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vendredi 7 juillet 2017

LA FRANCE ET L' EUROPE COLONISÉES ........

Renaud Camus : « La France et l’Europe sont beaucoup plus gravement colonisées par l’Afrique qu’elles ne l’ont elles-mêmes colonisée. » [Interview]

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07/07/2017 – 07h00 Paris (Breizh-Info.com) –  Un peu de débat, enfin, sur le service public : c’est ce que proposait Alain Finkielkraut, le 24 juin dernier, à l’occasion de son émission Répliques, sur France Culture. 
Ce dernier avait en effet décidé de faire débattre face à face l’essayiste Renaud Camus, théoricien du « Grand remplacement », et Hervé le Bras, démographe, à propos de l’immigration.

Un débat, de 52 minutes, durant lequel enfin, différentes analyses et points de vues sur l’immigration ont été confrontés même si cela à tourner rapidement en rond (voir le compte rendu effectué par l’OJIM ici ou écouter le débat ci-dessous).

Il n’en fallait pas plus pour que la presse subventionnée de gauche orchestre un lynchage en règle et pousse des cris d’orfraies, estimant scandaleux que le service public invite Renaud Camus. 

La direction de la radio aurait affirmé avoir reçu 400 lettres de protestation, d’après une journaliste de l’émission de Yann Barthès, Quotidien, qui se permet d’analyser la personnalité de Renaud Camus un peu comme si Cyril Hanouna tentait de rivaliser intellectuellement avec Michel Onfray.


Une presse qui passe son temps à décortiquer un concept que bien souvent les journalistes n’ont pas lu, tout en s’offusquant que son auteur soit invité à en débattre ; les commissaires politiques de l’URSS doivent être fiers de leurs élèves, alors que le Médiateur deFrance Culture a été saisi du dossier.

Quoi qu’il en soit, Renaud Camus n’a pas été invité à se défendre au cours du procès médiatique qui lui est intenté depuis le 24 juin. Nous l’avons donc interrogé, en soulignant certains reproches ou certaines remarques que lui ont faites des journalistes ou auditeurs. Attention, propos tranchants !



Breizh-info.com : Retour sur l’émission Répliques : quel était l’objet de votre invitation, et à quel titre ?

Renaud Camus : Alain Finkielkraut s’en est lui-même expliqué très nettement, dans son long “chapeau” : le Grand Remplacement est sur toutes les lèvres mais moi, qui ai forgé l’expression, je ne suis invité nulle part. Il voulait mettre fin à cette anomalie.


Breizh-info.com : Outre les oukases habituels de la presse subventionnée, on vous reproche de ne pas avoir voulu débattre par rapport aux chiffres de l’immigration que vous exposait Hervé le Bras, en sa qualité de démographe. Pourquoi avoir choisi un autre terrain ?

Renaud Camus : C’est pour moi un point tout à fait central, capital.
 Certes je suis bien persuadé que le Grand Remplacement est parfaitement et facilement prouvable avec des chiffres, bien que tout soit fait pour empêcher qu’il le soit. Michèle Tribalat s’en approche déjà beaucoup plus qu’Hervé Le Bras. Mais je refuse absolument de me laisser entraîner sur ce terrain-là. 

D’abord parce que ce n’est pas le mien, je n’y suis absolument pas compétent, et, reconnaissons-le, ça ne m’intéresse pas du tout. Ensuite, et surtout, pour deux raisons principales.

D’abord parce que jamais, jamais, jamais, dans l’histoire de notre pays, ni d’aucun pays au monde, un peuple ne s’en est remis à la science de savoir ce qui lui arrivait.
C’est une révolte ? demande Louis XVI. — Non, Sire, c’est une révolution, répond La Rochefoucauld.
Et vous imaginez le roi reprendre : Vous avez les chiffres ? 

Pensez-vous que les Français aient eu besoin des chiffres pour savoir qu’ils vivaient la Guerre de cent ans, même s’ils la nommaient autrement ? les Guerres de religion, la Fronde, la Révolution française, la Commune, la Grande Guerre, la Première Occupation ? 
La science peut intervenir a posteriori pour apporter des précisions sur l’ampleur d’un phénomène. Elle ne peut en aucune façon décider s’il existe ou pas. Je récuse absolument le témoin. Lui et ce qui survient ne sont pas à la même échelle. Ils n’appartiennent pas au même monde.

