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lundi 17 juillet 2017

C' EST L' ÉTÉ ET LES VACANCES , MISE EN GARDE SUR LES DROGUES !

L' INSTITUT POUR LA JUSTICE .


Chère Madame, cher Monsieur,

Vous souvenez-vous de ce livre sorti dans les années 70 qui a marqué la mémoire de tant de jeunes ?

Ma mère voulait que je le lise lorsque j’étais adolescente et je réalise aujourd’hui que c’était sa façon à elle d’aborder le sujet de la drogue.

 Ma fille est encore trop petite pour qu’une telle préoccupation soit à l’ordre du jour mais je comprends mieux la gêne de ma mère et son appréhension de parler d’un sujet si grave, qu’elle ne connaissait pas, mais dont elle savait qu’il fallait l’aborder pour me mettre en garde.

Bref, elle me mit dans les mains « L’herbe bleue » de Beatrice Sparks, une psychologue américaine travaillant avec des toxicomanes. 


Rédigé sous la forme d’un journal intime, on découvre le quotidien d’une adolescente qui sombre dans l’enfer de la drogue.

En fait, c’est l’histoire d’une fille de 15 ans, dont on ignore le prénom, plutôt introvertie, d’un milieu tout à fait convenable, un peu mal dans sa peau, qui un jour, à une fête va consommer du LSD en participant à un jeu.

 Quatorze verres sont remplis devant le groupe de jeunes, dix contiennent de cette drogue et chacun prend un verre au hasard. 

Une roulette russe du LSD en quelque sorte.

Premier contact avec le poison. Elle n’a jamais ressenti une telle sensation, elle flotte, elle est bien. Oui elle est bien … elle sait qu’elle transgresse, elle a entendu dse choses terribles sur les drogués, elle n’est d’ailleurs pas ce genre de fille. « Quelle soirée ! Formidable ! Merveilleuse ! C'était fantastique ! 

Mais je ne pense pas que je recommencerai. J'ai entendu raconter trop d'histoires horribles sur la drogue. »

Sauf que voilà … elle a goûté, son corps a aimé et la tentation est trop grande, elle en reprend, puis encore, et encore … l’addiction s’enclenche, elle a 15 ans et ne parviendra jamais à s’en décrocher. 

« Quand on a commencé, il n'y a plus de vie possible sans drogue, mais c'est une existence dégueulasse d'esclave. Et pourtant, je suis ravie d'y retourner. Heureuse ! Heureuse ! Ça n'a jamais été meilleur qu'hier soir. Chaque nouvelle fois est la meilleure. »

Le cercle vicieux se met en place : mauvais choix, mauvaises rencontres, engrenage infernal, plus elle consomme, plus elle veut que l’effet du poison soit fort, elle s’isole, se met en danger, fait des choses abjectes. Pourtant, elle est loin d’être idiote mais sa vie toute entière n’est plus régie que par le manque et la quête de drogue, le besoin de « se défoncer ».

« Je crois que je suis tombée de la surface de la Terre et que je ne m'arrêterai jamais de tomber. »

Elle va essayer d’arrêter, et à plusieurs reprises, mais en vain. La rechute est toujours plus douloureuse. Et finalement, un jour, ses parents la retrouveront inanimée, morte d’une overdose dont on ignore si elle était volontaire.

Une jeune fille sans histoire, une collégienne. Une overdose.

Je travaille à l’Institut pour la Justice depuis quelques années maintenant, je reçois beaucoup de témoignages, je rencontre des personnes qui ont souvent vécu des drames, des agressions, des faits marquants et choquants. Il y a parmi elles, Cécile, âgée aujourd’hui de 50 ans.

Quelle rencontre marquante !!

Lorsqu’un après-midi de printemps, elle me racontait ce que j’avais lu des années auparavant dans « L’herbe bleue ».

L’adolescente du livre avait enfin un prénom, Cécile ! Mais celle-ci avait survécu pour mieux s’enfoncer plus loin dans l’enfer de la drogue.

