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lundi 10 juillet 2017

PEUPLES D' OCCIDENT : SAUVONS LA FAMILLE , LA PATRIE, LA CIVILISATION POUR DIEU ! DONALD TRUMP .



Trump appelle les peuples d’Occident à se battre pour leur famille, leur patrie,  leur civilisation et pour Dieu !


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Un voyage pour redorer l’image internationale de Donald Trump
Si Donald Trump était venu les 5-6 juillet en Pologne avant de se rendre au G20 à Hambourg dans le but, comme on l’a dit, de faire diffuser son image devant des foules étrangères qui lui sont acquises, l’opération est réussie. 

Tout président américain est favorablement accueilli dans ce pays qui n’a pas oublié le rôle joué par Ronald Reagan dans l’affaiblissement de l’Union soviétique. 

Un affaiblissement qui a permis au peuple polonais de briser ses chaînes. Mais Donald Trump, après son discours place Krasiński à Varsovie, devant le monument à la gloire des combattants de l’Insurrection de Varsovie en août-septembre 1944 (200.000 Polonais tués, dont 90 % de civils massacrés par les Allemands), conservera une place spéciale dans le cœur des Polonais à défaut d’être aimé par les « élites » à l’ouest du continent européen.


La Pologne donnée en exemple à l’Occident
« Dans le peuple polonais, nous voyons l’âme de l’Europe, votre nation est grande parce que votre esprit est grand et que votre esprit est fort », a clamé le président américain après avoir souligné le rôle des Polonais dans l’histoire de son pays – et dans son élection. 

Mais il allait aussi évoquer l’histoire de la lutte de la nation polonaise pour recouvrer son indépendance perdue à la fin du XVIIIe siècle, en particulier contre l’armée soviétique partie à la conquête de l’Europe dont les armées de la Pologne renaissante stoppèrent l’avancée en août 1920. 

Dix-neuf ans plus tard, elle faisait face aux envahisseurs nazis et soviétiques, et l’on connaît le lourd tribut versé par la Pologne pendant la guerre – l’Holocauste qui a frappé ses citoyens juifs, mais aussi les innombrables autres victimes polonaises de la guerre. 

Ce fut enfin la résistance à la dictature communiste qui n’aurait pas été possible sans la foi en Dieu des Polonais.

Donald Trump a ainsi rappelé l’extraordinaire spectacle de ce million de Polonais qui en présence du pape Jean-Paul II en 1979, plutôt que de demander un meilleur niveau de vie, criaient : « Nous voulons Dieu ! » « Ce message reste tout aussi vrai aujourd’hui », a continué Trump sous les applaudissements, le peuple de Pologne, le peuple d’Amérique et le peuple d’Europe clament toujours : « Nous voulons Dieu. »
Le discours de Varsovie : Dieu, famille, patrie
Le président américain avait rencontré dans la matinée son homologue polonais Andrzej Duda, puis s’était rendu au sommet de l’Initiative des trois mers à la rencontre des dirigeants de douze pays d’Europe centrale et orientale.

 Il leur avait exprimé le soutien des Etats-Unis à ce forum de coopération régionale des pays de la Baltique à l’Adriatique et à la mer Noire. 

Il leur a notamment fait cette promesse : grâce aux exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) américain et aux gazoducs qui relieront bientôt ces pays dans l’axe nord-sud, plus jamais ils ne seront tenus en otage du monopole russe sur le gaz.
Lors de son discours à la nation polonaise, devant la foule et tous les anciens présidents de la Pologne démocratique, y compris Lech Walesa dont Donald Trump a salué la présence, le président américain a aussi confirmé de manière très claire l’engagement américain au titre de l’article 5 du Traité de l’Atlantique nord, chose qu’il avait refusée de faire au dernier sommet de l’OTAN à Bruxelles. 

Il a par la même occasion appelé la Russie à cesser de jouer un rôle de déstabilisation et à se joindre au concert des nations responsables contre nos ennemis communs et pour la défense de la civilisation.
Un appel vibrant aux peuples d’Europe et d’Amérique pour qu’ils se lèvent et défendent leur civilisation commune
Mais, a rappelé le président américain en s’adressant aux dirigeants des pays alliés de l’Amérique, « la question fondamentale de notre époque, c’est de savoir si l’Occident a la volonté de survivre. 

Avons-nous suffisamment confiance en nos valeurs pour les défendre à tout prix ? 
Avons-nous assez de respect envers nos citoyens pour protéger nos frontières ? Avons-nous le désir et le courage de préserver notre civilisation face à ceux qui voudraient la subvertir et la détruire ? »

L’Amérique serait-elle en train de reprendre, avec Donald Trump, la tête du monde libre face à la menace islamique ? 

En tout cas, avec la visite du président des Etats-Unis, la Pologne et les pays d’Europe centrale et orientale ont obtenu, outre la confirmation des garanties de défense collective face à la Russie, un sérieux soutien dans leur conflit avec l’ouest du continent sur la question de l’immigration, et aussi dans leur résistance à l’idéologie libérale-libertaire en vogue des deux côtés de l’Atlantique ! 

Ainsi que l’a souligné la première ministre polonaise Beata Szydło dans un entretien à la télévision publique TVP Info, Donald Trump mise en Europe sur des partenaires qui voient le monde comme lui, un monde « qui a perdu ses repères en partant à la recherche d’idéologies fausses, des idéologies derrière lesquelles on trouve des intérêts économiques bien définis et puissants ».


