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samedi 15 juillet 2017

LES PLAGES FACE À L' ÉTENDARDS DE L' ISLAMO-ISLAMISME !



Les burkinis, mal accueillis sur les plages



Burkini, burqa, voile : étendards de l’islamo-islamisme

Publié le 14 juillet 2017 - par  


La guerre contre le burkini qui s’est déclarée à l’été 2016 a été refroidie en 2017 : des élus et des hommes de loi se sont soumis à l’islam politique. 

Car l’islam est l’instigateur de ce phénomène. Son objectif est de tester la résistance de l’Etat et des collectivités face à un islam en marche qui cherche à s’imposer comme un acteur majeur dans notre société. L’islamisation rampante est devenue galopante. Tous les secteurs de la vie sociale quotidienne sont concernés.


Rappelons les faits
Le 16 août 2016, après de violentes altercations dans son village où trois familles maghrébines visaient à « privatiser » une portion de plage, le maire de Sisco (Hte- Corse) a pris un arrêté interdisant le burkini du 16 au 30 août 2016. 

Le Tribunal administratif de Bastia a entériné cet arrêté, confirmé par la Cour administrative d’appel de Marseille. 
Les communes de Villeneuve-Loubet et trente autres municipalités du littoral avaient, elles aussi, émis des arrêtés anti-burkini. Le Premier ministre Manuel Valls avait considéré que ces « arrêtés municipaux anti-burkini n’étaient pas une dérive » et que « ces arrêtés ont été pris au nom de l’ordre public ».

Or, le Conseil d’Etat (CE), saisi par la Ligue des Droits de l’Homme et du Collectif Contre l’Islamophobie en France (deux associations financées par le milliardaire américain Soros) a émis une ordonnance mettant un terme aux arrêtés anti-burkini.


Le vice-président du Conseil d’Etat a voulu s’expliquer sur cette décision : « Le Conseil d’Etat a dû se pencher sur la conciliation de « deux grands principes : le respect des libertés garanties par la loi et la prévention des atteintes à l’ordre public »

Il rappelle que « le Conseil d’Etat n’a relevé aucun risque avéré d’atteinte à l’ordre public à Villeneuve-Loubet ni à Cagnes-sur-Mer. Il a donc « suspendu les mesures d’interdiction du burkini. Si nous prenons le Conseil d’Etat au mot, il faut penser que si une atteinte à l’ordre public survient, il autorisera les mesures anti-burkini.  
Pour le CE, « le port d’un vêtement ne peut être regardé comme portant en lui-même atteinte à l’égalité entre hommes et femmes et il s’agit d’un choix volontaire ». Quant à la question de la soumission de la femme, le CE « ne peut se livrer à cette interprétation du port du burkini, qui serait trop empreinte de subjectivité »
 Mais le manque d’objectivité de cette administration est flagrant. Par exemple, cette même haute juridiction n’a-t-elle pas ordonné au préfet du Var d’autoriser l’ouverture d’une mosquée à Fréjus qui porte le nom arabe choquant de  « الفتح » (al-Fath : la Conquête musulmane) ?

En tout cas, le CE passe sous silence le fait que le burkini, comme la burqa dont il est issu, et le voile ne sont que des variantes du même étendard, celui de l’islamo-islamisme.


Où en est-on en 2017 ? 
Pour 2017, le maire de Sisco a jeté l’éponge. Il se soumet et ne prendra aucun arrêté interdisant le burkini. Il devra certainement se raviser quand des hordes de corbeaux s’abattront sur les plages de sa commune, aiguillonnées par les sbires du CCIF et des Frères Musulmans.


Reste surtout à savoir si les Corses eux-mêmes vont laisser, sans réagir, ces nicabo-burquinées coloniser les plages et se soumettre à leur tour aux étendards de l’islam ?


 « Les baigneuses »
carte postale de Sisco, juillet 2017


L’avis d’un laïque dans un pays islamique  

Pour éclairer notre réflexion, nous présentons ici un article de Al’Fadl Chalak, intitulé « Le burkini confisque l’identité » posté sur le site de Talal Salman, ancien rédacteur en chef du journal libanais al-Safir. L’auteur insiste sur le caractère éminemment politique du burkini et critique « la bonne intention » des libéraux.  

Le Conseil d’Etat, en France, qui visiblement manque de connaissances sur l’islam et sur sa stratégie, ferait bien de s’inspirer de son analyse :
« Le burkini (1) a fait son apparition dans les stations balnéaires du Liban, surtout au nord (2). La réaction fut faible ou élogieuse. La question n’a été discutée que rarement dans les médias. Mais quand elle a été abordée, c’est le point de vue du droit libéral qui fut le socle des discussions comme s’il y avait une volonté de s’opposer légalement à ce sujet. 
Certes, chacun a le droit de porter les vêtements qu’il souhaite mais comparer ce vêtement religieux au vêtement des plongeurs est une erreur exemplaire. On a volontairement oublié que le vêtement religieux s’accompagne d’une arme de destruction massive : le symbolisme religieux, et c’est là la plus grande erreur.
Chacun a le droit de porter partout ce qu’il veut. Le burkini se veut une expression du modernisme ou est considéré comme un modernisme du marketing (religieux, comme si la religion était une marchandise et faisait son autopromotion). Nous avons de la chance que les choses n’aient pas atteint la limite [maximale inverse] quand une personne ne porte plus rien sur elle, car alors, le cadre de la discussion aurait été différent et le problème plus ardu.