Deuxièmement, et si l’on admettait un moment, ce qui n’est pas mon cas, et ce qui serait parfaitement inédit dans l’histoire, qu’il est légitime, de la part d’un peuple, de s’en remettre à la science de savoir ce qui lui arrive ou pas, serait-il judicieux, même alors, de confier l’arbitrage à ces sciences-là, la sociologie, la démographie, les statistiques, qui n’ont fait que mentir ou se tromper, tromper, depuis quarante ans et plus ?

Non seulement elles ont été incapables d’avertir les Français et les Européens de l’énormité de ce qui allait leur arriver, qu’il s’agisse de l’effondrement du système scolaire ou de la submersion migratoire, mais, alors même que ces phénomènes se déroulaient, elles s’obstinaient contre toute évidence à les nier et dénier. Souvenez-vous : à l’École le niveau monte, il n’y a aucun lien entre délinquance et immigration, et d’ailleurs l’immigration il y en a de moins en moins
 Moyennant quoi on se retrouve avec une École qui est un champ de ruine, tous les terroristes ont fait leurs premières armes dans la délinquance de droit commun, il y a cent fois plus d’occupants sous la Seconde Occupation que sous la Première.

Je vois qu’une aimable demoiselle ou dame Oberti, sur Canal +, m’assimile gracieusement à Robert Faurisson. Affirmer le Grand remplacement ce serait du négationnisme, rien de moins. Comme toujours le remplacisme global, qui remplace tout, remplace la vérité par son contraire.

Je m’étais refusé jusqu’à présent à avoir recours à cet argument un peu lourd, mais Mme Oberti lève mes scrupules.
Il y a bien des différences entre les deux Occupations, mais les deux Collaborations, elles, se ressemblent comme deux gouttes d’eau. Le négationnisme aujourd’hui, ce n’est pas d’affirmer le Grand Remplacement, c’est évidemment de le nier. Oui il y a eu des chambres à gaz et oui le Grand Remplacement se déroule sous nos yeux. 
La sociologie, la démographie, les statistiques, ont été les grandes dénégationnistes. Elles ont volé à notre peuple son regard, son expérience, et jusqu’à sa douleur.
Remplacistes et remplacés sont d’accord pour s’en remettre aux chiffres : les premiers parce que les chiffres sont faux, ils y ont soigneusement veillé, en interdisant les vrais ; les seconds parce que s’en remettre à la science, et en l’occurrence à une pseudo-science, totalement mensongère, excuse leur lâcheté, leur permet de gagner du temps face à la vérité et à l’exigence de révolte.

Les Français sont comme des gens qui seraient réfugiés, déjà, au premier étage de leur maison, le rez-de-chaussée étant entièrement sous l’eau, et qui écouteraient la radio pour savoir si l’on peut, ou pas, parler d’inondation ; et s’il faut, ou pas, monter l’arrière-grand-mère dans son fauteuil roulant.



Breizh-info.com :  Et quid donc des chiffres d’Hervé le Bras — qui eux mêmes ne font pas l’unanimité chez les spécialistes, comme Michèle Tribalat par exemple ?

Renaud Camus :  Mais, franchement, je me fous des chiffres d’Hervé Le Bras ! Croyez-vous que Jean Moulin ait eu besoin de chiffres pour savoir que la France était occupée ? Et que Charles VII, quand Jeanne d’Arc lui a demandé une armée, a exigé d’elle un rapport chiffré sur le nombre d’Anglais et de sympathisants anglais, ah oui, mais à quel degré, dans chacune des provinces du royaume ?
Nous vivons dans un étrange roman de science-fiction : il ne nous transporte pas dans un monde imaginaire,  il nous laisse là où nous sommes, en un monde véritable, trop véritable, de plus en plus laid, misérable, sale, violent, hébété ; mais il nous persuade que nous rêvons, que nous sommes victimes de notre “ressenti”, que tout ça est dans notre tête, que rien n’arrive (et surtout pas le Grand Remplacement).


Breizh-info.com :  Contestez-vous, comme cela vous est reproché, la Science et les analyses scientifiques notamment ceux qui remettent en cause votre théorie du Grand Remplacement ?

