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lundi 17 juillet 2017

VACCINS, LE TOUR DE PASSE-PASSE ! TRIBUNE LIBRE ET POINT DE VUE !

 

Obligation vaccinale : la guerre est déclarée

10 juillet 2017 / Michèle Rivasi

 

La décision du gouvernement de rendre obligatoire onze vaccins est dangereuse et inacceptable. Il faut protéger la santé des citoyens, pas les chiffres d’affaires des laboratoires, estime l’eurodéputée Michèle Rivasi.

Michèle Rivasi est députée européenne   biologiste agrégée, et coauteure de l’ouvrage Le Racket des laboratoires pharmaceutiques et comment en sortir.



L’annonce soudaine par le gouvernement de sa volonté d’étendre l’obligation vaccinale de 3 à 11 vaccins et de légiférer au plus vite pour mettre en œuvre cette obligation dès janvier 2018 témoigne d’une politique du fait accompli.
 Ce passage en force, autoritaire et sans équivalent en Europe, remet en cause la liberté de choix thérapeutique consacrée par la loi Kouchner et la déontologie de l’ordre des médecins. 

 Il est contreproductif et témoigne d’une volonté dogmatique, aveugle et sourde à tout dialogue, qui renforce encore la suspicion de la population sur les véritables bénéficiaires de cette volonté vaccinale.
Au contraire de nos voisins qui ont fait de la liberté thérapeutique une véritable valeur sanitaire, le Premier ministre, Édouard Philippe, et sa ministre de la Santé, Agnès Buzyn, s’illustrent par leur volonté de vouloir étendre l’obligation vaccinale de 3 à 11 vaccins. [1]

La France serait le premier pays d’Europe à vouloir imposer avec autant de force la panacée vaccinale. À raison ? Justement pas.

La question de la fiabilité de ces vaccins est tout d’abord posée. La succession des scandales sanitaires et des complications observées après vaccination montre une insécurité vaccinale. En multipliant les injections, et ce dès le plus jeune âge, nous rentrons en zone inconnue.

Par ailleurs, la défiance de la population est considérable depuis les scandales sanitaires liée à la campagne vaccinale contre l’hépatite B initiée en 1994 au prix de plus d’un millier de cas de scléroses en plaques, de maladies de Guillain-Barré, de scléroses latérales amyotrophiques et d’autres affections auto-immunes telles que les myofasciites à macrophages… ; et celui du vaccin contre la grippe H1N1 et ses 94 millions de doses d’un vaccin expérimental, commandés au prix fort, près de 2,2 milliards d’euros payés sur les deniers publics.

Sur la sellette également : le vaccin Gardasil, présenté comme prévenant le cancer du col de l’utérus, alors qu’il ne protège que contre une fraction des papillomavirus pouvant entraîner un cancer. À ce jour, il n’a fait la preuve ni de son efficacité ni de son innocuité alors que « le frottis de dépistage est le meilleur moyen de lutter contre le cancer du col de l’utérus », observait l’Assurance maladie en 2013. Pendant ce temps, les indices inquiétants s’amoncellent sur le Gardasil, avec des dizaines de décès et des milliers de pathologies graves qui pourraient lui être imputables.

D’autres motifs d’inquiétude pèsent sur les vaccins en matière d’adjuvants — ces additifs toxiques ajoutés pour renforcer la réponse immunitaire — à l’instar des sels d’aluminium vaccinaux dont les conséquences sur la santé sont maintenant avérées, comme l’indique la solide jurisprudence établie par le Conseil d’État et la Cour de justice de l’Union européenne.

Enfin, des recherches cofinancés par l’Union européenne alertent également sur la présence inexpliquée d’une vingtaine de nanoparticules métalliques dans des vaccins courants, déjà commercialisés ou en passe de devenir obligatoire selon les vœux de notre gouvernement 

Chrome, tungstène, baryum, silicium, titane, l’effet cocktail de ces nanoparticules inattendues, persistantes et inoxydables, pourraient avoir un rôle actif dans la survenue, outre de cancers, de maladies cardiovasculaires, d’infarctus du myocarde, d’AVC



Pour restaurer la confiance, nous préconisons avec les professeurs Philippe Even et Jacques Testart de fonder la politique vaccinale des enfants sur des données épidémiologiques nationales évaluant les besoins objectifs de chaque vaccination, sur l’analyse objective recensée et démontrée des risques neurologiques, psychiatriques, articulaires et musculaires pouvant être liés aux différents adjuvants utilisés dans les vaccins, et sur l’étude des réponses immunitaires générales et cérébrales des nourrissons soumis de façon croissante à plusieurs vaccinations simultanées.

L’utilité d’associer des vaccins multivalents chez le nourrisson, et l’âge des vaccinations, doit aussi être réévaluée, les uns nécessaires, comme le DTP sans aluminium, et d’autres qui le sont moins, comme l’hépatite B, puisqu’il s’agit d’une maladie sexuellement transmissible, ou le tétanos, qui reste à prouver chez le nourrisson.

