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vendredi 9 juin 2017

ENTRETIEN EXCLUSIF : THOMAS JOLY SG DU PDF !

Entretien exclusif avec Thomas Joly, secrétaire général du Parti de la France

Introduction

Il est notoire dans les milieux nationalistes que le Front National actuel, qui s’efforce d’attirer la bienveillance des suppôts du régime anti-français, a épousé ces dernières années – et en particulier sous la direction de Marine Le Pen et de la clique d’invertis de Philippot – diverses positions très regrettables : assimilationnisme plus prononcé que jamais supposant que les masses immigrées peuvent et doivent se fondre dans la population française (marqué par de pitoyables initiatives telles « banlieues patriotes ») ; défense de la famille affaiblie (sympathie envers les avortements de masse et les prétentions homosexuelles) ; refus de s’opposer aux lois criminalisant tout véritable nationalisme ; vaines tentatives de séduire les gauchistes opposés à l’Union Européenne…

Le Parti de la France, fondé en 2009 par Carl Lang – qui fut auparavant secrétaire général du Front National – s’est construit en réaction à ce dévoiement, ayant pour ambition de rassembler l’électorat de « droite nationale » – c’est à dire essentiellement ceux qui s’opposent véritablement à la destruction en cours de la France et à l’oppression des Français et de leurs familles par diverses lois et impôts.

Ce parti présente un certain nombre de candidatures aux législatives du dimanche 11 juin.

Thomas Joly, secrétaire général du Parti de la France et militant actif contre, a accepté de répondre aux questions de Blanche Europe (vous pouvez retrouver ici son blog, où il relaie quasi-quotidiennement divers faits d’actualité).

 

L’entretien

Nous présentons ici questions et réponses telles quelles, intégralement. Ces réponses reflètent pour part la ligne de son parti, mais aussi naturellement pour part sa sensibilité propre. Les notes sont de nous.

Première partie : Législatives, Parti de la France et Front National

Le Parti de la France présente une cinquantaine de candidats aux législatives, et soutient une centaine d’autres candidatures, aux côtés de Jean-Marie Le Pen. 
Quel est l’objectif attendu de ces candidatures ?


Avec les Comités Jeanne de Jean-Marie Le Pen, Civitas et le SIEL (rattaché techniquement à l’Union des Patriotes), le Parti de la France a choisi d’offrir une véritable alternative de droite nationale aux électeurs français. 

Le PdF présente 56 candidats et en tout, avec nos partenaires, nous aurons environ 120 candidatures dans toute la France. Nos moyens financiers ne nous permettent pas de faire plus pour l’instant.

Nous estimons nécessaire d’offrir à nos compatriotes un choix électoral de résistance à la colonisation migratoire et à l’islamisation de notre pays. Les idées que nous défendons ne sont plus portées par personne, le néo-FN a tout renié et ses dirigeants sont aujourd’hui complètement dévoyés. 

Lors du débat de l’entre-deux tours de l’élection présidentielle, Marine Le Pen a démontré qu’elle était incompétente, caractérielle, inapte à diriger le pays. 
Elle n’est pas digne du Front National, dont elle a hérité, ni de son électorat qu’elle trompe.

En outre, nous espérons obtenir un financement public à l’issue de ces élections législatives afin de pouvoir développer notre mouvement et participer à plus d’échéances électorales. 
Depuis sa création, le Parti de la France ne vit que des dons et des adhésions de ses membres, ce qui limite forcément notre marge de manœuvre pendant que les partis politiques du Système se goinfrent d’argent public et bénéficient d’un accès permanent à tous les médias, néo-FN compris.


Votre parti dénonce Marine Le Pen, mais a renoncé à présenter un candidat contre elles aux législatives. Pourquoi ?
Nous n’avons pas retiré notre candidate de gaieté de cœur. C’est suite à la demande expresse et personnelle de Jean-Marie Le Pen. 
Il nous a semblé plus important de préserver notre alliance politique plutôt que de maintenir coûte que coûte notre candidate. 
Je pense que Jean-Marie Le Pen estime avoir encore un pied au Front National, puisqu’il a été rétabli par la justice dans sa fonction de Président d’Honneur. Peut-être n’a-t-il pas souhaité combattre frontalement la Présidente du Front National afin de ne pas lui donner une raison juridique de l’exclure de nouveau avant le prochain Congrès ? 

