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mercredi 12 juillet 2017

L' ORGANISATION DES JEUX OLYMPIQUE ET FINANCEMENT ! TRIBUNE LIBRE !

13

Juil

2017

 Et zou, 10 milliards !
Source : Le Nouvel Obs, 11-07-2017

Paris va bientôt savoir si elle organisera les jeux Olympiques 2024 ou 2028. L’économiste Alexandre Delaigue met en garde contre une éventuelle gabegie.

Le Comité international olympique (CIO) a confirmé que Paris et Los Angeles sont assurées d’organiser les jeux Olympiques 2024 et 2028. 
Reste à savoir l’ordre d’attribution.

Alexandre Delaigue, professeur d’économie à l’université Lille-I, estime que “les expériences passées nous prouvent bien que le budget alloué à un tel événement dépasse systématiquement ses objectifs”. 

Selon lui, les retombées économiques sont illusoires et les coûts toujours minimisés.


 Interview.
L’organisation des jeux Olympiques peut-elle être rentable ? 

La réponse est simple : non. C’est toujours un gouffre financier. 
Les JO de 1976 à Montréal en sont l’exemple criant. Les contribuables ont mis près de trente ans à rembourser la dette. 
Le budget initialement prévu pour organiser des JO est toujours multiplié par 2,5 !

Il y a donc un écart énorme entre l’anticipé et la réalité. 
Cette règle s’applique pour tous les projets d’une telle ampleur. Ils sont à coup sûr exposés à ce dépassement budgétaire. 
On peut aussi penser à la construction du tunnel sous la Manche qui a coûté beaucoup plus que prévu.


Pensez-vous que Paris respectera son enveloppe budgétaire de 6 milliards de dollars ? 
C’est impossible. Ce n’est pas une question de mauvaise foi. 

Le gouvernement et la Ville de Paris sont persuadés qu’ils peuvent y parvenir. 

Mais les expériences passées nous prouvent bien que le budget alloué à un tel événement dépasse systématiquement ses objectifs.
 L’organisation des derniers JO, à Tokyo en est l’illustration parfaite.

 Les coûts devaient s’élever à 7 milliards, ils ont atteint les 12 milliards…

La première raison de ce dépassement est simple : […] 

Suite à lire sur Le Nouvel Obs, 11-07-2017


ET AUSSI



13
Juil
2017
Ca commence… Voici donc le plan d’économies de 4,5 Md€ pour 2017, pour tenir les 3 % de déficit.

Comme d’habitude, tout est présenté comme si cet argent était vaporisé, alors qu’il se retrouve essentiellement dans les poches du privé : les économies vont se faire en bonne partie sur des crédits d’équipement.

Pour 2018, c’est la 4e dimension, puisque le gouvernement veut :
  • réduire les impôts de 11 milliards (ISF, taxe d’habitation, impôt sur le capital) ;
  • et réduire le déficit de 6 milliards (de 3% à 2,7 %).

Le Premier Ministre vient donc d’annoncer qu’il compte diminuer les dépenses en 2018 d’au moins 20 milliards d’euros !

Ces personnes trouvent donc très intelligent de détruire volontairement 1 % du PIB, et se disent que cela aura des effets positifs !

“Pour autant, nous restons prudents pour asseoir notre crédibilité budgétaire. Nous visons donc une croissance de 1,7% l’an prochain, après le 1,6% qui est attendu cette année.” et ce “grâce au retour de la confiance.”
Eh bien… nous verrons.

En plus, le gouvernement a le bon gout de vouloir que Paris organise les Jeux Olympiques, ce qui devrait bien couter 10 milliards…
Source : Le Parisien, 10-07-2017


Dans une interview accordée au Parisien-Aujourd’hui en France, Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes Publics, dévoile les mesures pour boucler le budget 2017.

Dans son audit sur l’état des finances de la France rendu début juillet, la cour des comptes à été très claire : pour parvenir au seuil symbolique des 3% de déficit public à la fin de l’année, le gouvernement doit trouver entre 4 et 5 milliards d’euros d’économie.


 En exclusivité pour le Parisien-Aujourd’hui en France, Gérald Darmanin fait le tour des 4,5 milliards d’euros d’économies que l’Etat entend réaliser d’ici la fin de l’année 2017. 

