Google+ Badge

mardi 27 juin 2017

COMMUNIQUÉ DE L' INSTITUT POUR LA JUSTICE !


Chère Madame, cher Monsieur,

Question : comment savoir si un journaliste a déjà tenu une arme à feu dans sa vie ?

Réponse: il sait qu’il ne peut pas obtenir le port d’arme en France.

Vous comprenez ? Nous ne sommes pas aux Etats-Unis. Ou en Suisse. Ou en Israël. Le port d’arme pour les civils n’existe pas en France.

D’ailleurs, jusqu’à peu, et par une action de votre association, les policiers en civil n’avaient même pas ce droit !

Pourtant, ça n’a pas empêché un journaliste de BFM TV d’oser dire l’innommable.

Je côtoie au quotidien des chasseurs et des tireurs sportifs. Vous savez, pour certaines familles, la chasse est bien plus qu’une passion. C’est un art ancestral qui se transmet de père en fils.

Et à chaque fois qu’un journaliste parle d’armes à feu sans connaître le sujet, ils sont remontés comme des coucous.

Alors, par pitié, messieurs les journalistes, renseignez-vous un peu ! Merci par avance pour mes oreilles et ma messagerie.

Selon la chaîne de télévision, le terroriste manqué des Champs Elysées, Adam Lofti Djaziri, avait “un permis de port d’arme”.

Sacrilège ! Qu’avez-vous osé dire là ?

Tous les tireurs et chasseurs de France grincent des dents.

Non, on ne peut pas obtenir de port d’arme en France, sauf circonstances extrêmement exceptionnelles.

Et même dans ce cas, le permis est soumis à une appréciation hyper restrictive de l’administration. Traduction: il est impossible d’avoir le port d’arme dans les faits.

Pour preuve, même ce pauvre Charb en a fait les frais. Menacé par les terroristes islamistes pour avoir publié des caricatures de Mahomet dans Charlie Hebdo, il avait fait la demande.

Elle lui avait été refusé quelques mois avant l’attentat de Charlie Hebdo.

On commence à connaître la musique.

Selon certaines personnes (mal informées), les terroristes se procureraient les armes dans les armureries. Ils y achèteraient fusils d’assaut, armes de guerre, et même bazookas.

C’est un fantasme, bien évidemment.

Il suffirait que ces personnes franchissent un jour la porte d’une armurerie pour y découvrir des armes à air comprimé pour “tirer aux points”, des fusils de chasse pour plomber la “galinette cendrée” Pas des armes de guerre.

Parce que les armes de guerre ne sont pas très utiles à Delphine, qui tire au 10 mètres ou à Gérard qui a besoin d’un fusil de chasse pour chasser son gibier.

Le fantasme d’une France de chasseurs dangereux , armés jusqu’aux dents, n’est pas seulement insultants pour les millions de pratiquants du tir sportif et de la chasse.

C’est aussi un moyen pernicieux de nous détourner du VRAI SUJET.

Le VRAI SUJET est le suivant :

Comment un (1) fiché terrorisme en Tunisie, (2) fiché S en France, (3) faisant l’objet d’un mandat d’arrêt pour terrorisme depuis 2014 …

… comment une telle personne a pu obtenir une autorisation de détention pour trois armes de catégorie B en 2017 ?

Comment la préfecture a-t-elle pu donner son accord ?

(Et comment des journalistes peuvent-ils confondre une autorisation de détention et un port d’armes ?)

Si vous pratiquez la chasse ou le tir sportif, vous le savez en plus. C’est extrêmement contraignant d’obtenir cette autorisation !

Même parmi les honnêtes citoyens, tout le monde n’obtient pas l’autorisation. Il y a parfois des enquêtes de gendarmerie poussées. On vient même vérifier chez vous si vous avez l’armoire coffre-fort adéquate. Si vous stockez vos munitions dans un coffre séparé de vos armes.

Non, vraiment, ça ne rigole pas. Car c’est, à raison, un sujet sensible.

Mais comment est-ce possible pour ce fiché S ?

C’est cette question qui doit être posée !

Enquiquiner les honnêtes chasseurs et tireurs ne résoudra pas le problème. On peut évidemment interdire les fusils à pompe, comme en 1995. 


On peut limiter le nombre de chargeurs ou le nombre de balles par chargeur. Cela ne changera pas le fait initial: quand un terroriste islamique veut tuer des innocents, il trouve un moyen. 

Camionnette, couteau, fusil. Tout ce qu’il a à portée de mains, comme l’Etat Islamique le lui a demandé.

Avec tout mon dévouement,
Axelle Theillier