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mardi 27 février 2018

E. MACRON ET LES PROMESSES ÉLECTORALES ......

Le mandat de Macron n'est pas celui de ses promesses électorales…



Rédigé le Lundi 26 Février 2018 à 08:24

Extrait de l'Édition du 26 février 2018
Réinfo, journal d'information bimensuel du Parti de la France




Ah… il en avait promis des choses, le petit Emmanuel pendant la campagne électorale. 

Il en a grugé des gugusses qui ont voté pour lui au soir du second tour, même si on peut comprendre que l’alternative Marine Le Pen n’était guère engageante. 

Et depuis, le Président Macron a mené à bien le mandat qui lui a été confié par ses maîtres…

 
Depuis le début de l’année 2018, le timbre a augmenté de 10 centimes ; le gazole, de 7,6 centimes ; l’essence, de 3,84 centimes ; le tabac, de 10 %. 

Et bientôt la taxe sur le gaz naturel avec une modeste hausse de… 43,7 %. 

Et si le service communication de l’Élysée vous ressort les deux mesures emblématiques mises en avant pour donner aux Français une douce impression de soulagement, à savoir un allègement des cotisations salariales et une suppression progressive de la taxe d’habitation, sachez que, d’une part, ces mesures n’entreront en vigueur que progressivement et que, d’autre part, elles sont d’ores et déjà compensées par d’autres charges.
 
Et oui… Commençons par la baisse de la taxe d’habitation : elle ne sera tangible pour les Français qu’en fin d’année, au moment de recevoir son avis d’imposition. 

En outre, elle constituera en un dégrèvement pris en charge par l’État qui n’en subira les conséquences qu’encore plus tard, au moment de faire le chèque aux collectivités locales.

 Enfin, elle ne profitera pas à tout le monde, puisque les résidences secondaires ne sont pas concernées, les résidences principales le sont sous condition de ressources et si la commune augmente son taux, l’augmentation sera payée par le contribuable et non prise en charge par l’État.

 
En ce qui concerne la baisse des cotisations salariales, elle consiste en janvier en une suppression de la cotisation maladie de 0,75 % et une baisse de 1,45 point de la cotisation chômage. Celles-ci étant compensées par une augmentation de 1,7 point de la CSG. Autrement dit, le gain se résume à 0,5 point sur la paie. 
Et encore une fois, tout le monde n’en profite pas, les retraités et les épargnants subissant l’augmentation de la CSG sans aucune contrepartie. 


Et pour les hauts revenus, la baisse de charges est aussi théorique puisque la cotisation chômage était de toute manière plafonnée aux rémunérations n’excédant pas 4 plafonds de la Sécurité sociale, alors que la CSG elle, est totalement déplafonnée. 

Pour certains, cela finit même par une augmentation des cotisations…
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En résumé, le citoyen profite aujourd’hui d’une petite baisse de ses cotisations, le consommateur subit en même temps une grosse augmentation de ses taxes et au final, le contribuable est perdant.


On parle de 4 milliards d’impôts en moins d’un côté et de 5 milliards en plus de l’autre. Mais au fond, seul compte le résultat : la baisse d’impôt promise n’a pas eu lieu. Et l’on ne connaît pas encore la hausse de la fiscalité locale, qui viendra compenser les diminutions de dotations directes.
 
Mais que font-ils de tout cet argent ? Selon le rapport « Paying taxes 2018 », écrit conjointement par le cabinet PwC et la Banque Mondiale, la France a le taux d'imposition le plus élevé d'Europe. 

Alors que sur le continent européen, le taux moyen de prélèvement s'élève à 39,6 % du chiffre d'affaires, en France, ces taxes atteignent des sommets et représentent 62,2 % du chiffre d'affaires déclaré par les patrons français.

 En Allemagne, il représente 48,9 % du chiffre d'affaires, en Angleterre, le taux est de 30,7 % tandis qu'au Luxembourg, il n'est que de 20,2 %. Ah oui, en Chine, il est de 67,3 %… Quelle consolation…


Selon PwC, cet important taux d'imposition « s'explique notamment par le poids des cotisations sociales ». En effet, sur les 62,2 % amputés sur le chiffre d'affaires des entreprises françaises, 51,1 % sont en fait des taxes sur le travail, les cotisations patronales et cotisations sociales essentiellement.
 
Les sommes récoltées sont considérables. Pourtant, les hôpitaux sont en ruines. Le réseau ferré et le matériel roulant ne résistent pas aux feuilles mortes, à la pluie ou au gel. 

’éducation nationale est une fabrique à crétin. 
Nos forces armées sont à 130 % de leurs capacités opérationnelles et plus de la moitié du matériel est hors-service. 
La justice libère des détenus parce qu’il n’y a pas assez de personnels pour les conduire au tribunal. 

Les délais d’instruction sont supérieurs à deux ans, les taux d’occupation des prisons dépassent les 130 %, et encore faudrait-il y comptabiliser tous les condamnés à des peines de prison inférieures à deux ans et qui ne passent pas un jour en détention… 

Nos campagnes n’ont plus de médecins, la fracture numérique est devenue une amputation. Et, comme nous le verrons dans le sujet suivant, les EHPAD sont une honte pour notre société.
 

Depuis trente ans, notre société vit sur des acquis. Les centaines de milliards d’euros gaspillés dans la politique de la ville ou engloutis par l’immigration-colonisation n’ont pas été utilisés pour l’entretien et la modernisation des infrastructures.

 Et notre pays est décadent. Nous perdons chaque jour un peu plus de notre qualité de vie, de nos avancées sociales, de l’usage de nos équipements collectifs.


La diminution de la vitesse moyenne sur les routes nationales à 80 km/h en est un exemple criant. Les rapports des associations d’automobilistes contestent l’efficacité de cette mesure, mais la question est ailleurs. 

Ce qui est en jeu, c’est que les départements et les régions, à qui l’État a transféré la gestion et l’entretien des routes départementales et nationales, n’ont pas les moyens financiers de le faire car ils doivent faire face à l’explosion des coûts des politiques sociales. Les routes sont défoncées, la signalisation est défaillante, elles sont de plus en plus accidentogènes.


Au passage, cette mesure a aussi un but plus inavouable : elle pourrait augmenter notablement le nombre d'amendes pour les conducteurs, et rapporter, selon l'hebdomadaire Auto Plus, jusqu'à 335 millions d'euros annuels à l'État. 

Ce qui s'avère être on ne peut plus appréciable, en temps de disette budgétaire !


Source:   ttps://www.parti-de-la-france.fr