Peut-être, en tant que père, espère-t-il une illusoire réconciliation avec sa fille malgré tout ce qu’elle lui a fait ? C’est à lui qu’il faudrait poser la question en fait…

Quelle sera à votre avis l’issue de la crise au sommet au Front National ? Comment expliquer l’initiative de Philippot ?
Il n’y aura pas de crise « idéologique » puisque celle qui incarnait, aux yeux des militants, à tort ou à raison, une ligne attachée aux valeurs historique de la droite nationale, Marion Maréchal-Le Pen, a décidé d’abandonner ses mandats et de se mettre en retrait de la vie politique. 

De plus, la « ligne Philippot » est entièrement partagée par Marine Le Pen qui suit aveuglément les orientations de l’énarque, souverainiste de gauche et économiquement proche de Mélenchon. 

La création de son association « Les Patriotes » est juste un avant-goût du changement de nom du parti, qui est une obsession pour lui.

En revanche, après des élections présidentielles décevantes vu le contexte ultra-favorable au courant national, qui pourrait être suivies de Législatives encore plus médiocres, il est toujours possibles que ça s’entretue au sein du cloaque mariniste, mais uniquement pour des raisons d’opportunisme politique et d’avantages financiers.
Il n’y a strictement plus rien à attendre de ce parti désormais pourri jusqu’à la moelle et qui trompe son électorat. 

Ce ne sont ni plus ni moins que des usurpateurs dénués de convictions, avides de prébendes et de mandats rémunérateurs.

Considérez-vous que la ligne du Front National d’avant Marine Le Pen doive être simplement poursuivie, ou qu’elle a besoin d’être mise à jour ?

Le Parti de la France se présente clairement comme le Front National canal historique. Toutefois, nous sommes bien conscients que nous ne sommes plus en 1984 et il faut adapter notre logiciel politique au monde d’aujourd’hui. 

Toutefois, nous devons fonder notre action politique sur les fondamentaux de la droite nationale afin de défendre notre identité, nos traditions, nos familles, notre liberté, nos métiers, notre patrimoine, etc. Pour faire court, défendre notre civilisation car c’est de cela qu’il s’agit.

Face à la submersion migratoire et islamique, l’enjeu n’est ni plus ni moins que notre survie en tant que peuple. 
Dans quelques décennies, si l’invasion n’est pas stoppée et les flux migratoires extra-européens inversés, nous serons minoritaires dans notre propre pays et ce sera la charia qui régira notre société. 

Ce n’est pas plus compliqué que cela…

 

 

Deuxième partie : positions politiques

Quelle est votre position vis à vis de l’assimilation et de l’intégration des immigrés extra-européens : est-elle possible ? Et si elle l’était, serait-elle souhaitable ?

Quand on voit que parfois, au bout de trois générations, des afro-maghrébins n’ont jamais été aussi communautarisés et islamisés, on peut aisément conclure que leur intégration est un échec total, ne parlons donc même pas d’assimilation.
L’assimilation ou même simplement la cohabitation paisible avec des populations extra-européennes n’est possible que si leur nombre reste marginal par rapport aux autochtones, dans des proportions comme celles du début du XXème siècle, par exemple. Il y aura toujours des parcours atypiques et des cas particuliers, ce n’est pas un problème si ça reste anecdotique.

En 2017, la France est devenue une société multiconflictuelle du fait d’une immigration extra-européenne massive. Les immigrés extra-européens qui viennent chez nous n’ont, dans leur grande majorité, aucune volonté de s’assimiler à la population française.

Et quand bien même ils épouseraient notre culture et nos traditions, ça n’en rendrait pas cette substitution de population plus légitime. 

L’homogénéité ethnique de notre Nation est une condition indispensable à son équilibre.


La remigration est une proposition politique souvent évoquée par des cadres du Parti de la France, mais qui ne figure pas au programme officiel. Pourquoi ?
L’inversion des flux migratoires extra-européens et la décolonisation migratoire de la France figurent dans la plupart de nos documents et sont évoqués systématiquement dans les discours de Carl Lang. 
On ne peut pas être plus clair.


[Note de Blanche : Notre question faisait référence au programme disponible ici en PDF sur le site officiel du parti, mentionnant un « refus de la colonisation migratoire » sans plus de précision. Nous sommes ravis de la confirmation du soutien du PdF à la remigration, mais suggérons que cela soit rendu plus clair dans ce document.]


Qui serait concerné par cette remigration et comment s’organiserait-elle ?



Dans un premier temps, le Parti de la France procédera à l’expulsion de tous les clandestins entrés illégalement sur notre sol. Puis nous couperons toutes les pompes aspirantes de l’immigration dite légale : allocations familiales, soins, scolarisation, logements, etc.

 Les délinquants et criminels étrangers seront systématiquement expulsés après avoir purgé leur peine. 
Notre pays sera déjà nettement moins attractif pour les parasites sociaux du Tiers-Monde.