Renaud Camus : Je ne conteste pas du tout la science en général, bien au contraire. Il ne faudrait pas moins de science, mais davantage, et qui accepte de se soumettre à l’expérimentation, à la vérification par les faits, par l’expérience ; qui accepte de confronter ses prévisions aux résultats, à l’École en ruine, aux prisons bondées et islamisées à mort, aux villes et aux quartiers entièrement occupés par des gens d’autres civilisations, et qui tiennent à le montrer.
Sociologie, démographie, statistiques, sous leur forme dégénérée actuelle, ont été au remplacisme global ce que la biologie de Lyssenko était au stalinisme : des divertissements, de petites sciences de cour faites pour tromper le peuple, distraire les courtisans et donner raison au tyran. 
La sociologie a été et demeure parmi nous la science-reine, mais reine comme Pou-Yi était empereur de Mandchourie : souverain-esclave, fantoche, incarnation de la collaboration et du leurre. Il n’y a de plus serf qu’elle que le journalisme mainstream : ils règnent par leur propre soumission. 
La sociologie est devenue l’astrologie des intellectuels. Et les intellectuels se désintellectualisent à vue d’œil — il n’y a qu’à voir leur langue.


Breizh-info.com :  Selon vous, que révéleraient des statistiques ethniques et religieuses en France, par commune, par quartier, par région ?

Renaud Camus : L’invasion, la colonisation, l’occupation. La France et l’Europe sont beaucoup plus gravement colonisées par l’Afrique qu’elles ne l’ont elles-mêmes colonisée.
Leur colonisation était militaire, économique, administrative, impériale. Elle pouvait prendre fin du jour au lendemain. 
Celle de l’Europe par l’Afrique est démographique, identitaire ; elle menace d’être irréversible si la révolte anticoloniale n’intervient pas de toute urgence. Et sous la Seconde Occupation les occupants sont cent fois plus nombreux que sous la Première.


Breizh-info.com :  N’êtes vous pas un paranoïaque du ressenti ? Vous mentez vous à vous même lorsque vous déclarez qu’il y a une minorité de blancs Gare du Nord ?

Renaud Camus : Vous êtes comme Hervé Le Bras, vous me confondez avec Richard Millet. Et il ne parlait pas de la gare du Nord, mais du Châtelet.
Cela dit, bénis soient les paranoïaques ! Sous les régimes de dictature de l’information, c’est-à-dire d’endoctrinement universel et permanent, ils sont les seuls à entretenir le soupçon, à garder foi en leur propre regard.



Breizh-info.com : Comprenez vous que des auditeurs soient choqués qu’un homme comme vous, condamné par la justice pour incitation à la haine raciale, soit invité par le service public ? Ces gens paient la redevance télévision tout de même …

Renaud Camus : Oui, et c’est elle qui paie les tribunaux, si vous voulez bien pardonner le raccourci un peu abrupt. Je veux dire que le remplacisme global — aujourd’hui en France macronisme, ou macro-remplacisme — est un tout, dont les tribunaux sont un rouage essentiel, appelé d’ailleurs à prendre de plus en plus d’importance à mesure que la répression se fera plus sévère, comme annoncé.

Que les tribunaux du système me condamnent, ils sont là pour ça. S’attendre qu’ils ne le fassent pas c’est comme si les résistants, lors de la Première Occupation, s’attendaient à être félicités par les juges de Vichy.
Cela dit nos tribunaux, alors qu’ils avaient mille bons motifs de me condamner, puisque je parle de colonisation, d’occupation, de révolte, de remigration, sont arrivés à le faire sur un chef d’accusation dont j’étais parfaitement innocent : ils m’ont condamné pour avoir dit que tous les musulmans étaient des voyous — ce que, bien entendu, je n’ai jamais dit, ni insinué, ni pensé consciemment ou inconsciemment une seule seconde.
J’ai dit que leurs voyous étaient leurs soldats, les instruments de leur conquête : ce qui est bien différent, et se vérifie tous les jours, tous les terroristes, je le répète, ayant fait leurs classes dans la délinquance de droit commun. N’importe quelle écoute objective de mon discours montre clairement l’erreur d’interprétation (?) des juges.



Breizh-info.com : Avez vous eu M. Finkielkraut depuis le débat ? Quelles étaient ses impressions ?

Renaud Camus :  Oh, vous savez, Alain Finkielkraut est dans une situation très difficile : il essaie d’être à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du système, là où il peut faire le plus de bien au cheminement de la vérité.
 Ma position est beaucoup plus confortable : je n’ai pas à ménager la chèvre et le chou.


Propos recueillis par Yann Vallerie


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