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mercredi 2 août 2017

NANTES , L' ISLAMISATION S' ACCÉLÈRE !


Nantes. Bientôt une mosquée dans un quartier résidentiel ?

Nantes : une mosquée ouvre incognito près du pont de la Motte Rouge, quartier Saint-Félix


02/08/2017 – 07H00 Nantes (Breizh-info.com) ‑ Chassé par la porte, il revient par la fenêtre. 

Le projet de mosquée dans le centre-ville de Nantes, porté par l’association musulmane du Breil, avait été bloqué l’hiver dernier par la mairie, faute d’accessibilité. 

Il reparaît soudainement, au cœur de l’été, près du pont de La Motte-Rouge dans l’ancien faubourg de Barbin, alors que l’immeuble choisi semble vétuste et mal accessible.

L’hiver dernier, l’association musulmane du Breil (ACMB), qui dispense des cours « d’arabe et de récitation du Coran » à 120 personnes, avait loué un ancien local industriel, au 5 passage Berthault, étroite venelle située entre la rue Fouré et la rue des Olivettes. 

Elle avait entrepris d’y aménager une mosquée pour 400 personnes. Ce devait être la « mosquée Omar ». 

Le projet – qui avait suscité une très forte hostilité des riverains – a été bloqué par la mairie de Nantes, car le lieu choisi n’était pas accessible, ni pour les secours, ni même pour les fidèles. 

De plus le local ne disposait pas des 19 places de stationnement et 10 m² pour les deux-roues réglementaires. 
L’ACMB avait alors dénoncé un rejet « politique », engagé des avocats, mais n’avait pu sortir le projet de l’ornière.


L’ACMB avait à l’origine un projet de mosquée au Breil. Dans ce but, elle avait fini au bout de cinq ans par trouver un local dans le quartier même. 
Elle se proposait de réunir 80.000 € pour l’acheter. Au final, le projet n’avait pas abouti. Son président actuel est Abdelhafid C. 

 L’homme vend des calendriers (mais aussi des Corans et autres livres religieux islamiques) chaque samedi sur le marché de la Petite Hollande où il se disait, au lendemain des attentats de novembre 2015 à Paris « musulman et fier de l’être », tout en dénonçant « Daech, qui est l’armée du diable ».


En 2010, son ancien président Liès Hebbadj avait été mis en cause directement par le ministre de l’Intérieur de l’époque, Brice Hortefeux. 

Accusé de polygamie, de fraude aux allocations, de viol aggravé et de travail dissimulé, il avait été condamné pour la dernière infraction mais blanchi du reste. 
Il s’était impliqué dans le projet de mosquée à Rezé, encalminé. Il avait repris avec Brahim Mentache la direction de l’association.


Il se démarque de cet engagement passé en 2016 : « Je ne suis pas salafiste ni proche des milieux salafistes. C’est un mensonge de le dire. Par le passé, j’ai participé à la création de la mosquée de Rezé, mais je n’ai plus aucun lien aujourd’hui. Sans doute que je paie cette image ». 

Cela dit, si en 2010 il acceptait d’être pris en photo dans la presse, en 2016, tout en prêchant la « transparence », il refuse d’être photographié de face.
 

Cette semaine, au n°5 boulevard Amiral-Courbet, tout près du pont de La Motte-Rouge, un panonceau a fait son apparition sur la devanture d’un ancien restaurant : « association ACMB. Mosquée Umar. Mémorisation du Quran [Coran], initiation à l’islam, apprentissage de la langue arabe, actions caritatives, activités diverses », proposant un « pack cours complet à partir de 30 € par mois » pour adultes et enfants. 

Ce panonceau donne aussi les coordonnées d’un « frère » et d’une « sœur » chargés de centraliser les inscriptions des hommes et des femmes – l’islam traditionnel privilégiant la non-mixité des activités et des prières.

Nantes : une mosquée ouvre incognito près du pont de la Motte Rouge, quartier Saint-Félix 

La vaste salle de l’ancien restaurant donne à l’arrière sur un étroit passage qui débouche entre les numéros 6 et 8 de la rue Barbin. 

Cette petite rue étroite, déjà bien encombrée, inondable, située en contrebas du boulevard Amiral-Courbet rejoint les quais de l’Erdre. 
Au-dessous du restaurant, un garage, qui utilise la dénivelée. Un promoteur avait envisagé de raser le numéro 6 en même temps que le 5 boulevard Amiral-Courbet afin de construire un immeuble traversant. 
Le refus de l’un des copropriétaires, résidant à l’étranger, a fait capoter le projet. L’immeuble de la rue Barbin est aujourd’hui en vente en plusieurs lots à rénover.

Le faubourg Barbin, très ouvrier, pauvre, humide et précaire, a été construit dans les années 1850-1890 sur d’anciens marais cultivés. L’humidité et ses corollaires – mérule, moisissures – ont été assez fréquents dans ses immeubles étroits et mal bâtis, peu à peu remplacés par des projets immobiliers plus récents, qui ont densifié le quartier et continuent de le faire. 

Le coteau du même nom accueillait au XVIe siècle des vignes et l’un des premiers temples protestants de Nantes, puis a été modérément urbanisé par la suite. 

Le cadastre de 1834 permet de retrouver plusieurs maisons dans la rue de l’Ouche Quinet, parallèle à l’Erdre, et le manoir du Mont Goguet, qui existe toujours. 