Le débat aurait pu être objectif et apaisé. Il ne l’est pas. À qui profite cette frénésie vaccinale ?

Les vaccins sont malheureusement devenus, depuis les années 1980, un produit essentiellement marchand, ce qui a généré de nombreuses dérives alimentant la méfiance de nos concitoyens.

Rappelons que 200 vaccins sont aujourd’hui en voie de développement par les firmes pharmaceutiques alors qu’il n’en existait que quelques dizaines il y a encore quinze ans.

 Le chiffre d’affaire mondial lié à la vente de vaccins est passé de 6 milliards d’euros en 2006 à 20 milliards en 2012. Et le marché atteindra 56 milliards en 2017.

Par cette décision, la France consacre une fois de plus le mélange des genres. En matière vaccinale, il faut convaincre, plutôt que contraindre !



[1Dans la première version de la tribune, cette phrase suivait ce paragraphe : « Appliquer le calendrier des 11 obligations vaccinales envisagées représenterait pas moins de 76 immunisations avant l’âge de 18 mois ! » 
 L’information parait sujette à caution, comme nous l’ont fait remarquer des lecteurs, et en attendant des précisions des auteurs, nous l’avons retirée mardi 12 juillet après-midi de cette tribune.

Source : Courriel à Reporterre
- Dans les tribunes, les auteurs expriment un point de vue propre, qui n’est pas nécessairement celui de la rédaction.
- Titre, chapô et inters sont de la rédaction.



Images :
. chapô : Vimeo
. Michèle Rivasi : © Emmanuel Brossier/Reporterre
. ampoules : Pixabay



ET AUSSI

Comment la pénurie de trois vaccins s’est transformée en l’obligation de onze vaccins

13 juillet 2017 /    Moran Kerinec (Reporterre)


 


Annoncée le 5 juillet par la ministre de la Santé, l’obligation des 11 vaccinations avant l’âge de 18 mois fait débat.
 La députée européenne Michèle Rivasi s’interroge sur la pénurie du vaccin DTP. Et propose des mesures pour rétablir la confiance des Français dans les vaccins.


« On est reparti pour un tour », souffle Michèle Rivasi sur les marches du Bureau du Parlement européen à Paris.
 La députée européenne écologiste y a tenu une conférence de presse mercredi 12 juillet contre l’extension de l’obligation vaccinale voulue par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Bien qu’elle s’oppose farouchement au titre d’« anti-vaccin » dont l’affublent certains, la députée se pose en rempart contre ce qu’elle nomme « l’église de la vaccination ». « Il existe aujourd’hui un véritable tabou sur la question, dit-elle, on n’a pas le droit d’être vaccin-critique sans être soi-même critiqué »

C’est accompagnée du Pr. Authier, neurologue qui étudie les composants des vaccins, et de l’avocate Me Jacqueline Bergel, qui a défendu 2.500 requérants devant le Conseil d’État, que la députée a tenu sa conférence de presse.

Au cœur de son argumentaire, qui ne nie pas le fait que les vaccins sauvent des vies, la députée souhaite démontrer les carences de leur commerce. L’obligation de vaccination est considérée par la députée comme une « infantilisation des citoyens qui ne fait que renforcer la méfiance ».

 Elle juge également que la relation entre le gouvernement et l’industrie pharmaceutique « nécessite plus de transparence ».
 Enfin, les études liées aux effets secondaires des vaccins seraient « insuffisantes » pour sécuriser pleinement l’opinion. 
La présence de certains éléments en trop fortes quantités pose la question de la nocivité de certains vaccins, à l’instar des adjuvants aluminiques dans les vaccins disponibles sur le marché français, suspectés d’être à l’origine de cas de myofasciite à macrophages.

 

Le tour de passe-passe transformant la pénurie de trois vaccins en onze vaccins obligatoires



Exemple flagrant des problèmes de gestion entre le gouvernement et l’industrie pharmaceutique : la pénurie du vaccin DTP. Entretenue par le gouvernement précédent, elle a paradoxalement été surmontée par l’obligation nouvelle d’imposer onze vaccins aux enfants. 

Voici l’histoire.
Sur injonction du Conseil d’État en février 2017, le ministère de la Santé disposait de six mois pour rendre disponible ce vaccin qui concentre la diphtérie, le tétanos et la polio, les trois seules vaccinations alors obligatoires en France. 
Or le DTP est absent des pharmacies depuis 2008 pour cause « d’effets indésirables non graves », une justification qui a depuis été démentie. On ne pouvait trouver que des vaccins contenant les agents prévenant non pas trois mais six maladies, même si la vaccination n’était pas obligatoire pour les trois affections supplémentaires.


