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dimanche 18 juin 2017

FRANCE: LA DÉSINDUSTRIALISATION CONTINUE.....

Le point sur les plans sociaux en France


 



Par Eric Verhaeghe.

Une multitude de plans sociaux agite l’actualité française du moment, illustrant notamment la constante désindustrialisation du pays. 


Voici une synthèse des opérations en cours.

5 000 départs chez SFR

Patrick Drahi entreprend un plan de suppression d’emplois fondé sur des départs volontaires, à partir de juillet 2017, qui devrait concerner un tiers des effectifs de SFR. Le plan devrait durer trois ans.

Tati, bientôt racheté par GIFI ?

Avec 60 millions d’euros de pertes opérationnelles en 2016, l’enseigne TATI rachetée par le groupe ERAM au fondateur Ouaki, a été placée en redressement judiciaire en mai 2017.
7 offres de reprise ont été déposées, dont celle de GIFI, qui prévoit la reprise de 1 300 salariés et d’une centaine de magasins.
Le tribunal de commerce doit trancher ce lundi.

GM&S lâché par le gouvernement ?

L’équipementier automobile GM&S est toujours dans la panade. Une seule offre de reprise, qui prévoit le maintien de 110 salariés à La Souterraine, a été déposée.
Les organisations syndicales se plaignent d’un lâchage en règle par le gouvernement (et spécialement Bruno Le Maire), qui n’a pas obtenu une augmentation des commandes de Peugeot et de Renault à la hauteur des promesses.

Un sous-traitant de Whirlpool, à Amiens, en plein dégraissage

Dans l’hypothèse d’une fermeture de Whirlpool en 2018 à Amiens, son sous-traitant Prima France a négocié un plan de sauvegarde de l’emploi. 56 salariés seront licenciés dans des conditions identiques à celles de Whirlpool.

Où l’on reparle du volailler Doux

En Bretagne, le groupe d’élevage de volaille Doux aurait accumulé de nouvelles pertes phénoménales en 2016. Les organisations syndicales craignent le pire et ont sonné l’alarme.

450 salariés menacés à la Halle aux Chaussures

Les syndicats critiquent un plan de sauvegarde à la Halle aux Chaussures, qui prévoit près de 450 suppressions d’emplois. L’enseigne appartient au groupe Vivarte, qui ne cesse de supprimer des emplois depuis quelques années, après avoir revendu plusieurs marques, comme Kookaï.

80 emplois supprimés chez Primagaz

Cette filiale d’un groupe néerlandais d’énergie qui compte 750 salariés entend supprimer 82 emplois et fermer cinq centres en France.
Les syndicats sont vent debout contre ce projet.

60 emplois supprimés chez 3M en Bourgogne

À Longvic, 3M, fabricant de scotch, devrait fermer son site et ne conserver que 20 des 80 salariés. 30 postes seraient supprimés.
Les salariés sont en grève pour obtenir une indemnité supra-légale supérieure aux propositions de l’entreprise.

Nouveau plan social chez Philips

L’entreprise néerlandaise Philips annonce un plan social de 77 postes, qui s’ajoutent aux 230 suppressions négociées fin 2016 (avec la fermeture des usines de Lamotte-Beuvron et Miribel). 
Cette fois-ci, ce sont les activités de Recherche et Développement qui sont touchées.
Philips délocalise ses activités en Hongrie et en Chine.

La Matt en grève à Montcornet contre sa disparition

Dans l’Aisne, près des Ardennes, l’entreprise textile Matt, installée à Chaourse, est en grève complète. Les personnels craignent une fermeture du site.

 

200 suppressions d’emplois chez Tim dans le Nord

À Quaëdypre, près de Bergues, dans le Nord, l’entreprise TIM n’a pas trouvé de repreneur. 200 emplois sont menacés directement.


Bref, la désindustrialisation continue.
 
Source : Trésor
 
Source : Trésor
Sur le web    https://www.contrepoints.org/2017/06/19/292464-



ET AUSSI




Votre entreprise est-elle Macron-compatible ?

La France a accepté de profonds changements politiques. 

Face à des réalités économiques et sociales de plus en plus inquiétantes, les choix exprimés indiquent la volonté de gagner en agilité, d’activer sa résilience pour faire face et pour rebondir. 

Le refus du déclin et de la capitulation fait place à l’acceptation de changements et au courage de relever de nouveaux défis. 

