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dimanche 9 juillet 2017

SORTIR DU CHÔMAGE ET DU DIKTATS BRUXELLOIS UNE PRIORITÉ !

FN:  LES DÉSACCORDS ET LE DÉSARROI DES MILITANTS !

Philippot a raison, seul le Frexit peut sauver la France du naufrage

Publié le 8 juillet 2017 - par  
Le FN n’est pas près de sortir de l’ornière et la reconquête des électeurs perdus entre les présidentielles et les législatives n’est pas gagnée, loin s’en faut.

En cause, la sortie de l’euro ou bien l’abandon de cette mesure phare.

Consciente de son échec, Marine est déterminée à faire table rase au sein de FN, allant jusqu’à changer le nom du parti.


“Tout changer”, oui, mais la tâche n’est pas si simple.

Tous les cadres du FN sont vent debout contre la sortie de l’euro, considérée comme l’épouvantail qui a fait fuir l’électorat frontiste.

“La sortie de l’euro et le Frexit ont donné une vision trop angoissante”.

“La sortie de l’euro a été un terrible boulet durant la campagne”.

“La sortie de l’euro a eu l’effet d’un véritable répulsif électoral”.

Les sondages leur donnent a priori raison, puisque deux Français sur trois refusent d’abandonner la monnaie unique.


Seul Philippot persiste et signe, restant inflexible sur son programme économique, fondé sur un retour à notre souveraineté monétaire totale.

Rendu responsable du fiasco électoral des législatives, il tient tête.

Rappelons que Marine a obtenu 10,6 millions de voix au deuxième tour de la présidentielle, alors que le FN n’a rassemblé que 3 millions d’électeurs aux législatives.

 Une évaporation de 70%  en un mois ! Du jamais vu.

La désillusion est grande, mais un retour au FN “canal historique”, axant l’essentiel de son programme sur l’immigration, l’islamisation de la France et l’insécurité, n’est pas suffisant.

Le volet économique est tout aussi important, puisque chômage et diktats bruxellois font partie des préoccupations majeures des électeurs frontistes.

Pour Philippot,  les choses sont très claires : “Ceux qui parient sur un abandon de la sortie de l’euro et du Frexit, en espérant gagner des élections  se trompent d’analyse”.

Il rappelle que les régionales ont été perdues alors même que l’euro n’était pas en cause.

Alors que faire, puisque les 90% du programme électoral de Marine reposaient sur une sortie de l’euro, permettant une forte création d’emplois sur 5 ans ?

Comme le dit Philippot, “renoncer à la souveraineté monétaire reviendrait à tirer un fil sans fin, au risque de vider l’intégralité du projet politique du parti.”

Il a raison. Et d’ajouter : “Si nous nous sommes trompés sur l’euro, on nous dira que nous nous sommes également trompés sur les frontières, sur l’immigration, etc.”

“Sans souveraineté nationale, on ne maîtrise plus rien, pas même l’immigration.”

Pour le séminaire des 21 et 22 juillet, 7 ateliers de travail ont été lancés.

Philippot est seul contre tous mais il dit vrai. L’échec de Marine ne tient pas uniquement à la crainte d’une sortie de l’euro. Sa médiocre prestation lors du débat et le manque  de pédagogie pour défendre le retour au franc, sont  aussi  des éléments qui ont joué contre le FN.

Renoncer à la sortie de l’euro, c’est rentrer dans le rang et se soumettre aux ayatollahs bruxellois.

C’est renoncer à la souveraineté monétaire, budgétaire, économique, territoriale, diplomatique, judiciaire. C’est capituler sans conditions.


Marine a donc deux solutions :
Garder le cap et viser le retour à notre souveraineté totale, en pariant sur un effondrement de l’euro d’ici 2022 ( réveil de la crise grecque, crise bancaire italienne…)

Ou bien faire un énorme travail de pédagogie pour convaincre les Français que le salut ne peut passer que par le Frexit et l’abandon de la monnaie unique.

La souveraineté de la France n’est pas négociable. Si elle sacrifie Philippot en croyant sauver les meubles, ce sera la dilution du FN dans le “système” que Marine a toujours combattu et qui nous a ruinés.

Le FN aura perdu son identité et se noiera dans l’anonymat des partis classiques que 70% des Français viennent de rejeter.

On ne gagne jamais un combat d’idées en se reniant.

Et on ne fonde pas une stratégie électorale en fonction des sondages.

Quand on est persuadé d’avoir raison, on se bat pour convaincre son électorat.

D’ailleurs, son discours improvisé entre les deux tours de la présidentielle, mêlant franc et monnaie commune pour remplacer la monnaie unique, a eu un effet dévastateur sur l’électorat. Au lieu de clarifier, elle a brouillé les esprits.

Les moins avertis des électeurs ont même cru qu’ils auraient deux monnaies dans leur portefeuille, le franc et l’écu !  Un désastre !

Seul le Frexit peut sauver la France du naufrage économique et identitaire.


Car sans la maîtrise de nos frontières pour stopper l’islamisation du pays, aucune politique économique n’a la moindre chance de réussir.


Jacques Guillemain    http://ripostelaique.com