L’intégralité des mesures repose sur les efforts de l’Etat, mais sans suppressions de postes ni coup de rabot sur les minimas sociaux.
 Les ministères vont devoir se serrer la ceinture. 
En revanche, ni les collectivités locales ni la Sécurité sociale ne seront mis à contribution. De même, aucune hausse d’impôt n’est prévue.


Selon la Cour des comptes, il faut réaliser 4 à 5 milliards d’euros d’économies d’ici fin 2017 pour arriver à 3 % de déficit public. Les arbitrages ont-ils été rendus ?
GÉRALD DARMANIN. Oui. 

Nous tiendrons la parole de la France. Nous avons trouvé 4,5 milliards d’euros d’économies pour contenir le déficit sous les 3 % dès cette année sur le seul budget de l’Etat. 
Ni les collectivités locales, ni la Sécurité sociale ne seront mises à contribution. L’Etat va donc être exemplaire vu qu’il ne l’a pas été dans la gestion précédente.
 Pour ce faire, le Premier ministre a fixé deux règles. Un : on ne touche pas aux services publics rendus aux Français.
 Deux : on n’augmente pas les impôts, contrairement aux pratiques des précédents gouvernements. Nous le ferons aussi sans toucher aux minima sociaux. C’est inédit.


Ce montant global d’économies est-il sans précédent ?
Oui, c’est sans précédent. D’abord, parce que jamais personne n’a fait 4,5 milliards d’euros d’économies. 

La moyenne est plutôt de 2,5 milliards. Et c’est la première fois qu’on le fait dès le mois de juillet, c’est- à-dire en milieu de gestion et donc sans toucher aux effectifs.


Qu’est-ce que ce plan implique, ministère par ministère ?
Il n’y a pas de coup de rabot global, selon la volonté du président de la République.

 Nous avons considéré qu’il y avait possibilité de réduire le train de vie des ministères : sur la gestion du parc des voitures, avec des appels d’offres mieux négociés, etc. 
Les mesures ont été négociées avec l’intégralité des ministres.
 Les services du Premier ministre, par exemple, vont connaître une diminution de 60 millions d’euros de leur fonctionnement. A Bercy, c’est 268 millions d’euros d’économies. 
Nous avions un programme de numérisation, j’ai demandé qu’on le fasse moins cher. Au ministère des Affaires étrangères, c’est 282 millions d’euros en moins, dont la moitié sera de la baisse de l’aide publique au développement.


La Défense, l’Intérieur ou la Justice vont-ils devoir faire un effort ?
Nous avons demandé au ministère de la Défense de tenir le budget qui a été voté en 2017 par le Parlement, ce qui entraîne une réduction des dépenses de 850 millions d’euros. Le budget ne diminue pas, mais l’enveloppe votée devra être respectée. 

Il faudra assurer le financement des opérations extérieures en trouvant des économies ailleurs. De même, le ministère de l’Intérieur va faire 526 millions d’euros d’économies de fonctionnement, sans toucher aux effectifs de police et de gendarmerie. 
Enfin, pour la justice, ce sera 160 millions d’euros d’économies, essentiellement des programmations immobilières.


L’Education nationale sera impactée ?
Il y a une économie de 75 millions d’euros. Mais il n’y aura pas de postes de professeurs supprimés pour la rentrée scolaire. Et nous allons tenir l’intégralité des promesses du président de la République, notamment sur l’accompagnement des auxiliaires de vie scolaire auprès des enfants handicapés. 

Nous faisons justement des économies pour pouvoir mettre de l’argent là où nous en avons besoin. 
Je prends un exemple : l’hébergement d’urgence cet hiver n’a pas été budgétisé. Sans économies, nous aurions été obligés de fermer les centres cet hiver. […] 


Il faudra faire trois fois plus d’économies en 2018. Comment allez-vous faire ?
Nous anticipons avec des réflexions sur les réformes structurelles à mener, dès à présent, concernant la politique du logement, de l’emploi, la formation professionnelle.


 Je reçois d’ailleurs dès cette semaine tous mes collègues pour y travailler. Et sur les niches fiscales, il n’y a pas de tabous.


Suite à lire sur Le Parisien, 10-07-2017