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mercredi 2 août 2017

QUAND " CEUX QUI NE SONT RIEN " SE SENTENT AGRESSÉS ! SILENCE !


L’oligarchie politocarde s’indigne pour l’agression d’une députée LREM mais jamais pour les agressions de “ceux qui ne sont rien”!


L’oligarchie politocarde s’indigne pour l’agression d’une députée LREM mais jamais pour les agressions de “ceux qui ne sont rien”!

C’est bien connu : les coups, quand ils vous arrivent, ça fait mal mais, en règle générale, on s’en relève et toute la classe politique s’en indigne à juste titre, surtout lorsque la victime est une députée LREM.

La députée en question, c’est Laurianne Rossi, « macroniste » bon teint élue en juin dernier dans la onzième circonscription des Hauts-de-Seine.

Alors qu’elle distribuait des tracts dimanche matin sur un marché de Bagneux, la jeune femme a été agressée verbalement puis physiquement par un homme.

« Pas agressif de prime abord » mais tenant des « propos véhéments à l’encontre de la politique du gouvernement et de la majorité » en accusant les élus LREM d’être des « députés godillots », raconte Laurianne Rossi, l’homme, après avoir « critiqué la couverture médiatique orientée en faveur d’Emmanuel Macron » et faisant fi de la maxime « on ne frappe pas une femme même avec une rose », a alors asséné un violent coup de poing sur la tempe droite de la députée avant de prendre la fuite. 

Rattrapé quelques mètres plus loin et maîtrisé par des militants et des commerçants, l’individu a été interpellé et placé en garde à vue.

Une agression qui n’est pas sans rappeler celle survenue pendant la campagne des législatives en juin à l’ex-députée LR Nathalie Kosciusko-Morizet, agressée par un maire d’une petite commune de l’Eure.

Comme pour cette dernière, les réactions d’indignation de la classe politique ne sont pas fait attendre. 
De gauche à droite en passant par le Front national de Marine Le Pen – « Dans notre pays, on combat des idées, on n’agresse pas ceux qui les portent », a déclaré le vice-président, Florian Philippot –, tout le monde condamne avec « la plus grande fermeté la lâche agression » et apporte son soutien à la députée qui, sur son compte Twitter, précise qu’ « aucun désaccord politique ne peut justifier la violence, qui plus est contre les élus de la République et les femmes ». 

Le chef de l’Etat a quant à lui réagit en déclarant que « respecter les élus, c’est respecter la République ».


Une indignation légitime face à une violence injustifiée qui est, certes, le dernier argument des crétins, mais une violence qui marque un divorce consommé entre des Français excédés et des politiciens à des années-lumière des préoccupations quotidiennes du peuple. 

Frapper un élu, homme ou femme, pour ses idées, ça ne se fait pas. 

Mais un élu vaut-il plus qu’un simple quidam pour qu’on en soit ému à ce point ? 

On aimerait voir autant de compassion, de condamnation et d’indignation de la part de ces « intouchables » de la politique lorsqu’une vieille dame ou un couple de retraités se fait massacrer pour quelques euros de plus, lorsqu’une femme, jeune ou moins jeune, se fait violenter et dépouiller dans un train de banlieue, dans la cave d’une cité sensible, ou quand des policiers se font délibérément écraser par des racailles.
Source:  Pierre Malpouge – Présent


Et aussi



Marseille: l’Action française vit un été de plomb

 
 

On disait de la France qu’elle avait exorcisé le spectre de la violence politique comme on chasse un vieux démon. 

Sans être encore sanglant, ce dimanche a vu l’agression d’un député marcheur démarchant en plein marché en même temps qu’un attentat visant le mouvement royaliste Action française à Marseille. 

Si les hommages présidentiels ont salué la première, l’attaque touchant les seconds n’a pas fait grand bruit, dans une ville où pourtant bien des activistes fantasment un retour aux années de plomb.


Une bombe artisanale devant le local de l’AF

Marseille sent le pastis et la poudre. Depuis quelques mois, la ville ajoute à ses folkloriques règlements de compte mafieux le doux souvenir du terrorisme politique méditerranéen.

 Noirs et rouges y rendent coup pour coup. Signe des temps ou euphorie estivale, un engin fait maison a explosé dimanche près du local de l’Action française Provence. 

Si aucune victime ne viendra garnir son panthéon de martyrs, le mouvement assure que l’attaque laissera des traces.

Réagissant par des moyens même légaux, les militants ont reçu quelques égards de l’Assemblée nationale où le député dissident du FN Jacques Bompard a salué un mouvement « dont la vocation centenaire est de transmettre la pensée royaliste héritée de nos pères » tout en demandant une ferme condamnation officielle de l’attaque.

Le maire FN de secteur Stéphane Ravier, réputé proche de l’Action française, a regretté dans le même temps une « omerta politique ». 

En attendant les conclusions de l’enquête, l’AF a dénoncé la main de ses meilleurs ennemis antifas.

Un coup des antifas?

L’été dernier, le même local avait été saccagé par de nébuleux adversaires au terme d’une journée d’inimitiés viriles.
 Audace de la dialectique marxiste, certains damnés de la terre ont délaissé la lutte des classes pour le privilège d’une lutte « antifasciste ».


Tout près de Martigues où repose le cœur de son vieux maître Charles Maurras, l’Action française bénéficie d’un certain succès d’estime. 
Délaissant les mondanités royalistes et le folklore contre-révolutionnaire, sa section marseillaise se dit avant tout « nationaliste » et défie le monopole du mouvement identitaire sur l’agitprop. Installé dans un quartier populaire du centre de Marseille, les militants se montrent affables avec le voisinage. 

Mais pour la droite radicale, la région est une terre fertile : Front national, identitaires, monarchistes se disputent un marché militant saturé. 
Aussi, recruter de nouvelles troupes, oblige à toutes les audaces.

Jumelage avec la Casa Pound Parme

Remontant la Canebière avec une trique à la main et un organe militant dans la poche, ses militants s’invitent aux conférences de Sciences Po Aix ou perturbent celles du petit personnel politique local. On retrouve leur propagande sur les murs de ville ou devant la façade dégradée d’un local communiste. 

Il y a près d’un an, le copinage de l’AF marseillaise avec les néo-mussoliniens de la Casapound Parme a donné lieu à une parade conjointe au nez et à la barbe des antifas phocéens.


Si le Marseille des années 2010 n’est pas encore la baie de Naples des années 1970, corruption politique, paupérisation et insécurité culturelle nourrissent chez beaucoup l’envie d’en découdre.


 Et malgré la dédaigneuse ignorance des politiques et d’une partie de la presse, l’histoire retiendra peut-être que le premier coup est venu des rouges.

https://www.causeur.fr/action-francaise-marseille-antifa-casapound-145849?