Google+ Badge

lundi 5 mars 2018

VERS UNE NOUVELLE ÉPURATION LITTÉRAIRE ?


Il faut refuser l’épuration de notre littérature

Publié le 4 mars 2018 - par

Le quotidien Présent nous présente un hors-série qui nous intéresse. 

Non pas que l’ensemble de la rédaction de Riposte Laïque partage les thèses de Céline ou de Charles Maurras, mais nous ne supportons pas ceux qui veulent gommer de notre Histoire les références qui leur déplaisent. 

C’est pourquoi nous nous sommes intéressés à ce supplément, et avons posé quelques questions à Francis Bergeron, avec lequel nous partageons l’amour de la parole libre et le refus de l’autocensure. 

Riposte Laïque : Le quotidien papier Présent vient de publier un hors-série, que vous avez coordonné, appelé « Céline, Maurras, la nouvelle épuration littéraire ». Pourquoi ce numéro ?
Francis Bergeron : il se trouve que l’actualité s’est récemment polarisée sur plusieurs affaires de censure ou d’autocensure touchant à la littérature. 

Il y a eu les pressions à l’encontre de Gallimard pour interdire la réédition commentée des pamphlets de Céline, puis la campagne pour retirer Maurras des commémorations de 2018 (le cent cinquantième anniversaire de sa naissance). 
Cette campagne s’est ensuite étendue à l’écrivain charentais Jacques Chardonne.

 Et encore tout récemment la mairie de Paris refusait que l’écrivain Michel Déon puisse être enterré dans un cimetière parisien, au motif non avoué qu’il avait été le tout jeune secrétaire de Charles Maurras , il y a… 75 ans.
L’Histoire est pleine de cas de censures politiques, et vous en savez vous-même quelque chose.  Toute dictature la pratique. C’est dans son essence. 

Nous connaissons actuellement en France une inquiétante évolution, de type dictatorial, du politiquement correct.
 Mais la censure dans le domaine littéraire, et les lois mémorielles constituent une évolution pour le coup totalitaire. Même pendant l’Occupation, période peu propice à une liberté d’expression totale, Sartre était édité et joué à Paris.  

Ce que nous vivons actuellement est donc extrêmement inquiétant. Nous avons voulu riposter à chaud, faire prendre conscience de ce scandale au plus grand nombre, et en particulier aux amoureux de littérature. C’est le sens de ce Hors-série.


Riposte Laïque : Comment se présente ce supplément ?
  Francis Bergeron : il se présente sous la forme d’une revue de 20 pages, vendue en kiosques au prix de 5 euros. Camille Galic fait un historique de cette évolution de la censure, ces dernières années, avec de nombreux cas scandaleux, voire risibles (les frères Lumière qui n’ont plus inventé le cinéma, parce que l’un d’eux avait été proche de Vichy, le prix Nobel de médecine Alexis Carrel dont on efface le nom dans les facultés de médecine, le musicien Vincent d’Indy fustigé pour avoir défendu l’armée pendant l’affaire Dreyfus, l’écrivain Henri Vincenot, « connu comme réactionnaire » etc. )
Pour ma part  j’ai remis en perspective les approches totalitaires les plus récentes, rappelant au passage que les terroristes islamistes Merah, Coulibay  et autres n’ont jamais lu ni Céline, ni Maurras, ni Brasillach ou Rebatet.

 C’est vraiment un faux procès qui est actuellement fait, ayant pour seul objectif de nettoyer nos bibliothèques et notre mémoire, de  lisser les opinions, de  faire passer écrivains, artistes et faits historiques sous le contrôle de censeurs autoproclamés gardiens de la pensée correcte.

Le Hors-série rappelle a contrario que Mitterrand qui aimait Céline, Barrès et Gobineau (et aussi Chardonne, d’ailleurs), disait que ses propres passions littéraires  étaient susceptibles de lui valoir des ennuis. « Je vais payer devant le tribunal de la gauche ! » constatait-il, ironiquement dans Paris-Match du 14 avril 1988.
Le dossier évoque aussi Chardonne, Brasillach, avec une interview de Jean-Marie Le Pen sur Robert Brasillach, et une lettre ouverte à Edouard Philippe, qui se pique d’être un fin littéraire, auteur lui-même de plusieurs livres.



Riposte Laïque : Votre supplément sort le même jour que les mémoires de Jean-Marie Le Pen. Quel est votre regard sur la sortie de ce livre, et les commentaires de l’auteur sur la période de Vichy et sur le maréchal Pétain ?


Francis Bergeron : je n’avais pas commandé le livre sur internet, et impossible de l’acheter en librairie où il était en rupture de stock ces jours-ci, conséquence d’un succès qui n’était pas attendu à cette hauteur. 
Il y a un grand désir de briser les tabous, et pour beaucoup de Français, acheter les mémoires de ce personnage fascinant est déjà un forme de résistance. 

 Surtout quand on apprend que les grands éditeurs ont reçu des menaces pour les empêcher de publier ce texte. 

