauteuil de haut fonctionnaire – n’a rien à voir avec celle à laquelle sont confrontés, chaque jour et chaque nuit, élus de terrain, policiers, gendarmes et pompiers.


De ces propos, qui contredisent non seulement ceux de Gérard Collomb mais également ceux de « vrais » professionnels, tels que le général Pierre de Villiers ou bien Patrick Calvar en leur temps, que faut-il en conclure ? 


Tout d’abord, on peut se demander ce que Nuñez a bien pu faire durant la période qu’il a passée à la tête du renseignement intérieur. 

En effet, n’oublions pas que, pendant ces quinze mois, il était censé être le fonctionnaire le mieux renseigné de France. Par ailleurs, ce sont ses notes (du moins celles de ses services) qui ont informé celui qui était alors ministre de l’Intérieur. 

Il est donc pour le moins étonnant que le chef (Collomb) et son subordonné (Nuñez) n’aient pas tiré les mêmes enseignements des mêmes informations. 

Cela est très inquiétant sur la façon dont, manifestement, nos services de sécurité intérieure travaillent et, bien plus, sur les compétences de ceux que l’on met à leur tête. 

Ensuite, ces propos, qui voient un haut fonctionnaire contredire celui qui l’avait nommé, en disent long sur la solidarité gouvernementale qui anime l’équipe actuellement au pouvoir. Certes, personne ne se faisait d’illusion sur les qualités politiques de ces opportunistes qui ont fait le choix de suivre l’idole du moment. 

Mais l’on pouvait s’attendre, à tout le moins, à ce que le travail soit fait. Là encore, désillusion.
Enfin, et sans doute est-ce le plus grave, il est évident que ce gouvernement ne fera rien pour la sécurité des Français. 

En nommant deux fantoches à deux des postes les plus importants de la République, Macron et Philippe ont clairement signifié que la sécurité ne les intéresse pas. Que les voitures et les commerces continueront de brûler chaque nuit. 

Que les caïds des banlieues ont encore de beaux jours devant eux et que les policiers, les gendarmes et les pompiers pourront continuer de se faire agresser, qu’ils soient en service ou pas. 


En repoussant sans cesse les limites du tolérable, et en justifiant systématiquement l’injustifiable, ce pouvoir est en train de semer le chaos. 

Mais en est-il seulement conscient ?

Par Olivier Damien

Docteur en droit – Commissaire divisionnaire honoraire - Ancien secrétaire général du syndicat des commissaires de police


ET AUSSI

Du djihad à la guérilla urbaine, le pas est-il franchi ?





C’est avec consternation que les autorités ont constaté que, malgré leurs efforts (15.000 policiers mobilisés, autant qu’au Texas pour lutter contre la vague migratoire !), les incidents du 31 octobre (s’il est possible d’appeler « incidents » des voitures incendiées, des forces de l’ordre caillassées, un centre commercial pris d’assaut), non seulement avaient eu lieu, mais s’étaient étendus à nombre de quartiers jusque-là sans histoire, et qu’ils étaient le fait de jeunes de plus en plus jeunes (treize-quinze ans), que les médias complaisants appellent des enfants. 

Il « n’y a eu que » 116 interpellations qui, probablement, seront sans suite. La veille, pourtant, « la purge », c’est-à-dire l’appel à s’attaquer à tout ce qui représente l’autorité et l’État, avait été lancée. 

Plus tôt, des rappeurs appelaient à assassiner tous les Blancs – hommes, femmes et enfants. Excusez du peu. Bien entendu, on a crié au canular. Surtout pas de vagues, les moutons doivent être égorgés sans bêler.

Ces appels sont, en clair, des « fatwas » citoyennes, des appels, au niveau national, à la guérilla urbaine avec constitution de groupes par quartiers. Plus besoin d’attentats djihadistes, plus besoin de kamikazes, plus besoin de se radicaliser.

Car, aujourd’hui, ce sont certains jeunes, radicalisés ou non, qui mènent le combat. Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont rien à perdre et qu’ils ne croient pas aux valeurs qui rassemblent la nation. Nos peuples faits de vieux et de fatigués espèrent toujours qu’ils auront disparu avant de voir les réalités. Sauf que les prédictions se réalisent. 

En 40, on espérait que la guerre n’arriverait pas devant chez soi. Les habitants de Nîmes ou de Gaillac faisaient semblant de vivre comme si de rien n’était ; et puis, un jour, ils sont arrivés…
Les djihadistes sont en train de gagner. La violence s’étend maintenant partout, dans les quartiers, à l’école, dans les rues. Leur bras armé ? Les jeunes déboussolés, livrés à eux-mêmes et sûrs de leur impunité. La nature fait naître des fauves, l’éducation, des citoyens. 

La théorie rousseauiste de l’angélisme est malheureusement une fable. Des dizaines de cités en France, présentant, comme le disait pudiquement en 2016 un ministre de Hollande, des « similitudes potentielles avec Molenbeek », sont, de fait, devenues des zones où ce n’est pas la loi de la République qui est en vigueur. 

Désormais, la cible est claire : s’en prendre à l’ordre et à la culture occidentale.

Mais que font nos élites ? Sont-elles autistes ? Attendent-elles un embrasement pour agir ? Ou pensent-elles pouvoir se sauver, comme les aristocrates de 1789, si cela tourne mal ?

Leurs remèdes sont toujours les mêmes. Rien qui fâche les sphères mondialistes et internationalistes : discours compassionnels, déclarations tartarinesques, réunions interministérielles, décrets et lois. 

Comme les concernés ne reconnaissent ni les lois ni les règles de la République, il s’agit de cautères sur une jambe de bois.

Alors, quoi faire ? Certains, défaitistes, nous disent : c’est trop tard, l’inversion est devenue impossible. Il n’est jamais trop tard. L’exemple de l’Italie, des pays de l’Est et même des États-Unis prouve le contraire. 

Certes, ce ne sera pas facile, car c’est toute une frange de la population qui a fait sécession. Il faut des mesures fortes et de masse : interdiction et arrestation des manifestants qui se cachent derrière masques et foulards. 

Pour les récidivistes, envoi dans des camps de rétention où civisme, discipline militaire et cours tout court essaieraient, pour les moins violents, de les réinsérer dans la société.

Tout cela demande un courage que nos dirigeants, occupés à leurs petites affaires, n’ont pas.

 Dans ce vide politique, l’apparition d’un gouvernement autoritaire ne peut être exclue.

 Si cela arrivait, nos dirigeants actuels, qui nous affirment le craindre, en seraient les premiers responsables et les vrais coupables.

Bérenger de Montmuel

Philosophe et anthropologue 


Sources et Publications : http://www.bvoltaire.fr/violences-urbaines-