Pourtant, aucune démarche ne semble avoir été entreprise depuis février pour remettre le vaccin DTP en circulation. Contacté par Reporterre, le cabinet de la nouvelle ministre de la Santé n’a pas pu expliquer le manque d’action de son prédécesseur.

L’extension de l’obligation vaccinale du gouvernement est tombée à pic : Agnès Buzyn n’est plus tenue de forcer le retour du vaccin si « la loi évolue en élargissant le champ des vaccinations obligatoires », indiquait le Conseil d’État. 

Analyse que confirme l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), interrogée par Reporterre : « La décision du Conseil d’État s’appliquait dans la mesure où, au moment où cette décision a été prise, ces trois valences-là étaient les seuls à être obligatoires. Entre-temps, le ministère s’est prononcé en faveur d’une obligation vaccinale plus large que celle qui était valable jusqu’à présent. Compte tenu de ce nouvel élément, la mise à disposition de vaccins qui ne contiendraient que le DTP n’est plus nécessaire dans la mesure où les obligations évoluent. »


Pourtant, le ministère de la Santé dispose de pouvoirs spécifiques pour faciliter la mise à disposition d’un médicament ou d’un vaccin. 
Comme le rappelle le Conseil d’État, le ministère peut « sanctionner les laboratoires et entreprises qui ne respectent pas leur obligation d’élaborer et mettre en œuvre un plan de gestion des pénuries de vaccins et leur obligation de prévenir les risques de rupture de stock »

Il peut également saisir l’Agence nationale de la santé publique, qui a le pouvoir de « procéder à l’acquisition, la fabrication, l’importation et la distribution de médicaments » dans le but de faire face à une « commercialisation ou production insuffisante ».

Cet arsenal législatif aurait-il permis de mettre à disposition le vaccin ? « Oui, s’il y avait eu une autorisation de mise sur le marché à la demande d’un laboratoire », observe Sébastien Barles, l’assistant parlementaire de Michèle Rivasi. Or « pour qu’un vaccin puisse être commercialisé, explique l’ANSM, il faut qu’une autorisation de mise sur le marché puisse être délivrée. Cette AMM n’est délivrée que si un industriel a déposé un dossier de demande de mise sur le marché. Il n’y a pas eu de demande déposée. »

Et voici comment l’on s’est retrouvé avec onze vaccins obligatoires... plutôt que trois. Enjeu de santé publique, ou de santé des producteurs de vaccins ?


Sept propositions pour regagner la confiance des Français

Le Pr Jérôme Authier, Michèle Rivasi et Me Jacqueline Bergel, mercredi 12 juillet, à Paris.
Comme le rappelle Michèle Rivasi, certains événements liés aux vaccins appellent à la vigilance : l’achat pour 2.2 milliards d’euros de 94 millions de vaccins contre la grippe H1N1 par Roselyne Bachelot en 2009. 

Une étude finlandaise a confirmé que le vaccin Pandemrix utilisé contre cette même grippe avait développé des risques de narcolepsie chez les adultes. 

Une étude similaire menée par l’Inserm et le CHU (Centre hospitalier universitaire) de Bordeaux est parvenue à la même conclusion. 200 Suédois et 79 Finlandais ont été atteints par la maladie, et indemnisés par les deux pays.

Pour éviter ces dérives, Michèle Rivasi a avancé sept propositions qui ont pour objectif de « restaurer la confiance de la population » dans les vaccins. 

La députée souhaite la « mise en place d’un pôle d’experts indépendants » chargés de veiller à la validité des vaccins et d’enrayer les conflits d’intérêts. Renforcer la pharmacovigilance est également au programme, notamment en instaurant « un observatoire européen recensant les effets indésirables des vaccins ». Concernant la recherche publique, la députée voudrait en renforcer les moyens financiers pour permettre de découvrir des alternatives aux adjuvants aluminiques.


L’obligation vaccinale, quant à elle, devrait être « mise en conformité avec la loi Kouchner de 2002, qui garantit la liberté de choix thérapeutiques des patients en supprimant l’obligation vaccinale  ». 

Remettre sur le marché un vaccin DTP sans aluminium fait aussi partie des propositions de la députée européenne EELV

 Suivant l’exemple de la Suède et de la Finlande, une reconnaissance et indemnisation des victimes se trouve également sur la feuille de route que voudrait établir Michèle Rivasi, ainsi qu’un moratoire sur le Gardasil, un vaccin contre le cancer du col de l’utérus qui n’aurait, selon la députée, pas « fait la preuve ni de son efficacité » au contraire du frottis de dépistage.





Lire aussi : Obligation vaccinale : la guerre est déclarée


Source : Moran Kerinec pour Reporterre
Dessin : © Tommy/Reporterre
Photos :
. conférence de presse : © Moran Kerinec/Reporterre
. vaccination : Santé Magazine