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jeudi 1 mars 2018

MARINE LE PEN ET LE CONGRÉS DU FRONT NATIONAL !!! TRIBUNE LIBRE ET POINT DE VUE !


Avant le congrès du Front national, le grand vide autour de Marine Le Pen ?


Par Tristan Berteloot — 28 février 2018 à 21:06




En novembre 2013, à la convention nationale du FN.  Jean-Marie Le Pen, Bruno Gollnisch, Marion Maréchal-Le Pen, Michel Guiniot et Nicolas Bay.



 
Remise en cause jusque dans son propre parti, l’ex-candidate devrait être réélue à sa tête le 11 mars à Lille, faute de concurrence.

  
Avant le congrès du Front national, le grand vide autour de Marine Le Pen


La scène illustre à elle seule la situation dans laquelle se trouve actuellement Marine Le Pen.


 Finaliste de la dernière présidentielle mais personnalité la plus «rejetée» par les Français, selon un sondage Odoxa paru mardi, la présidente du Front national était mercredi au Salon de l’agriculture pour draguer un électorat paysan qui lui réussit plutôt bien. 

Sur place, la députée a osé un «le monde rural, c’est chez moi» mais elle s’est surtout faite virer d’un stand par son exposant : «Je ne veux pas d’elle. 
Elle est foutue, je lui ai dit ! C’est inadmissible que personne ne la siffle !» 

Ce qui est pourtant bel et bien arrivé : un groupe l’a huée alors qu’elle empruntait les escaliers mécaniques du Parc des expositions de la Porte de Versailles. 

En réaction, Marine Le Pen a tenté de faire bonne figure, dans son registre complotiste habituel : «vous savez, ce genre de choses, ça s’organise»,a-t-elle dit. 
Reste des images, désastreuses.

Changement de nom. L’ancienne candidate à la présidentielle tente depuis des mois de relancer son parti, à la peine depuis son double échec à la présidentielle et aux législatives de 2017. 


Pour cela, elle ouvre, les 10 et 11 mars à Lille, un congrès qu’elle affirme «refondateur», où elle sera réélue présidente faute de concurrence et sans être sûre que l’affluence soit au rendez-vous. 

Les adhésions au parti d’extrême droite ont fondu depuis mai et le questionnaire envoyé en novembre aux frontistes à jour de cotisation n’a pas donné grand-chose tant le Front a été incapable de traiter les réponses dans les délais promis. 

Seul enseignement : une courte majorité des adhérents seraient favorables à un changement de nom du Front national.

Cela arrange bien Marine Le Pen, qui aimerait faire une bonne fois pour toutes table rase de ce passé et, surtout, faire oublier son catastrophique débat d’entre-deux-tours de la présidentielle. 


Un échec qu’elle affirme avoir dépassé mais dont il est difficile de mesurer les conséquences à moyen et long terme dans l’inconscient collectif frontiste. 

Un indice pourtant : son «tour de France», débuté en septembre, ne passionne pas vraiment les foules.
«Houleux». 


Cet été, son ancien numéro 2, Florian Philippot, huit ans de bons et loyaux services, a claqué la porte et ne cesse depuis de qualifier les cadres de son ancien parti d’«amateurs», quand ses lieutenants ne sortent pas tout bonnement la sulfateuse, qualifiant les cadres FN de «fous». 

Sans doute pour éviter la confrontation, peut-être pour marginaliser leur nouvel adversaire, le Front a annulé récemment sa participation à un débat télé avec Philippot. 

Le secrétaire national du FN aux fédérations et à l’implantation, Jean-Lin Lacapelle, qui devait représenter son parti, s’est justifié d’un «on ne boxe pas dans la même catégorie», mais les invectives qui ont suivi entre lui et les soutiens de Philippot sur les réseaux sociaux n’ont fait qu’accentuer un peu plus l’image de fébrilité qui colle à la peau des Marinistes.


«Foutue», Marine Le Pen ?  Même son père l’envisage.


 «Le prochain congrès du FN s’annonce houleux.

 Marine vient de subir une présidentielle et des législatives décevantes.

 Philippot et les siens l’ont quittée, elle peine à faire sa rentrée. 
Un sentiment me domine quand j’y pense : j’ai pitié d’elle», écrit-il dans le premier tome de ses mémoires (lire ci-contre). 

Son échec à redevenir une personnalité politique de premier plan paraît d’autant plus criant que, de l’autre côté de l’Atlantique, sa nièce - et petite-fille de Jean-Marie Le Pen -, Marion Maréchal-Le Pen, qui a pris ses distances avec la politique après la présidentielle, a cartonné lors de son discours à Washington devant un parterre républicain conquis.

 Une carte postale réussie. 

A tel point qu’au FN, l’idée qu’une autre Le Pen est possible continue de faire son chemin. 

Résumé d’un cadre frontiste :
 «Il arrive que le talent saute une génération.»


Merci Thierry S.