D’autres avaient été établies à flanc de coteau sur l’actuel boulevard Van Iseghem, plus au nord, et des deux côtés de l’Erdre, près de la chaussée de Barbin qui barrait l’Erdre depuis l’évêque Saint-Félix dans la seconde moitié du VIe siècle, et ce jusqu’en 1886.

 Le village de Barbin, très populaire, était sujet aux épidémies comme le rappelle l’histoire de la paroisse Saint-Félix, et était parmi l’un des plus mal famés de Nantes. 
Difficile à imaginer aujourd’hui.


Un immeuble dangereux pour l’accueil du public ?

Selon nos informations, l’immeuble du numéro 5 boulevard Amiral-Courbet serait très vétuste et « infesté de mérule ». 
Ce champignon, qui se développe dans les milieux boisés, sombres, chauds et humides, attaque le bois perpendiculairement aux fibres et en détruit les qualités portantes. 
Il peut causer le boursouflement des planchers, et l’effondrement des immeubles en s’attaquant aux poutres, hourdis, planchers, madriers… il se propage aussi à travers les murs, surtout s’ils sont eux-mêmes fragiles, humides et bâtis à peu de frais, en bois ou plâtre et lattis comme c’était courant au XIXe siècle, surtout dans les faubourgs ouvriers et les arrière-cours des immeubles de rapport.

« Ouvrir un établissement recevant du public dans un immeuble touché par la mérule, c’est criminel », s’indigne un pompier nantais. « L’autoriser aussi. Cela s’appelle de la mise en danger de la vie d’autrui ».

Hors ce problème de vétusté, il y a aussi celui de l’accessibilité. Les rues du quartier Barbin sont étroites et encombrées.
 Les projets immobiliers récents, s’ils ont amélioré la santé générale du bâti, ont densifié le quartier sans que ses rues et voies d’accès ne soient élargies.

 D’autres sont encore prévus (rue de Barbin, angle des rues de la Carterie et de la rue Saint-Antoine, rue de Châteaulin), la circulation des véhicules de chantier s’ajoutant au reste.

Difficile d’imaginer comment s’inséreront là-dedans les centaines de véhicules des fidèles de la mosquée, surtout le vendredi soir. Où se gareront-ils ? Sur le boulevard ? Inutile d’y penser : le peu de place disponible est pris par le tramway, les stationnements sont peu nombreux… et le commissariat central se trouve de l’autre côté du pont. Sur le quai de Versailles ? 

Pas mieux : la route passe sur les voies du tramway, puis le longe, le trottoir est large et le quai de l’Erdre prend le reste de la place.
 Sur la rue Barbin ? Encore moins : elle est étroite et déjà occupée à plein. L’impasse qui donne sur le garage ne permet guère que de garer un véhicule.

La mairie avait refusé l’installation de la mosquée au Passage Berthault, faute de places de stationnement disponibles. 

Ce nouveau local, boulevard Amiral-Courbet, n’en a pas non plus. La décision devrait, logiquement, être la même si d’éventuels intérêts politiques ne venaient pas s’en mêler.

Bien que lancée en toute discrétion, le projet de mosquée suscite déjà certaines réactions indignées dans le quartier plongé dans la torpeur estivale. 

Ainsi Pierre Peraldi, ancien conseiller municipal FN puis MNR à Nantes de 1995 à 2001 : « je suis hostile à cette mosquée qui est installée en plein milieu des vacances, ni vu ni connu. 

Je suis étonné que la mairie puisse l’ignorer et je ne crois pas que cela soit possible. 

Je souhaiterais que la mairie intervienne en faisant cesser cette occupation de locaux qui peuvent être dangereux pour le public ». 

Michel, qui habite dans la rue Barbin, trouve « gonflé d’installer une mosquée ici. Pour un commerce, ce n’est déjà pas facile d’accéder ou de livrer, moi qui vis ici, je mets une plombe à me garer, alors deux ou trois cent types qui viendront prier le vendredi, où iront-ils ? 

Sans parler du fait que l’islam n’est pas vraiment une religion de paix et de tolérance, on l’a bien vu à Paris et à Nice, et Nantes a bien assez de mosquées comme ça ».

Du reste, les collaborateurs de cette mosquée qui prétend aussi être une structure d’enseignement ne semblent pas être partis pour arrondir les angles avec les riverains. 

L’un d’eux a téléphoné au « frère Abou Maryam » dont le nom figure, avec ses coordonnées, sur le panonceau, puis nous a contacté. 

Il avait demandé au « frère » quelles seraient les nuisances possibles et comment la mosquée allait faire pour les limiter, notamment le vendredi après-midi.

 « Êtes-vous de la police ou quoi pour poser ces questions ? », avait répondu son interlocuteur, très remonté. Et de l’envoyer aux pelotes : « c’est un lieu privé. Si vous avez un problème, vous n’avez qu’à voir avec la justice ».

Un lieu « privé » néanmoins voué à recevoir du public et qui doit donc répondre à des normes bien précises en matière de lutte contre les incendies, d’accessibilité et de salubrité.

 Auxquelles s’ajoutent souvent des contraintes locales, établies au niveau du PLU. 

Il semble fortement qu’on en soit très loin, au n°5 boulevard Amiral-Courbet, ce qui ne manquera pas de poser problème, notamment avec des riverains qui ont acheté très cher leur habitation dans ce qui est maintenant l’un des quartiers les plus recherchés de Nantes.


Louis Moulin

Crédit illustration  : DR [cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.