De bonne famille, vivant dans l’ouest parisien, une crise d’adolescence périlleuse, des parents à bout de nerfs, une jeune fille en rébellion… A 14 ans, elle commence la vie dans un squat. Tout devient incontrôlable. En tout, elle a passé plus de 30 ans :

- à se droguer avec des substances très dangereuses

- à osciller de la prostitution aux cambriolages pour pouvoir s’approvisionner

- à être condamnée

- à recevoir une vingtaine d’injonctions de soins, qu’elle ne suivra jamais, sans que la justice s’en inquiète

- à suivre des cures sans résultats

- à faire du trafic avec les médicaments de substitution prescrits pour les toxicomanes qui essaient d’arrêter

- à agresser dans la rue pour un peu d’argent

- à se droguer enceinte

- à voir ses « amis » mourir autour d’elle d’overdose ou du sida

Mais en fait, je réalise alors que Cécile et l’adolescente du livre sont deux personnes bien distinctes, qu’elles ont eu deux destins différents.

Et que si Cécile n’est pas morte…

… c’est parce qu’elle a été littéralement sauvée par une structure providentielle. A 46 ans, elle entame un sevrage, sans aucun produit de substitution pour la faire tenir, et au terme de 3 mois longs et douloureux de sevrage, elle rejoint EDVO, Espoir du Val d’Oise, une association fondée par Jean-Paul Bruneau, un ancien policier de la brigade des stupéfiants.

Une ancienne menuiserie aménagée en centre d’accueil permet de loger une vingtaine de pensionnaires en reconstruction psychologique et physique. Ils y apprennent à vivre, comme avant de tomber dans la drogue, avec des règles, des valeurs, des principes, entourés par des travailleurs sociaux passionnés et dévoués qui leur redonnent goût à la vie.

Et cela porte du fruit ! 2 personnes sur 3 ne replongent pas. Après plusieurs mois ou années passés à EDVO, elles se réinsèrent dans une vie normale.

Cécile a eu la chance que l’héroïne de « L’herbe bleue » n’a pas eue.

A l’IPJ nous soutenons cette structure qui permet la guérison des toxicomanes et donc de stopper les actes délinquants et criminels liés à l’addiction.

Nous le savons bien, délinquance et criminalité sont intimement liées à la toxicomanie. Les aider à s’en sortir, c’est endiguer la délinquance. Et malheureusement, trop peu de centres comme celui-ci existent en France.

Mais, je vous l’avais déjà écrit en septembre, le centre EDVO a brûlé il y a environ 10 mois. Un incendie de grande ampleur qui a ravagé toute la bâtisse.

 Les assurances ont joué, votre générosité aussi en septembre dernier, mais hélas, ils ont encore besoin d’un coup de pouce. Actuellement en travaux, EDVO n’arrivera pas à terminer le chantier sans nous.



EDVO, le lendemain de l’incendie

Aussi, permettez-moi de vous demander, de la part de toute l’équipe et des pensionnaires d’EDVO, de leur adresser un don en vous rendant ici

Tous les dons faits à l’IPJ à partir de ce lien seront reversés intégralement à l’association Espoir Du Val d’Oise.

Mais attendez, ce n’est pas tout, j’aimerais beaucoup que vous regardiez la courte interview réalisée avec Jean-Paul Bruneau, le fondateur du centre. 

Il y explique en 4 minutes en quoi consiste son action. Vous verrez, il est remarquable.





Cliquer sur la vidéo pour la visualiser. 

https://www.youtube.com/watch?v=TzMZUodQG6I&t=65s


Je vous remercie pour votre attention et pour toutes les personnes qui comptent sur nous.

Avec tout mon dévouement,


Laurence Havel

Ps : si vous préférez envoyer un chèque, vous pouvez :

-    envoyer un chèque à l’Institut pour la Justice (libellé à l’ordre d’EDVO) au 140 bis rue de Rennes 75006 PARIS

-    ou directement à EDVO – 4 rue Gallieni 95360 Montmagny






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