La binationalité sera supprimée et la nationalité française sera retirée aux « Français de papiers » sur des critères d’assimilation. 

Ces gens auront vocation à repartir dans leur pays d’origine ou de leurs ancêtres. 

Afin que cette remigration soit la plus pacifique possible, des primes de départ (1000 fois moins coûteuses que l’entretien à vie d’immigrés improductifs) seront proposées et des accords seront passés avec les pays d’origine. 

Et le retour sera impossible puisque nous aurons rétablis des frontières dignes de ce nom. Pour les plus récalcitrants, ce sera hélas par la force publique.

Pour effectuer cette remigration, nous mobiliserons le temps qu’il faudra les flottes navale et aérienne, civiles comme militaires. 
Une garde nationale de 100.000 Français armés viendra en renfort des forces de l’ordre pour mener ces transferts de population à bien. Ceux qui prétendent que la remigration est impossible n’ont tout simplement ni volonté ni le courage de la mettre en œuvre.


Dans le programme du Parti de la France, on peut lire qu’il veut favoriser la « démocratie directe ». Est-ce bien cohérent pour un parti se voulant de droite et donc soutenant une société hiérarchique de prétendre que soumettre chaque question à un suffrage majoritaire serait le plus efficace ?
Il ne s’agit pas de « soumettre chaque question à un suffrage majoritaire » mais de demander régulièrement l’avis des Français sur les grandes orientations de l’État, ou de permettre aux Français de déclencher un référendum, local ou national, sur le sujet de leur choix. 

 Ceci afin de faire participer activement les citoyens au redressement national de notre pays.

Sans appui populaire, nous ne gouvernerons pas longtemps. Il faut que les Français redeviennent les acteurs de la « chose publique ».
 Par exemple, le rétablissement de la peine de mort sera beaucoup mieux accepté si, à l’inverse de son abolition par la vérole parlementaire socialo-communiste en 1981, elle émane d’un référendum populaire.


Une accession au pouvoir par les urnes supposerait une majorité électorale à l’échelle nationale. Il me semble qu’aucun parti nationaliste n’en a jamais obtenu avant son accession au pouvoir, et la démographie allogène crée de fait une sorte de compte à rebours. 
La croyez-vous vraiment possible ? Si oui, dans quels délais et par quels moyens ?


En politique les choses peuvent changer très vite selon les événements, selon le contexte national et/ou international. 
Nous devons être la structure d’accueil politique de tous les patriotes lucides qui ne veulent pas voir mourir leur civilisation. 
Ce n’est pas vers des groupuscules folkloriques qui snobent les élections – alors même qu’ils se revendiquent souvent de leaders autoritaires européens du siècle dernier qui eux ont participé à toutes les élections possibles et imaginables parfois avec succès – que les Français se tourneront, même en cas de crise grave.

Ce pseudo-élitisme anti-électoral est surtout un manque de courage de la part de tous ces donneurs de leçon qui ne veulent pas sortir de leur zone de confort groupusculaire. 

Il est bien plus courageux de se présenter aux élections pour la droite nationale, à visage découvert, que de tenir des propos sulfureux entre initiés ou anonymement derrière un clavier.

Participer aux élections ne veut pas dire accréditer le Système en place ou bien virer dans l’électoralisme. Mais il serait complètement idiot de ne pas utiliser ce qui reste le meilleur moyen de diffuser nos idées auprès des Français.


Beaucoup de nationalistes ne croient pas à la voie électorale et s’organisent en-dehors des partis existants. Si le Parti de la France prenait la place du FN époque Jean-Marie Le Pen, quelle serait son attitude vis-à-vis des initiatives plus radicales ?

Je crois en la complémentarité des actions et des structures, l’élection n’est pas l’unique moyen d’agir politiquement. 

Par exemple, le Bastion Social du GUD1, les événements « œcuméniques » organisés par Synthèse Nationale, les tables rondes de Terre et Peuple, les activités de Civitas, les maraudes de la Dissidence Française, par exemple, sont des initiatives tout à fait pertinentes à encourager et à soutenir. Il est totalement stupide d’opposer les modes d’action.

Le Parti de la France n’a pas d’hostilité vis-à-vis de ceux qui partagent des opinions radicales, nous sommes un mouvement de rassemblement et tous ceux qui veulent combattre pour sauvegarder notre civilisation et notre identité nationale sont les bienvenus, à partir du moment où ils respectent notre discipline de parti.
Les provocateurs, que ce soit par des propos outranciers, par des comportements de voyous ou par des tenues vestimentaires caricaturales, sont priés d’aller terminer leur crise d’adolescence ailleurs, le Parti de la France n’est pas un exutoire pour asociaux et autres excités. 

