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mercredi 21 juin 2017

RENNES ( 35 )LA RACAILLE , PLUS BELLE LA VIE ?


Rennes. "Les policiers ont été menacés et agressés", admet Libération

  • Les photos publiées par le compte twitter de la police nationale.
    Les photos publiées par le compte twitter de la police nationale. | Twiiter Police nationale
Lundi, le compte twitter de la Police nationale a diffusé de nouvelles photos, prises le 27 avril, à Rennes, lors d'une manifestation "Ni Le Pen Ni Macron" où un motard de la police avait sorti son arme. 
Des images révélées en réponse à une tribune publiée dans Libération affirmant que le policier n'était "nullement menacé". Ce mardi soir, le journal a admis que les policiers avaient été menacés et agressés.

Que s'est-il vraiment passé le 27 avril 2017 à Rennes lors de la manifestation « Ni Le Pen Ni Macron » où un motard de la police nationale avait été amené à sortir son arme de service ?
L'image a été prise avant que le policier dégaine son arme.
L'image a été prise avant que le policier dégaine son arme. | Twitter police nationale
Le motard descend et s’apprête à sortir son arme.
Le motard descend et s’apprête à sortir son arme. | Twitter Police nationale
Dans une tribune publiée lundi 19 juin par le journal Libération, des intellectuels, dont l’économiste Frédéric Lordon, avaient dénoncé « les méthodes de policiers et de magistrats qui, dans la ville de Rennes, s’affranchiraient de plus en plus du droit commun ».
La tribune publiée hier dans Libération
La tribune publiée hier dans Libération | Capture d'écran Libération

« Comportement dangereux »

Utilisant l’image du motard qui avait braqué un manifestant, les intellectuels avaient estimé que le « motard de la police nationale était descendu de sa moto pour braquer son pistolet sur les manifestants.
 Captée par les journalistes, l’image était devenue virale sur les réseaux sociaux."

Dans leur tribune, ils ajoutent : "Aujourd’hui, ce comportement dangereux et injustifiable d’un policier qui n’était nullement menacé, comme le montrent les vidéos, est devenu prétexte à une enquête contre de présumés manifestants pour… violence avec arme (un pommeau de douche dont on se serait servi pour intimider le motard), ce qui a justifié les perquisitions du 30 mai ».

Sept interpellés le 30 mai

Ce jour là, sept Rennais dont deux mineurs avaient été interpellés à leur domicile pour « violences aggravées ». 
Cinq avaient été écroués à l'issue de leur garde à vue. « Trois d'entre eux ont été libérés lundi par la cour d'appel » a indiqué Catherine Glon, l'avocat de l'un des prévenus.

Ils seront jugés ce mercredi 21 juin devant le tribunal correctionnel.

Les images de la police publiées lundi soir prouvent le contraire. En réponse, la police nationale a dévoilé de nouvelles photos où l'on voit clairement le motard se faire prendre à partie.
Les photos et la vidéo de cette scène de violence seront visionnés à l'audience.

« Ces clichés évitent une désinformation »

Le procureur de la République de Rennes, Nicolas Jacquet, tient à préciser : « La liberté de manifester n'est pas la liberté de commettre des violences et des dégradations. 
Ce sont de véritables faits de violences aggravées qui ont été commis contre le motard qui ouvrait la manifestation. »
Selon le parquet, « ces violences sont objectivées par ces photos qui permettent de comprendre dans quelles circonstances la police a été amenée à sortir son arme. 
Ces clichés évitent une désinformation qui émane de la seule publication de la photo montrant le policier sortant son arme. »

Catherine Glon, avocate de l'un des prévenus: « Je n'entends pas ajouter à la lutte des images et des opinions échangées par voie de tribune médiatique. Il appartiendra à la justice de trancher. Elle a besoin de sérenité et de respect de la présomption d'innocence. »

Libération fait machine arrière 

Ce mardi soir, Libération a admis avoir relayé des informations erronnées. La tribune "affirmait que le policier n'avait pas même été menacé. 
Des photos inédites montrent que c'est inexact", écrit le quotidien.


Sur la base des photos de la police et de celles, encore jamais diffusées, d'un photographe indépendant, le quotidien estime que des "éléments permettent d’affirmer que les policiers ont bel et bien été non seulement menacés, mais également agressés".


Source et Publication:   http://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000