Le rejet de ceux qui portaient un mode de gestion ancien et dépassé doit faire réfléchir tous ceux qui ont la tâche de diriger, y compris les dirigeants d’entreprises et les managers.
Le rejet de ceux qui portaient un mode de gestion ancien et dépassé doit faire réfléchir tous ceux qui ont la tâche de diriger, y compris les dirigeants d’entreprises et les managers
L’entreprise, prise comme organisation sociale, n’échappera pas à cette dynamique et à cette évolution des esprits. De nouvelles attentes émergent. 

Des questions s’imposent : votre leadership, votre gouvernance, votre manière d’impliquer chacun, de partager un futur positif, à donner du sens, votre capacité à faire grandir vos collaborateurs, à croire dans leur potentiel, sont-ils à la hauteur de ces nouvelles attentes ?
Votre entreprise, votre organisation, votre administration - est-elle Macron-compatible ?
Il ressort de l’histoire des derniers mois au moins deux changements majeurs qui vont impacter durablement le mode de fonctionnement de nos entreprises. 
D’abord un changement de style de leadership. Ensuite, une forte demande de changer la manière d’impliquer, de responsabiliser et de déléguer pour reconquérir de l’engagement.


Une demande de changement du style de leadership

Rappelez-vous, dans un précédent « post » je mettais en garde le management en disant : « Affronter les défis de demain, avec le style de management d’hier, ne peut que provoquer les désenchantements d’aujourd’hui »
 Il faut croire que le style imprimé par le nouveau Président est une illustration du bouleversement qui s’est opéré au niveau de la Nation et dont l’onde de choc touchera aussi les entreprises et les administrations.
Il y aura un effet « Macron » dont il faut prendre rapidement la mesure. Une remise en question des modes de gestion passés va s’étendre à toutes les formes d’organisations et de management
Il y aura un effet « Macron » dont il faut certainement prendre rapidement la mesure.

 Une remise en question des modes de gestion passés va s’étendre à toutes les formes d’organisations et le management (à tous les niveaux) risquerait beaucoup à le nier. 

Aujourd’hui, le moment est propice et personne de peut prédire quand la fenêtre de tir se refermera...

Intervenant sur le Campus d’une entreprise du CAC 40 sur la formation au nouveau style de leadership permettant de gagner en agilité, en motivation et en performance - dans les situations de changement - je constate auprès des managers – y compris intermédiaires – que ces attentes sont fortes. 
Elles portent sur de nombreux facteurs qui décident de leur engagement et de celui des collaborateurs : leadership bienveillant, sens de la mission, équité, signes de reconnaissance, feed-back pour progresser, qualité de la gestion humaine, qualité de la communication interne, des règles claires et pas d’absence de sanctions si elles ne sont pas respectées ; un jeu d’équipe plus serré ou l’entraide, l’attention aux autres ont une place, etc.

Un facteur ressort avec force des Cartographies d’Agilité et de Résilience, il s’agit de la dissonance des messages. 
L’indicateur de l’écart entre « ce qui est dit » et « ce qui est fait et vécu sur le terrain », montre que la parole du management n’est plus crue. 

Sur ce point aussi, les dirigeants et le management, ont à répondre à l’attente d’une parole vraie et crédible.


Une demande d’implication et de responsabilisation

Le nouveau Président a tout compris de ce que l’on appelle « l’empowerment », ce que l’on traduit par la conjugaison du besoin d’être impliqué, responsabilisé, pour apporter toutes ses ressources individuelles à la réalisation d’un projet collectif. 
Les entreprises qui se lamentent sur l’érosion de l’engagement doivent vite chercher dans l’évolution de leur style de management les ressorts comportementaux qui faciliteront la délégation, la confiance mutuelle, la responsabilisation pour gagner en autonomie de travail, et le partage du sens pour reconquérir de l’engagement.
Alors que les situations – souvent adverses – se multiplient, des réponses managériales deviennent incontournables au plan du style de leadership. Il en va de la capacité à mieux s’adapter et se transformer
Alors que les situations – souvent adverses – se multiplient, des réponses managériales deviennent incontournables au plan du style de leadership. Il en va de la capacité à mieux s’adapter et se transformer. 

 Ce n’est plus une simple option et depuis quelques semaines, c’est même devenu une obligation du management !


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Alain Richemond, est co-fondateur de RHesilience avec Arnaud Cuilleret. Intervenant HEC Paris et Genève. Membre du Bureau de l’ARFA (Association des Responsables des Fusions Acquisitions des entreprises françaises). Ancien Directeur de l’Observatoire Economique & Stratégique d’ArcelorMittal. 

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