1. Voir ici l’article de Blanche Europe à son sujet


Quelles sont les forces sociales sur lesquelles s’appuie le PdF ? Les documents du parti montrent une orientation favorable au catholicisme traditionnel. Pensez-vous que cet ancrage catholique corresponde au monde d’aujourd’hui ?

Le Parti de la France n’est pas un parti confessionnel mais revendique les racines chrétiennes, mais aussi païennes, de notre civilisation. 
Le « monde d’aujourd’hui », c’est une République sans Dieu en voie d’islamisation. Face à cela, il faut opposer tout ce qui forge notre identité française et européenne.

Que pensez-vous de ces mots : « Le pêché du patriotisme bourgeois fut de confondre une certaine forme économique avec la nation. Il a associé deux choses qui sont entièrement différentes. 
Les formes de l’économie, aussi solides peuvent-elles sembler, sont changeables. La nation est éternelle. » et « Le nationalisme s’est transformé en patriotisme bourgeois et ses défenseurs combattent des moulins à vent » ?

Je suis tout à fait d’accord avec la première assertion, l’économie doit être au service du peuple et de la Nation et non l’inverse. 
Quant à la seconde, elle demanderait à être un peu plus détaillée pour être commentée mais il est certain qu’une remise en cause globale du Système actuel est indispensable pour redresser notre Nation.


Troisième partie : Questions internationales et conclusion

Quel est votre avis sur Aube Dorée ? Pensez-vous qu’un parti nationaliste doive mener à leur exemple une politique extra-parlementaire qui vise à la constitution de bastions sociaux blancs ?
Je ne suis pas vraiment au fait des activités d’Aube Dorée. 
Par principe, j’ai de la sympathie pour tous les mouvements nationalistes. 
Les succès électoraux d’Aube Dorée s’expliquent aussi par une situation économique, sociale et migratoire (en raison de la rapidité de la submersion) absolument catastrophique en Grèce que je ne souhaite évidemment pas à nos compatriotes…


Aujourd’hui en Afrique du Sud, plus de vingt ans après avoir voté la fin de l’apartheid, les Blancs sont accusés de tous les maux, et doivent vivre dans des communautés cloîtrées ou être menacés par une criminalité hors de contrôle. Le gouvernement envisage l’expropriation sans compensation des fermiers blancs. Que vous inspire cette situation ?

Je crains que ce qui arrive aux Afrikaners préfigure de notre propre sort en France lorsque les afro-maghrébins seront majoritaires. 
Nous serons au mieux les esclaves, au pire les martyrs, des nouveaux occupants, toujours plus revanchards, toujours plus exigeants, toujours plus sanguinaires. C’est hélas inéluctable. 
À court ou moyen terme, la quasi-totalité des Blancs devra fuir l’Afrique du Sud pour ne pas se faire massacrer, et le pays deviendra très vite un bidonville à ciel ouvert, comme la plupart des pays d’Afrique… 
Mais nous, où fuirons-nous si l’Europe est colonisée par une immigration afro-musulmane ?


Une dernière pensée que vous souhaitez partager avec nos lecteurs ?
J’invite tous vos lecteurs à devenir des acteurs de la résistance nationale et européenne plutôt que d’être les spectateurs du déclin et de la décadence de notre civilisation. 

Le génie européen ne peut disparaître comme ça. Souvenons-nous que coule dans nos veines le sang de ceux qui ont fondé notre civilisation au prix souvent d’immenses sacrifices.

Si nous retrouvons cette foi et cette volonté inébranlable qui animaient nos ancêtres, alors tout sera possible et nous pourrons entamer la reconquête de ce qui nous appartient jusqu’à la victoire finale sur ceux qui veulent ni plus ni moins que notre disparition.

Conclusion

S’il est possible pour chacun de se faire une opinion de Thomas Joly et du Parti de la France sur la base de cet entretien ; il est je crois extrêmement clair pour tout sympathisant nationaliste qu’il s’agit de loin du parti à visée électorale dont les idées se rapprochent le plus des nôtres, avec beaucoup de positions très saines.

Aussi, si l’un de leurs candidats ou l’un de ceux de leurs partis alliés se présente dans votre circonscription, je vous engage vivement à aller voter dimanche à sa faveur ; tant pour exprimer vos préférences politiques véritables que pour favoriser la quête de financements publics du PdF : c’est un petit geste, mais un petit geste qui peut réellement aider et qu’il n’y a aucune bonne raison de ne pas accomplir.