Lu sur Réinformation TV


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Le nationalisme économique américain, une synthèse à la croisée des chemins

Nationalisme économique américain protectionnisme harbulot

10/07/2017 – 08h20 Rennes (Breizh-Info.com) – Dans un monde occidental qui semblait irrémédiablement voué à la mondialisation totale, l’élection de Donald Trump a été un coup de tonnerre. 
Au-delà des reproches qui lui ont été fait quant à ses idées et à ses postures sur des sujets distincts des questions économiques, force est de constater que Donald Trump a été élu, au moins en partie, sur un projet protectionniste.

Christian Harbulot, directeur de l’Ecole de guerre économique, et ses élèves ne s’y sont pas trompés en consacrant un ouvrage entier au phénomène, Le nationalisme économique américain.

Un retour aux fondamentaux pour protéger l’emploi ?

« La résurgence du nationalisme économique dans le débat politique entre en contradiction avec le discours jusqu’alors dominant sur la mondialisation des échanges » analyse en introduction le directeur de l’Ecole de guerre économique.
 Et Christian Harbulot de pointer du doigt les succès du dirigisme chinois qui a permis un développement industriel et commercial sans pareil.

Analysant la volonté de Donald Trump de promouvoir un protectionnisme raisonné mais puissant, il donne crédit au nouveau président des Etats-Unis d’avoir pris conscience « des effets dévastateurs de l’agressivité commerciale d’économies étrangères sur l’emploi aux Etats-Unis »
 Et Christian Harbulot ne manque pas de rappeler ce qui semble avoir été oublié par de nombreux observateurs du géant américain : pendant de nombreuses décennies, les Etats-Unis se sont construits grâce au protectionnisme, grâce au nationalisme économique.

C’est après la guerre d’indépendance que les Américains ont compris que le territoire sur lequel ils régnaient devait être protégé. 
Christian Harbulot cite notamment un extrait révélateur d’un discours d’Ulysses Grant faisant l’apologie du protectionnisme en étudiant le cas du développement de l’Angleterre.

C’est dans un objectif de « rupture des liens de dépendance vitale avec l’Europe » que les Américains du Nord optent pour le nationalisme économique.

Enfin, tout au long de leur histoire, les Américains ont su faire preuve d’adaptabilité en passent en mode isolationniste quand leur économie le nécessitait (crise de 29, crise de 70, etc.).

Tchatchérisme ou Reaganisme ?

Les deux exemples les plus récents et emblématiques de nationalisme économique dans l’esprit des occidentaux sont évidemment les politiques menées par Margaret Thatcher et Ronald Reagan.

Dans un chapitre limpide, Christian Harbulot démontre que les différences avec la « Dame de Fer » sont nombreuses malgré les points communs existant entre les deux dirigeants politiques. 

Les efforts de la dirigeante anglaise se sont presque exclusivement portés sur la réforme du système social. Elle n’a pas cherché à « développer une politique d’investissement national à des fins industrielles » mais a plutôt voulu développer l’économie de son pays, au prix même de la perte de fleurons industriels ou technologiques.

L’héritage reaganien est lui parfaitement assumé par Donald Trump. 

Christian Harbulot rappelle d’ailleurs que tous les candidats républicains s’en sont réclamé lors de la campagne. En France, pareil patronage fait immanquablement penser à celui du Général de Gaulle. 

Adepte de la realpolitk, Reagan était un libéral convaincu mais finalement capable de prendre des mesures pragmatique de protection de l’économie nationale. 

Par exemple, il avait pris en 1981 la décision de réduire l’importation de véhicules automobiles japonais pour lutter contre le dumping économique de ce secteur industriel étranger.

Depuis Regan, deux concepts ont alimenté la politique économique américaine : pragmatisme et protection des intérêts américains. Christian Harbulot ne peut que constater que Donald Trump, au moins en apparence, est bien l’héritier de Donald Reagan.

Un ouvrage synthétique qui balaye plusieurs champs d’étude

Au travers de plusieurs chapitres bien construits et facile à lire, Le nationalisme américain de Christian Harbulot et ses élèves de l’Ecole de guerre économique met en perspective avec justesse les promesses et les menaces du début de règne de Donald Trump.

Deux chapitres complémentaires permettent d’appréhender des limites idéologiques avec lesquelles Donald Trump devra composer. D’un côté celles de son électorat pour qui la radicalité de l’Alt-Right peut-être un aiguillon à prendre en compte, de l’autre, l’idéologie cosmopolite véhiculée par les nouveaux maîtres du monde que sont les multinationales de la Silicon Valley.

Allant plus loin que le continent américain, Christian Harbulot rappelle que le nationalisme économique n’est pas une lubie de Donald Trump mais bien une constante de l’histoire humaine. 

Balayant rapidement mais efficacement quelques exemples historiques (République de Venise, Compagnie des Indes, Japon…) et convoquant Keynes ou Braudel, Harbulot et ses élèves expliquent brillamment que le protectionnisme est au cœur des préoccupations de grands penseurs depuis des générations.

Le nationalisme économique semble gagner du terrain aux Etats-Unis. 

En Europe, les peuples paraissent se tourner de plus en plus vers l’idée de protectionnisme, principalement motivés par la désindustrialisation mais aussi par l’immigration extra-européenne massive.

 Pour juger de la pertinence d’un tel choix, tous les regards seront tournés vers les Etats-Unis durant les années à venir.

Ouvrage collectif sous la direction de Christian Harbulot, Le nationalisme économique américain, Collection Guerre de l’information, VA Editions, 2017, 117 pages, 18€.


NF

Crédit photos :  DR [cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine