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vendredi 23 juin 2017

SYRIE : LES CASQUES BLANCS PRIX NOBEL DE LA PAIX ???

 

Ce que la télé ne dit pas – Les Casques blancs, main dans la main avec al-Qaïda

 

Un bénévole des Casques blancs exclu après son implication présumée dans la décapitation d’un soldat

RT – 22 juin 2017

La Défense civile syrienne a réagi après la diffusion d’une vidéo montrant un homme arborant son logo, assister à une décapitation. 
Il ne s’agit pas du premier incident de la sorte pour l’ONG, accusée par Damas d’être proche de groupes extrémistes.

Dans un communiqué publié le 21 juin sur son site internet, la Défense civile syrienne (DCS) a annoncé avoir exclu un de ses bénévoles ayant dérogé aux principes d’«humanité, de neutralité et d’impartialité» que l’organisation controversée dit mettre en avant.

L’incident a eu lieu le 20 juin 2017 dans le gouvernorat de Deraa, dans le sud-ouest de la Syrie, selon les Casques blancs (nom donné aux membres de la DCS), qui précisent : «Le bénévole concerné agissait indépendamment, et pas en qualité de membre de la DCS.»

Le communiqué de l’ONG, qui se présente comme un organisme de protection des civils, survient après la diffusion sur internet, quelques heures plus tôt, d’une vidéo extrêmement choquante, que RT France a choisi de ne pas diffuser.

Sur les images, on peut voir des cadavres d’individus en habits militaires (des soldats de l’armée syrienne, selon l’utilisateur ayant posté la vidéo sur Twitter) amoncelés à l’arrière d’un pick-up, être jetés dans une décharge.

 La scène aurait été filmée le jour-même à Deraa, précise le tweet.

Alors que plusieurs personnes manipulent les cadavres, un homme portant un vêtement sur lequel on distingue le logo de la DCS, saisit alors un corps.
© Captures d’écran Twitter
A gauche, l’homme arborant le logo des Casques blancs dans la vidéo. A droite, le logo des Casques blancs
Il réapparaît quelques secondes plus tard pour agiter un drapeau de la Syrie saisi au milieu des cadavres, tandis qu’un autre individu montre une tête décapitée au premier plan, avant de la jeter au sol.
Une autre vidéo, toute aussi sanglante, publiée le 20 juin sur YouTube par Horan Free League, un organisme qui se définit sur son compte Twitter comme issu de la révolution syrienne et exposant «les crimes des forces d’Assad», montre le même véhicule blanc avec des cadavres amoncelés à l’arrière.


Le média rebelle précise, dans le titre de la vidéo, qu’il s’agit de soldats de l’armée syrienne et de milices soutenant le gouvernement, qui tentaient de pénétrer à l’Est de Deraa, une zone partiellement aux mains des groupes anti-Assad.


© Capture d’écran Twitter et YouTube
A gauche, le pick-up blanc dans la vidéo de Twitter. A droite, le même véhicule dans la vidéo de YouTube

L’organisation controversée n’en est pas à son premier incident

Le 18 mai déjà, les Casques blancs avaient annoncé dans un communiqué qu’ils suspendaient deux de leurs membres venus enlever un corps, quelques secondes après une exécution sommaire conduite par des militants rebelles à Jasim, dans le gouvernorat de Deraa. 
La scène, filmée, avait été diffusée sur internet.

Se présentant comme une organisation visant à secourir les victimes du conflit syrien en toute impartialité, les Casque blancs sont financés partiellement par des donations et partiellement par des gouvernements occidentaux, notamment les Etats-Unis, la France ou le Royaume-Uni.

Pressentis pour le prix Nobel de la paix 2016, ils sont accusés par Moscou et Damas d’être proches de groupes rebelles radicaux, comme le Front Fatah el-Cham, lié à al-Qaïda.


RT – 22 juin 2017



Les Casques blancs, main dans la main avec al-Qaïda

White Helmets – Hand in hand with Al Qaeda


Based on testimonies gathered from liberated East #Aleppo. The unadulterated, unedited, uncensored voices of the Syrian people, released from Nusra Front aka Al Qaeda jail in East Aleppo, finally given a platform instead of corporate media’s terrorist propaganda amplification and « regime change » narrative monopoly.

« WHITE HELMETS ARE NUSRA FRONT’S CIVIL DEFENCE »
Video produced by Steve Ezzeddine of Hands OFF Syria. Based on interviews by Vanessa Beeley in East Aleppo December 2016, Lizzie Phelan of RT and ANNA News.
Video published on January 2017

Source: Dffarah
URL de cette page: http://arretsurinfo.ch/ce-que-la-tele-ne-dit-pas-les-casques-blancs-main-dans-la-main-avec-al-qaida/



ET AUSSI


Syrie. Pour Emmanuel Macron, il n’y a pas de successeur légitime à Bachar el-Assad

Revirement total par rapport à la ligne suivie par la France depuis sept ans. 

Le nouveau président français a expliqué que la destitution d’Assad n’était pas «un préalable à tout», et assuré que la Russie était essentielle pour éradiquer la menace terroriste.

«Le vrai aggiornamento que j’ai fait sur ce sujet, c’est que je n’ai pas énoncé que la destitution de Bachar el-Assad était un préalable à tout», a déclaré Emmanuel Macron cité par Reuters, dans un entretien à huit quotidiens européens (Le Figaro, Le Temps, Le Soir, Süddeutsche Zeitung, The Guardian, Corriere della Sera, El Pais et Gazeta Wyborcza), le 21 juin.

 Et d’affirmer le revirement de la politique française sur le dossier syrien : «Personne ne m’a présenté son successeur légitime

Le chef d’État français a précisé que le président syrien était un ennemi du peuple syrien, mais pas de la France, expliquant que la priorité de Paris était un engagement total à combattre les groupes terroristes. «Mes lignes sont claires. 

Un : la lutte absolue contre tous les groupes terroristes. Ce sont eux, nos ennemis», a-t-il fait valoir, ajoutant qu’il ne voulait pas que la Syrie devienne un «État failli [en théorie des relations internationales, un État qui n’exerce plus d’autorité sur son territoire]».

Et dans cette optique, il compte bien s’appuyer sur l’aide de Moscou : «Nous avons besoin de la coopération de tous pour éradiquer [les terroristes], en particulier de la Russie.» 

Mais Emmanuel Macron a également repris l’idée de la ligne rouge exposée par Barack Obama : «L’utilisation d’armes chimiques donnera lieu à des répliques, y compris de la France seule


Ces commentaires contrastent fortement avec la ligne suivie par les précédents gouvernements français et offrent un large écho à la position défendue par Moscou, qui estime qu’il n’existe pas d’alternative à Bachar el-Assad.

Un revirement entrevu lors de la visite de Poutine à Versailles

Les bases de ce revirement avaient été posées lors de la visite de Vladimir Poutine à Versailles en mai dernier.
 Déjà, Emmanuel Macron avait expliqué vouloir à tout prix éviter que la Syrie ne devienne un état failli, estimant que cela représenterait une «menace pour nos démocratie». Il avait également martelé que la priorité absolue de Paris était la lutte contre le terrorisme.
 Il avait néanmoins déclaré souhaiter une «transition démocratique, tout en préservant un Etat syrien». 
Des propos qui laissaient penser qu’il penchait à l’époque pour une solution impliquant le départ de Bachar el-Assad.
Cette position représentait déjà en soit une évolution majeure par rapport aux positions défendue par le candidat Macron. 
Début avril, peu après l’attaque chimique présumée à Khan Cheikhoun, il était en effet catégorique : «Oui, il faut une intervention internationale en Syrie. Une intervention militaire.»

 Le sort du président syrien semblait d’ailleurs être scellé : «Bachar el-Assad n’en est pas à son premier crime. Si les faits se confirment, il faut une intervention militaire internationale […]. On ne peut pas laisser ce qui s’est passé sans sanction». 
A suivre la logique du président français et son revirement soudain, il faut donc croire que les faits n’ont pas été confirmés.

La France longtemps favorable au départ de Bachar el-Assad

L’actuel chef d’État suivait alors une ligne tracée par François Hollande et le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. Dès 2012, le ministre aux propos controversés sur le front Al Nosra, faisait étalage de toutes ses qualités diplomatiques, estimant ni plus ni moins que Bachar el-Assad «ne méritait pas d’être sur terre». 

Un déclaration qui jetait les bases de la future position de la France et qu’il livrait en des termes on ne peut plus clairs en septembre 2015 : «Bachar el-Assad ne peut pas rester au pouvoir.» François Hollande déclarait lui-même fin novembre 2015, quelques jours après les terribles attentats de Paris, que le président syrien «n’avait plus sa place dans l’avenir de la Syrie».

Si ce mantra aura été une constante de l’administration Hollande, la fin de son mandat a été marquée par l’élection de Donald Trump et un revirement stratégique annoncé par ce dernier sur la question. «Le sort du président Assad, à long terme, sera décidé par le peuple syrien», osait fin mars le secrétaire d’Etat Rex Tillerson.

Fidèle allié des États-Unis, l’équation se compliquait alors sérieusement pour Paris, qui préféra finalement ne pas froisser Washington et mis donc de l’eau dans son vin. 

«Si certains veulent à tout prix qu’on place le débat sur : “Est-ce que l’on garde Assad ou est ce que l’on ne garde pas Assad“, ce n’est pas comme cela que la question se pose», estimait le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault, au lendemain de l’intervention de Rex Tillerson.


Photo : Wikipedia
Source : Métamag