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mardi 27 juin 2017

LE DÉFENSEUR DES DROITS PREND CAUSE POUR LES MIGRANTS ???

Toubon se pose en défenseur des droits des migrants

Publié le 27 juin 2017 - par   
 

Les clandestins de Calais peuvent avoir le sourire. 

Alors qu’ils sont traqués par la police qui s’efforce d’empêcher la reconstitution d’une nouvelle jungle, le Défenseur des droits leur vient en aide.

« Il faut accorder des droits fondamentaux aux migrants » a déclaré la semaine dernière Jacques Toubon au micro de RTL. 

Le Défenseur des droits n’a visiblement que faire du calvaire que vivent les Calaisiens, de l’impact négatif de leur présence pour l’économie locale, du danger-parfois mortel comme on l’a vu avec le drame du chauffeur polonais – qu’ils représentent pour les routiers qui prennent l’autoroute. 

Non, pour le Défenseur des droits, « l’obligation légale est de leur accorder des droits fondamentaux ». 
Des droits pour des étrangers entrés illégalement en France et fauteurs de troubles à l’ordre public. 

Une inversion des valeurs ! On croit rêver !

C’est en juillet 2014 que Jacques Toubon avait été pressenti par François Hollande pour succéder à Dominique Baudis comme Défenseur des droits. 

Une désignation qui avait surpris et fait grincer des dents à gauche jusqu’à provoquer une véritable fronde chez les élus.

En lançant une pétition ils espéraient obliger le président de la République à renoncer à la nomination de celui qui avait fait carrière à l’ombre de Jacques Chirac. 
Député de Paris, secrétaire général du RPR, il était devenu ministre de la culture, puis son garde des Sceaux dans les années 90.


Car Toubon, c’était la bête noire pour la gauche qui n’avait pas oublié ses prises de position contre l’abolition de la peine de mort en 1981. 
Contre la dépénalisation de l’homosexualité en 1982. Toubon qui, en 1996, encore s’opposait à un contrat d’union civile pour les homosexuels, le jugeant « contraire à l’ordre public ».

Pourtant, un an après sa nomination ses détracteurs ne cachaient pas leur satisfaction, alors qu’à droite certains manifestaient leur agacement. 


Le Défenseur des droits avait dénoncé l’usage du flash-ball. 

Il s’était prononcé en faveur de la PMA pour les couples de lesbiennes et pour la reconnaissance des enfants nés de GPA.

Il s’élevait même contre la proclamation de l’état d’urgence au lendemain des attentats de Paris.


 « Je suis assez bluffé » admettait le député socialiste Yann Galut. « On dirait qu’il est à la gauche de la gauche ! » s’étonnait la sénatrice(EELV) Esther Benbassa.

Sa prise de position pour l’octroi de « droits fondamentaux » aux migrants n’a donc rien de surprenant. Elle s’inscrit dans la continuité du coming-out politique de Toubon.

A défaut d’être le Défenseur des droits des Français, ce spécialiste du grand écart se trouvera en phase avec Emmanuel Macron qui, la semaine dernière à Bruxelles, lors d’une conférence de presse conjointe avec Angela Merkel déclarait :
 « Nous devons accueillir des réfugiés car c’est notre tradition et notre honneur ». 

Et d’ajouter contre toute vraisemblance : 
« Les réfugiés ne sont pas n’importe quels réfugiés. Ce ne sont pas des migrants économiques.


 Ce sont des hommes et des femmes qui fuient leur pays pour leur liberté ou parce qu’ils sont en guerre ou pour leurs choix politiques ».

Alain Marsauguy  http://ripostelaique.com/