Google+ Badge

vendredi 16 juin 2017

MÉDIAS: APRÈS PUJADAS, POLONY ! À QUI LE TOUR ?

Polony évincée : on préfère les harpies serviles aux nymphes rebelles

Publié le 16 juin 2017 - par -
 
« Après Paris Première, c’est au tour d’Europe 1 de remercier Natacha Polony. En charge depuis 2012 de la revue de presse dans la matinale de Thomas Sotto et co-animatrice de l’émission “Mediapolis” tous les samedis avec Olivier Duhamel, la journaliste a reçu une lettre mettant fin à toutes ses fonctions. »
(http://www.leparisien.fr/laparisienne/actualites/people/natacha-polony-evincee-d-europe-1-apres-paris-premiere-16-06-2017-7056690.php)


Natacha Polony paierait-elle son attachement à une certaine idée de la France ? 
On peut légitimement se poser la question au vu des licenciements à forte connotation idéologique dont elle fait en ce moment l’objet. 

Il est vrai que cette souverainiste affirmée est peu encline à la grand-messe ultralibérale et acculturée que nous prépare « notre » uber-président, Emmanuel Macron. 

N’écrivait-elle pas que « c’est parce que le système économico-politique a peu à peu imposé dans les sociétés occidentales son modèle éducatif pour en faire une machine à fabriquer du consommateur-producteur qu’il a pu étendre son emprise et supprimer peu à peu toute alternative » (in Bienvenue dans le pire des mondes) ?

L’intéressée disait d’ailleurs récemment de ce souverain de carton-pâte, avec la justesse et l’élégance qui la caractérisent (cela dit en sachant pertinemment que nous avons autant de points de divergences qu’il y a de points de dentelle !) : « Macron est idéologiquement quelque chose d’assez vide. Les gens vont se faire avoir ! »

 
Pauvre Natacha, aurait-elle oublié qu’on ne défie pas impunément l’astre mondialiste, comme autrefois Louis XIV était celui de la France, voire de l’Europe… enfin celle, alors, des Nations ? 


Pour moins que ça, David Pujadas a été, lui aussi, remercié. Castor Junior n’aime pas être contredit, encore moins confondu. Ses adorateurs à peine pubères, acculturés et déracinés consentants, le savent, qui l’ont porté au firmament de ce vide séducteur qu’il véhicule effectivement et dont Natacha Polony a eu l’audace de parler avec la radioactivité coutumière de son verbe, fidèle en cela à son patronyme qui n’était pas destiné à courber l’échine !

Oui, la fébrile légitimité du président, construite sur un malentendu – La France pour l’Europe et au-delà le monde – plus une tempête d’abdications – ces ralliements de toutes les avidités politiques sans conscience autant que le rejet populaire des urnes –, le rend particulièrement féroce quand on le démasque, fût-ce par un visage exquis.

Ah, Natacha, jolie nymphe dont le charme est augmenté par une grâce intellectuelle certaine, pour maigre consolation je vous dédie, à vous qui goûtez la poésie française, ces vers consacrant le domaine d’un autre banni du système, le Vaux-le-Vicomte de Nicolas Fouquet :


« Vous n’avez pas chez vous ce brillant équipage,
Cette foule de gens qui s’en vont chaque jour
Saluer à longs flots le soleil de la Cour :
Mais la faveur du Ciel vous donne en récompense
Du repos, du loisir, de l’ombre, et du silence,
Un tranquille sommeil, d’innocents entretiens ;
Et jamais à la Cour on ne trouve ces biens. »

(Jean de La Fontaine, « Élégie aux Nymphes de Vaux »)


Source:   Charles Demassieux   http://ripostelaique.com/polony-