Ce qui mérite d’être discuté ici est la question sociopolitique qui s’y attache : c’est que quelques personnes qui ont un point de vue fanatique peuvent confisquer l’espace politique général sans qu’elles soient contrées par quiconque. Et même elles peuvent être approuvées par des libéraux munis de bonnes intentions. 

Nous voyons dans telle ou telle société arabe, des groupes minoritaires d’un nombre limité capables d’entraîner l’ensemble de la société vers des positions sociales [nouvelles] par le biais des symboles religieux.
Les vêtements adoptés dans les pays arabes du Golfe sont un choix de la population (3). Les vêtements importés par les jihadistes religieux d’Afghanistan et d’ailleurs traduisent un choix politique dont le but peut être expliqué : c’est la confiscation de la société et de sa conscience dominante. 

Discuter à propos du vêtement pourrait entraîner vers d’autres sujets ayant trait à la façon de vivre, y compris la façon de pratiquer la religion, la façon de manger, la façon de se vêtir, la façon de penser. La perte de la domination de la société sur sa religion conduit à une situation à la Daech, même si, à la base, l’approche est libérale et démocratique. Et lorsque la société perd le contrôle de sa religion, les mouvements extrémistes dominent, la société perd alors le contrôle de son destin, et ce destin est dicté par d’autres.
La vraie identité est celle que nous forgeons par le travail, la production et la construction d’un Etat fort, ancré dans la conscience de chacun. L’identité que certains fabriquent pour l’individu n’est qu’un moyen de marketing pour une pensée et pour des pratiques, englouties dans la religion. Par ce moyen, ils hissent son étendard. Quand l’individu quitte la religion, il devient une proie, licite pour tous, à laquelle chaque groupe vient dévorer. La société formée de communautés et d’ethnies est ainsi. C’est une société brisée, sans volonté et sans pouvoir de décision.

A chaque société son système, la religion et d’autres institutions internationales, régionales, civiles y participent. Quand une société perd son système par l’absence d’un Etat qui se fait respecter par la voie politique, par le dialogue et par la concertation, le désordre se généralise et les prémices de la guerre civile se propagent. Tous ceux qui portent un étendard religieux peuvent confisquer le dialogue et tous ceux qui portent une simple arme peuvent tuer des innocents sans distinction. A-t-on réfléchi au sens des célébrations des diplômes qui ne représentent que les bas degrés du savoir comme si nous célébrions notre ignorance ? (4)

Nous n’avons jamais pensé que la façon de vivre du Liban et d’ailleurs méritait de la défendre car nous avons considéré que l’évolution de la société était de garantir le progrès. Mais tout ce que nous voyons actuellement n’est que recul. Ce n’est pas un retour vers la façon de vivre des anciens mais une perturbation de la vigilance et la domination d’une sorte d’extrémisme social qui s’impose sur toute la vie politique.
 Et en même temps c’est un progrès avec des pas que l’autre nous impose. Cela conduira à la perte de notre société, à sa dislocation et à l’effritement des organisations politiques qui la gouvernent. Notre société est comme un homme qui s’en va à pied vers son trépas.

Nous n’avons pas besoin de quelqu’un qui porte un uniforme pour se distinguer dans la société ni de quelqu’un qui s’abaisse. Nous n’avons pas besoin d’un nouvel esclavage que la société s’impose à elle-même. Nous n’avons pas besoin non plus d’un isolement du monde décidé par des symboles religieux importés. Nous n’avons besoin de personne qui viendrait confisquer notre identité, que cette personne soit de chez nous ou étrangère.

Nous avons besoin d’élaborer notre identité en symbiose avec l’esprit de la région. L’esprit de l’Histoire, nous le percevons par le savoir, la connaissance et la politique. L’esprit de l’Histoire n’est pas importé de l’extérieur. 

Nous devons sortir nous manifester au monde par notre raison et par notre conscience, pour nous y intégrer, imiter sa science et sa technologie afin de construire des sociétés et des Etats dignes de ce nom.

Le burkini est une manipulation du corps de la femme après des siècles de libéralisme social, il est comme une manipulation de la religion après des siècles de laïcité ou comme une manipulation de la démocratie après plusieurs tours d’élection. 

Cacher le corps de la femme sous une burqa est un saut dans l’inconnu ».
L’article de Al’Fadl Chalak est traduit de l’arabe par:

Bernard Dick


(1) C’est une styliste libanaise, Aheda Zanetti, émigrée en Australie, qui est à l’origine du burkini (contraction de burqa et de bikini). Elle définit le burkini comme un « costume de bain ». Il enveloppe tout le corps de la femme, des cheveux à la cheville. Elle considère le burkini comme un « outil d’intégration ». Elle ne précise pas si le costume doit être repassé avant la baignade …

(2) Le chef lieu du Nord-Liban est Tripoli, ville à majorité sunnite où l’emprise des salafistes et des Frères Musulmans est la plus tenace. Il ne faut donc pas s’étonner que le phénomène burkini ait été introduit en France où l’on compte une centaine de mosquées fondamentalistes. Tout est lié. Cela fait partie de l’islamisation progressive des mœurs de notre société.

(3) Les vêtements masculins (kamice, kéfieh …) sont justifiés par le climat alors que les vêtements féminins (burqa, voile…) sont dictés par les hommes de religion.

(4) Pour les diplômes, les mariages, le retour du hadj, les musulmans ont la gâchette facile pour faire la fête…


Au 13/07/2017 : nombre d’attaques terroristes islamiques mortelles


 Source:     http://ripostelaique.com/burkini-burqa-voile