Je ne peux donc vous commenter  l’opinion de Jean-Marie Le Pen sur Vichy et sur le maréchal Pétain. 
En toute hypothèse, c’est son opinion, et il a le droit de l’exprimer, quelle qu’elle soit.
 On sait que le fondateur du Front national a eu un engagement précoce et court, mais réel, dans la résistance (il n’avait que 16 ans en 1944).
En fait les engagements des uns et des autres, à cette époque, ont obéi à des circonstances, ou ont été le résultat de parcours d’une incroyable complexité, avec des chassé-croisé nombreux. C’est ce qui fait l’intérêt de l’étude de cette période par les historiens. C’est ce qui explique aussi les innombrables films, pièces de théâtre, romans, consacrés à ce très court moment de l’Histoire de France. 

 Les lois mémorielles (Pléven, Gayssot etc.) sont criminelles en ce sens qu’elles distillent la peur d’être stigmatisés même chez les historiens les plus rigoureux et les plus impartiaux.  Ce sont de mauvaises lois  

Et le projet de loi sur les « fake news » va aussi dans le même sens, le sens d’un totalitarisme, qui est d’ailleurs de moins en moins insidieux, de plus en plus visible.  Les fausses nouvelles sont insupportables, bien entendu. 
Mais menacer d’amende et de prison les propagateurs de nouvelles possiblement erronées, c’est prendre le risque de développer l’autocensure sur des informations exactes.

Refuser le risque de la liberté, c’est bien entrer dans un processus juridique et mental totalitaire.


En tout cas le quotidien Présent n’entrera jamais dans cette spirale de l’autocensure. C’est aussi pour cela que nous avons voulu relayer en « une » le scandale de la condamnation des animateurs de Riposte Laïque, indépendamment même des thèmes et informations qui ont valu ces condamnations iniques. 
C’est vraiment une question de principe, et les questions que posent ces condamnations sont gravissimes au regard de nos libertés fondamentales.



Riposte Laïque : Vous avez lancé, il y a quelques mois, une nouvelle formule de « Présent ». Etes-vous satisfaits des premiers résultats ?
  Francis Bergeron :  le quotidien Présent a 36 années d’existence, ce qui n’est pas rien dans l’histoire de la presse  française. La formule conçue par ses créateurs devait forcément être revue à l’ époque d’internet et des réseaux sociaux. 

Les lecteurs du XXIe siècle cherchent d’autres informations, ou plus exactement des informations commentées autrement, puisque l’information elle-même, ils l’ont instantanément, par plusieurs canaux et jusque sur leur téléphone.

 Il nous fallait réinventer un journal quotidien qui accepte d’être en décalage d’une, voire deux journées sur l’actualité la plus immédiate, afin de pouvoir restituer leur sens aux événements, les mettre en perspective, et donner un commentaire, allégé de ces conformismes du politiquement correct qui inondent la quasi-totalité des médias.
Par ailleurs il fallait moderniser la maquette et élargir l’information à la littérature, à la peinture, aux expositions, au cinéma, au théâtre, aux antiquités et à la brocante, aux loisirs, à l’Histoire, à l’œnologie, aux collectionneurs, etc., à ce qu’on appelle la métapolitique. 

Nous avons voulu aussi multiplier les interviews et les reportages, et des correspondants, sur tous les continents, nous apportent des points de vue sur l’actualité internationale que nous ne trouvons pas ailleurs.
C’est pour cela que nous avons doublé la pagination du quotidien (8 pages en semaine et 16 pages le week-end) et que nous sommes passés intégralement en couleur, avec aussi une grande place à la photo ;

Enfin Si Présent se veut un quotidien national, identitaire, patriote, et catholique, un quotidien enraciné dans notre Histoire et nos valeurs, il n’est pas pour autant le journal d’une chapelle ou d’un parti politique. Il porte le regard d’amoureux de la France sur tout ce qui fait notre vie.



Riposte Laïque : Revenons à ce hors-série. Comment fait-on pour se le procurer ?

Francis Bergeron : Le Hors-série peut être commandé à Présent, 5 rue d’Amboise 75002 Paris, ou via notre site internet Il peut surtout être  acheté en kiosque. 

Une grande majorité de points de vente a été approvisionnée. 650 kiosques vont recevoir des affichettes publicitaires de support à la vente.


Nous avons l’ambition de développer ces Hors-série, parallèlement au quotidien. 

 Beaucoup de sujets méritent un regard neuf et décapant : par exemple « Le cinéma vu de droite », « Musique et chansons vues de droite », « La bande dessinée vue de droite » « Les vraies « fausses nouvelles » d’aujourd’hui », « De Rivarol et Zemmour, en passant par Brigneau : les grands pamphlétaires », « Les élections européennes de 2019 » etc. 

 A côté du quotidien Présent, l’existence d’une publication thématique nous semble un excellent complément.


Propos recueillis par Pierre Cassen      https://ripostelaique.com/


A LIRE: 

  Premier tome des Mémoires de Jean-Marie Le Pen

27545446_1839750939380117_2476313932718033220_n.jpg
Pour le commander cliquez ici 





ET AUSSI:



Fêtes du pays réel samedî 24 mars à Rungis

 

Comme l'année dernière, Carl Lang prendra la parole à la Fête du Pays Réel organisée par Civitas samedi 24 mars à Rungis. 

 

Les militants du Parti de la France y tiendront un stand où le Président du PdF dédicacera son ouvrage, Un chemin de résistance





  "UN CHEMIN DE RÉSISTANCE"  DE CARL LANG
2018 01 12 PRES LIV CL.jpg
Acheter ce livre en ligne cliquez ici

Bulletin de commande cliquez là


11:45 Publié dans La vie de l'association Synthèse nationale