Google+ Badge

lundi 26 juin 2017

DJIHADISME ET FAMILLE DE DJIHADISTES .....

 
 
Publié par Gaia - Dreuz le 26 juin 2017 
 
Ils sont accusés d’avoir détourné des fonds de l’association Syrie Prévention Familles pour les envoyer à leurs enfants en Syrie.

Auteure d’«Embrigadée», un témoignage poignant sur le départ de sa fille alors âgée de 16 ans en Syrie, Valérie de Boisrolin et un autre couple sont soupçonnés d’avoir envoyé de l’argent à leurs enfants, notamment en détournant des fonds de leur association subventionnée. 

Ils ont été mis en examen, a-t-on appris dimanche de source proche du dossier, confirmant une information du «Journal du dimanche».

Valérie de Boisrolin, qui est aussi la présidente de l’association Syrie Prévention Familles, et les époux Anne et Raymond Duong, qui en sont membres, ont été mis en examen vendredi soir pour «association de malfaiteurs terroristes, financement du terrorisme et abus de confiance en relation avec une entreprise terroriste» et placés sous contrôle judiciaire, a précisé cette source.

Tous trois avaient été placés en garde à vue en début de semaine dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte fin 2016, à la suite d’un signalement de Tracfin, l’office antiblanchiment du ministère des Finances, qui avait détecté ces transferts de fond.


Accusée d’avoir ponctionné 50 000 euros

Valérie de Boisrolin se voit reprocher d’avoir organisé, via l’association, des envois d’argent à sa fille partie de Seine-Saint-Denis en 2013 en Syrie à l’âge de 16 ans, ainsi qu’un virement à une mère qui voulait aider son enfant à revenir en France.

Contactée par le «JDD», elle ­reconnaît les transferts en faveur de sa fille mais nie avoir ponctionné la trésorerie de l’association à hauteur de 50 000 euros.

 Se refusant à plus de commentaires, elle annonce son intention de démissionner de Syrie Prévention Familles pour mieux prouver «sa bonne foi». 

L’association Syrie Prévention Familles n’a pas vocation à de tels transferts

Quant à la famille Duong, dont un fils et une fille ont rejoint la zone de combats à l’été 2014, «la mère des enfants et son mari ont envoyé plusieurs milliers d’euros» via des mandats, a indiqué cette source. 

«Le problème, c’est que ces associations ne servent pas à ça», a expliqué la source. Syrie Prévention Familles, qui a absorbé deux associations de parents d’enfants partis pour le djihad en Syrie, «gère de l’ordre de 90 000 euros de subventions».

Selon ses statuts, l’association vise à soutenir les familles des «proches embrigadés par des groupes extrémistes», participer à la prévention des départs dans la zone et «aider les familles à maintenir le contact avec leurs proches toujours présents en Syrie et en Irak».

L’enquête, confiée à l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) et à la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire (SDAT), se poursuit dans le cadre de l’information judiciaire ouverte vendredi.


© Gaïa pour www.Dreuz.info


Source : Leparisien.fr

A Lire aussi:   Femmes de djihadistes    ( Mathieu  SUC )    Édition Fayard .